mercredi, juillet 14, 2004

Avventura en galère

Stockholm est une aventure avant même qu’on y soit...
Il y a d’abord eu la thune. Je comptais sur les 30h de cours à domicile pour m’offrir le voyage, mais c’était sans compter sur l’Etat. Or, l’Etat lui, ne compte pas me les payer avant fin août, "si tout se passe bien" (sic, j’vous jure que sic !)
A donc appelé mes poteaux d’enfance pour leur annoncer la mauvaise nouvelle début juillet. Déception et tristesse à tous les étages. Quand, Ô Coup de Théâtre, Ô Grand Miracle, on me propose de m’avancer en privé l’argent que le public garde pour ses bénéfices encore quelques mois.
Seulement ma CB n’est ni master ni visa, mais qu’à cela ne tienne, on me passe aussi une carte convenable. Billets boukés, poteaux d’enfance heureux, et moi, dubitative...
C’est qu’il faut encore un passeport ou une carte d’identité valide. Or... Or... Or... J’ai perdu ma carte d’identité y’a des années, et mon passeport n’est plus valide depuis 2002. Et il faut six semaines pour s’en refaire, puisqu’ils ne prolongent plus rien à la mairie...
Bien sûr, je ne l’ai toujours pas fait, mais voilà la parade que j’ai imaginée : je vais aller faire une déclaration de perte et basta. Peut être qu’avec mes beaux yeux innocents pleurant la proche mort de mon grand-père esseulé, ils me laisseront entrer dans cet avion quand même ? Hein ? Suspens, suspens...
Si je décide que, quoi qu’il arrive, lundi, je pars, vous croyez que ça marchera ? "Il suffit d’y croire" comme qui dirait Peter Pan...

mardi, juillet 13, 2004

La fée m'a dit

"Chhhut..."



Elle a souri, elle est partie, et moi... et moi... et moi... Chut. J'ai rien dit.

dimanche, juillet 11, 2004

Promotion !

J'ai la joie et l'infini orgueil de vous annoncer que. J'ai été promue ce jourd'hui même au rang des Bien Equipés !
Merci à Frérot (nous nous sommes même pas enguirlandés...) d'avoir tant et si bien cherché pour m'offrir le meilleur au plus petit prix, puis d'avoir assemblé le tout. Ce fut un régale de le regarder monter l'engin. Deux belles bêtes, y'a pas à torpiller.
Merci aux Financeurs (Moune ma mère et Padré mon père) pour avoir si généreusement arrosé leurs trois mômes de gâteries. (Un merci tout particulier au Padré qui s'est retenu de participer au montage et aux installations.) (Toi là, rappelle-moi de faire un post sur le Padré et les ordis, siltepliz...)
Merci à Soeurette qui s'est joyeusement assise sur un truc qui a fait que tout a morflé au moment même où tout était enfin fini. J'ai pu ainsi, en guise de bonus, me prouver mon intelligence surprenante pour tout ce qui est attendre-cinq-heures-en-se-contentant-de-les-regarder-ramer-tout-en-piafant-d'imapatience-puis-trouver-la-soluce-du-problème-en-deux-minutes.
Et enfin, last but not least, merci à vous tous qui lisez ceci et permettez donc à mes doigts de jubiler sur le clavier Méga Smooth Touch façon portable, ma souris Hype Optic et tout le reste que j'me rends même pas compte mais qui est vachement bien. Le tout est censé être bien 30 fois plus optimal que mon vieux Rain Man (comme l'escargot, pas comme celui qui compte vite).
Voilà. Je crois que je vais amoureusement le nommer Smooth Good Boy, celui-là. Qu'en pensez-vous ?

vendredi, juillet 09, 2004

Constat pas si évidant

Chhhut... Baboon, croyez-le, croyez-le pas, est un Sélénite en queue de pie. Chhhut...

jeudi, juillet 08, 2004

(sic)

""Je crois qu'elle essaye de communiquer... Elle dit des mots...""

mercredi, juillet 07, 2004

Paroles croustillantes

Dans le temps, l'apostrophe noire et singulière a raisonné. En escaladant la montagne, la concoyote, très lourde, s'envoit l'ombre d'un homme. Soporifique, marbrée, ensorcelée, la mousse des bois caracole à la minute où je vous parle.
Précieuse, pitoyable, pouilleuse, la prétention d'être canarde la valeur intrasèque dans un tonneau. Les tomates cerises qui se gondolent presque, s'allongent et foisonnent dans la caverne.
Péniblement sauvage, la mémoire s'enrichit de la margarine à cet instant. Perpendiculairement fugace, la hantise de découvrir la poudre d'escampette dans les cieux...
En s'abstenant de disparaître, l'oracle volcanique empeste les joyeux lutins. Siffler c'est s'enfermer en paradant. Enluminer c'est se morfondre en s'apesentant.

Tchapara

La dernière conversation au téléphone avec mon père... Imaginez-le, avec son gros accent slave, ses tonnerres de rrr, ses emportements dans la joie comme dans la colère, et son actuelle déprime bien sue de tous, bien que bien tue à tous.

Il n’a vraiment pas eu de chance dans sa vie, ce gars-là. A 17 ans, il voulait être pilote. La seule chose qu’il avait réussie dans sa jeunesse de voyou, c’était le concours d’entrée à l’école des aviateurs. Manque de bol, l’école était trop loin du matriarcat, et la matriarche a été le radier sitôt qu’elle l’a su. Ce n’était que le début. Il y a des instants qui prophétisent toute une vie. Tout, dans sa vie professionnelle, lui a été gagné rien que le temps de lui filer sous le nez. Et c’est pour cette vie-là qu’il nous a délaissés, persuadé comme il l’est encore que son rôle se limite à ramener l’argent à la maison. Aujourd’hui, il a 59 ans, pas de boulot, pas de chômage, et pas de retraite. Alors il déprime. Normal. Il n’y a rien de pire pour un macho slave que de vivre aux dépends de sa femme.

- Tu sais ce que tu fais ? Tu prends...
- Free. Oui. Je sais, papa.
- J’ai pris ça, c’est très bien, j’ai plus aucun problème, maintenant, tu peux...
- Oui, je sais, j’ai fait l’inscription en ligne, j’ai vu.
- Tu peux téléphoner gratis, t’as quarante chaînes de télé...
- Je sais, papa...
- Tu payes juste...
- Papa, je sais. La freebox, le dégroupage, tout ça. Je sais. C’est bon.
- J’ai vérifié tu es dans la zone en travaux.
- Papa... Je suis inscrite...
- Oui bon. Allez, allez ma grande. Au revoir.
- Au revoir, papa...

Jamais rien su de moi autrement que par le biais de maman, le Padré. Elle date, l’incommunicabilité entre nous. Je crois même que sa naissance est mon premier souvenir. Un sentiment de légèreté. Les bras de maman tout autour de moi. Mon nez dans les seins de maman. Le parfum de maman, si rassurant... Le Soulagement. (Plus tard, je me suis achetée L’Air du Temps de Nina Ricci, juste pour me rassurer à temps plein, mais ça ne marchait pas. Il y a une alchimie subtile entre ce parfum et la peau de maman.)

Un premier souvenir, ça a ses limites. Mais il y a la Légende Familiale, ces histoires qu’on raconte volontiers à table pour amuser l’assistance, et pour se faire plaisir. Rien de tel qu’une histoire dont nous sommes les héros. J’en ai télescopé une sur ce premier souvenir.

J’avais un peu plus de deux ans. Ma tente, pour se faire rire, m’a appris à dire un mot de travers. J’avais bien compris que c’était pour de rire, alors pour faire rire tout le monde, je ne cessai de dire « tchapara » au lieu de « tcharapa ». (C’est insignifiant, mais pour que votre curiosité ne vous égare pas, sachez que ça veut dire, respectivement, « chauttesse » et « chaussette ».)

Et puis un soir, 20h tapantes, voilà le Padré qui se met en tête de me faire dire le mot correctement. Je commence par prendre ça pour un jeu, mais il s’énerve vite. Or, il faut croire que je n’ai jamais aimé que l’on me brusque... J’ai tout fait. Pipi, « tchapara », caca, « tchapara », ouin-ouin, « tchapara », popo, « tchapara », vomi, toujours « tchapara »... Et j’ai pas dit. « Tchapara ». « Tchapara ». « Tchapara ». A minuit, exaspérée, maman a sonné le time out. Elle m’a emmenée au lit. Premier souvenir. Le Soulagement. C’est long, quatre heures, pour une si petite fille... C’était une éternité en enfer... Alors j’ai dit :

- Maman... ? Tcharapa...

Maman a toujours su choisir le bon moment pour user de la culpabilité afin d’instaurer la paix. La voix de maman... Le baume pour toutes les plaies. Ouvertes ou fermées.

- Tu vas tout de suite aller dire ça à papa. Tu dormiras mieux après.

M’est avis que ce n’est que pour cette voix-là que j’ai obéi... Et que c’est cet événement-là qui a mis en place les relations dans le triangle (qui est très vite, par la suite, devenu un pentagone).

- Allez, allez ma grande. Au revoir.
- Au revoir, papa...

Et comme toujours, le mal de lui faire du mal, quel que soit le mal qu’il m’ait fait, me saute à la gorge. Et pour la première fois, incontrôlables, les mots jaillissent...

- Papa ?
- Dis- moi, ma fille ?
- Je t’aime, papa...

Rires gênés du Padré et raccrochage rapide. Et moi, incapable de raccrocher. Abasourdie par mes propres mots... Ho, les traîtres...

mardi, juillet 06, 2004

Page blanche

Il est là. Je suis là. Je sais qu'il est là. Je lui fais savoir que je suis là. Et alors ? Rien. Rien, rien. Trois fois rien à rien du tout. :o)

Franchir la muraille

Pour imaginer, pour faire un pied de nez à mon passé, j'ai découvert ceci ---> allez voir, si ça vous dit.

lundi, juillet 05, 2004

Rappel

1. Le jeu de la boïtàenvie n'est pas éternel. Magnez vous ! (Marie Do... Et toi alors? J'attendais les tiennes avec impatience pourtant...)
2. Tout joueur n'ayant pas respecté les règles (sept envies) perd automatiquement toutes les chances de gagner (je ne vise personne... Au boulot Ortho ! :o)

Un brin de repos

Les cartouches sont pleines. L'arme fourbie. L'épaule prête à encaisser. La chasseresse s'apprête à ne plus attendre la saison.
Un brin de repos, et elle pourra enfin s'accorder quelques petits plaisirs. Le vent dans les cheveux. Les histoires qu'elle n'a encore jamais imaginées. Goûter aux baies. Jeter un regard haut, très haut, au plus haut. Juste pour faire plaisir. Ou un pied de nez. Contempler un glacier. Sauter d'île en île. Petits, tout petits plaisirs de la sorte.

Décidemment, les cerfs volant sont une espèce bien aimable. Regrettera-t-elle la saison prochaine, lorsqu'il lui faudra les viser juste ? Suspens, suspens...

La gargote

Hop, une découverte, un petit groupe qui deviendra grand, un tout comme je les aime, par ici les kikis ---> La Gargote !

dimanche, juillet 04, 2004

A trop observer, on ne trouve que des mystères

Mais que veulent donc les cerfs volant ? Quels peuvent bien être leurs essentiels ?
La chasseresse aime comprendre sa proie. De ce qu'en disent les psys, les meilleurs tireurs le sont grâce à leur capacité ubuesque d'être à la fois le tireur, l'arme et la cible.

samedi, juillet 03, 2004

Les cerfs qui volent sont des mauviettes

Et j'vous dis pas, ceux qui restent à terre...

La chasseresse est un fruit de la passion qui a su devenir sérénité. Elle a besoin de rêve intense, avant de faire confiance, sans quoi elle s'enfonce dans le mal-léché, prend des lapins pour des félins, et reste sur sa faim.

Elle ne sait pas bien ce qu'elle fait. A peine ce qu'elle a fait. Elle sait juste que les cerfs au bout des ficelles ne sauront pas la dompter. Elle les laisse voler à leur gré.

vendredi, juillet 02, 2004

Remplir le vide naturel de naturel n’importe quoi ?

Oh, mais non. Non, non. La chasseresse ne remplit que le vide de ses cartouches. Elle cogite. Il y avait trop de ceci et trop peu de cela. Rajouter un peu de cela, enlever un peu de ceci. Puis voir ce que les cerfs volant apprécient. Observer. Tenter. Découdre. Broder. Les sachets de poudre. Un pour l’escampette, un pour les yeux, un pour perlimpinpin, un pour le canon (santé), un pour la neige. Enfourcher Pégase. Survoler les toi, les liens qui se nous, au fil des moi, sur les ils, elle se vous à la tâche. Que le temps passe. Tant qu’elle lui laisse le temps. Entre temps, l’à venir se dessine. Il se décide déjà pour les cerfs volant. Ça d’pris aux lièvres. Ça de mis dans le vide du bide avant même qu’il ne songe à gargouiller. Ça n’est pas n’importe quoi. C’est une tendance à la paix et au silence.

Apocalypse soon

Vous êtes d’ac, il fait de plus en plus chaud sur c’te planète ? (Quoi qu’en ce début juillet, j’viens de m’prendre une belle saucée bien fraîche, ici.) L’humain se prépare à survivre aux canicules et aux inondations. J’ai rien inventé ?
Et bien voilà ce qui se trame, si j’ai bien compris ce qu’en disent les quelques scientifiques menant des recherches sur diverses questions climatologiques en parallèle depuis quelques années, pour ceux d’entre vous qui n’ont pas idée d’allumer le Cube à 2h du mat’, ni lâcher la zapette à la vue d’un immense glacier (moi, ça m’apaise, les voix masculines dans les documentaires en pleine nuit, quoi qu’elles disent) :
Plus il fait chaud, plus le Groenland fond, plus il glisse rapidement, plus il y a de précipitations et plus il y a d’eau douce là où le golf stream sombre dans les profondeurs pour se refroidir. Vous savez tous que si on a chaud, le long de la côte atlantique, c’est grâce à lui. Paraît qu’il est l’équivalent d’un million de centrales chauffantes. Or, l’eau douce l’en empêche, de sombrer, et donc arrête son tournicoti dans l’Atlantique. Seulement, s’il ne tournicote plus, il ne se réchauffe plus, et l’Europe Occidentale non plus. D’où l’arrivée des périodes glacières. L’Alaska à Marseille quoi... Des images éloquentes de l’hiver ‘62/’63 "dont tout le monde se souvient" (non pas moi, merci, eh, oh) m’ont donné un avant goût de la situation. Des heures de blizzards ! Huit mètres de neige ! -22°C dans les narines ! Plus aucune communication possible ! Le cours du temps stoppé net, et la solidarité de voisinage de nouveau opérationnelle ! Mmm ! Le grand panard ! Ça nous redonnerait le Sens de la Houppelande, c’est moi qui vous l’dis ! (Oui non bon, c'est pas moi...) Bref, c’est beau la force de la nature. Surtout la froide force de la nature, contemplée du haut de ses 25°C emmitouflés dans sa couette. Les autres me thrill moins. A la rigueur, les cyclones, les ouragans, mais c’est encore trop violent.
Alors donc, pendant qu’on se prépare aux canicules, la nature, elle, nous mijoterait les glaces. Paraît qu’y’a une chance sur deux que dans 100 ans le golf stream disparaisse sans sommation. Avec une certaine probabilité aussi que dans 20 ans, nous soyons brusquement plongés dans 100 ans d’hiver ‘62/’63.
Mais attendez, y’a pire. D’après une simulation informatique, le golf stream influant aussi sur les précipitations mondiales, la forêt amazonienne se transformerait en prairie, ainsi que de nombreuses autres forêts... Respirez ! Y’en a pas pour long feu. Y’a pas de place pour 6 milliards d’humains dans l’hémisphère Sud.
Bon. Et vous ? Vous préféreriez une apocalypse chaude ou froide ?

jeudi, juillet 01, 2004

Dites...?

Qui a eu le temps de lire mes nom, adresse et téléphone de folle imprudente avant que je ne m'aperçoive de la bourde ?

!!!

"Suite à la procédure engagée par l'UFC-Que Choisir en février 2002 à l'encontre du fournisseur d'accès AOL, le Tribunal de Grande Instance de Nanterre vient de rendre le 2 juin dernier une décision de principe en matière de services d'accès à Internet.

Pas moins de 21 clauses du contrat d'abonnement à Internet proposé par AOL ont été reconnues comme abusives et 10 comme illicites !

Ainsi, par exemple, doivent être supprimées des contrats de la société AOL :

- les clauses qui autorisent le fournisseur d'accès à modifier unilatéralement le contrat (contenu, services, Conditions Générales d'Utilisation, Conditions Particulières, modalités de facturation)

- les clauses qui prévoient une acceptation tacite de l'abonné des modifications de tarif, de facturation ou des conditions générales"

Etc sur UFC Que Choisir allez y voir y'a des détails qui tuent bien.

Ben ça a vachement servi... Mon abonnement date de mars 2003. Il aura fallu plus de deux ans pour prendre une décision. Ils ne me laisseront pas résilier d'ici septembre...
Et puis quoi... Tu parles qu'ils s'en fichent des amandes de 1500 € à payer, avec toute la tune qu'ils s'empochent...

Vrai. Il faut du vert au chasseur.

Sauf que faudrait pas qu'elle crève la dalle non plus, la chasseresse. Son appétit, petit à petit, s'ouvrira, rien qu'en contemplant les belles bêtes interdites. Elle ne chasse pas pour le plaisir du sport, elle a l’impatience du prédateur qui chasse pour se nourrir de plaisir et couvrir ses nudités sensibles aux intempéries. Elle ne constitue aucune réserve. Si les lois des hommes l’arrêtent, si on lui impose de se poser, ce n’est pas l’euphorie narrative des parties passées qui emplira sa cabane, c’est le silence de la fatigue qui s’abattra sur elle pour une saison d’ermitage. Elle confectionne ses cartouches comme on survit. Si la faim la taraude de trop, elle mettra les lois des hommes au panier et elle ira poser quelques pièges aux lièvres.
Je vous le dis comme c’est. Cette histoire de saisons finira par en faire une dompteuse. Si on décide que les cerfs volant resteront une espèce protégée une saison de trop, elle pourrait aussi bien en apprivoiser un, lui flatter la callipygence plutôt que de la saupoudrer. Juste un peu de poudre aux yeux quoi. En attendant...
Les cerfs volant ne le savent pas, mais je crois, moi, qu’ils se laisseraient bombarder les arrières sans rechigner, si seulement ils pouvaient connaître d’avance sa recette secrète. Or, ils ne le peuvent pas. Ils ne peuvent pas davantage décider des ingrédients. Personne ne le peut pour eux. Il n'y a qu'elle. Ça n’serait pas du jeu, sinon. Ou alors un jeu de cartes, faussées dès le départ. De la tricherie qui raccourcit les cartouches d’une touche.

mercredi, juin 30, 2004

Mouah ha ha

AOheLlIMinSupporte [17:14]: [Commercial : AOheLlIMinSupporte]
Le conseiller jannat est maintenant disponible pour vous renseigner. Veuillez poser votre question s'il vous plaît.
AOheLlIMinSupporte [17:14]: [Commercial : jannat]
Enchantée de vous accueillir :-)
Popette [17:14]: bonjour. je souhaite retrouver le contrat de mon abonnement qui me lit à aol
Popette [17:15]: merci :o)
Popette [17:15]: vous êtes en avance...
AOheLlIMinSupporte [17:17]: [Commercial : jannat]
Je vous infome que entre AOL et ses abonnés, il n''y a pas de contract écrit.
AOheLlIMinSupporte [17:17]: [Commercial : jannat]
Rendez-vous à la rubrique " Votre contrat AOL " au mot-clé AOL : Contrat. Vous pourrez y consulter et télécharger les Conditions Générales d'Utilisation et les Règles de Comportement en Ligne en vigueur, et y trouverez un bouton " Qu'est ce qui change " présentant les principales modifications apportées à votre contrat AOL.

Popette [17:19]: je n'y ai pas trouvé la durée qui me lie à aol passés les premiers six mois qui étaient annoncés lorsque j'ai accepté l'abonnement
Popette [17:19]: mais je ne suis peut être pas assez attentive
Popette [17:19]: autre souci, puis je?
AOheLlIMinSupporte [17:19]: [Commercial : jannat]
D'accord . Pour vérifier la situation de votre abonnement, je vous propose d'étudier ensemble votre dossier.
Popette [17:20]: il m'est impossible de faire marcher l'adsl depuis mars 2003
AOheLlIMinSupporte [17:20]: [Commercial : jannat]
D'accord . Pour vérifier la situation de votre abonnement, je vous propose d'étudier ensemble votre dossier
Popette [17:20]: c'est la raison pour laquelle je souhaite résilier le contrat, en plus du fait qu'il a augmenté de 10 €
Popette [17:21]: étudions
AOheLlIMinSupporte [17:22]: [Commercial : jannat]
Par mesure de sécurité et pour répondre à votre question, j'ai besoin de connaître vos nom et prénom, votre adresse ainsi que votre numéro de téléphone.
Popette [17:22]: blabla blablabla
Popette [17:22]: bla blabla bla blabla
Popette [17:22]: bla bla (con que j'suis... j'ai laissé l'adresse en ligne toute une nuit... trop tard pour ceux qui ne sont pas passés avant! rir)
AOheLlIMinSupporte [17:23]: [Commercial : jannat]
Je vous remercie, je lance la recherche sur votre dossier.
AOheLlIMinSupporte [17:25]: [Commercial : jannat]
La vérification de votre abonnement AOL va prendre quelques minutes. Pour mettre à profit votre attente je vous invite à découvrir le mot-clé AOL : Mon abonnement.
Popette [17:25]: bien. merci.
Popette [17:26]: mais il n'y a rien de bien précis là dedans
Popette [17:29]: et heu... je ne trouve pas non plus le bouton "qu'est-ce qui change?"...
AOheLlIMinSupporte [17:30]: [Commercial : jannat]
Je vous remercie de votre patience . Après vérification de votre dossier , je vous informe que votre formule d'abonnement a baissé de 10 euros de 44,99euos à 34,99euros.
Popette [17:31]: non j'ai souscris à un abonnement de 24,99 €!
AOheLlIMinSupporte [17:32]: [Commercial : jannat]
C'était l'ancienne formule de 6mois, et aprés les 6 mois le tarif a changé.
Popette [17:32]: et je souhaite savoir ce qui m'empêche de résilier cet abonnement une fois que les six mois que j'ai souscris sont passés
Popette [17:33]: j'ai trouvé ceci dans le cgu :
Popette [17:33]: - si vous bénéficiez d'une formule d'abonnement comprenant une durée d'engagement de plusieurs mois, la notification doit être réceptionnée par l'autre partie huit jours avant la date d'expiration de cette durée d'engagement. Si vous résiliez votre compte AOL au cours de cette durée d'engagement, sans motif légitime, les mois d'abonnement que vous n'avez pas utilisés ne peuvent donner lieu à remboursement s'ils ont déjà été payés et seront facturés par AOL s'ils n'ont pas déjà été payés.
AOheLlIMinSupporte [17:33]: [Commercial : jannat]
Je vous informe que vous êtes enore engagé jusqu'au 25/09/04.
Popette [17:34]: voilà c'est ça que je ne comprend pas
Popette [17:34]: lorsque j'ai accepté les premiers six mois, il n'en n'a pas été question
AOheLlIMinSupporte [17:34]: [Commercial : jannat]
Oui, exactement, les 6 mois se sont écoulés, et entre temps vous n'avez pas résilier et donc il a eu un changement de formule.
Popette [17:35]: mais personne ne m'a informé de ce que sera ce changement de formule!
AOheLlIMinSupporte [17:35]: [Commercial : jannat]
Automatiquement quand les tarifs changent, et que votre engagement de 6mois arrive à terme,
AOheLlIMinSupporte [17:36]: [Commercial : jannat]
le montant de cetet meme formule que vous avez change aussi car ce n'est plus le meme avec un engagement de 6 mois puisque ce n'est plus proposé
Popette [17:36]: bien. il n'y a donc aucun moyen de résilier cet abonnement avant le mois de septembre, quoi qu'il m'en coûte?
Popette [17:37]: oui mais ces seconds six mois sont passés aussi!
AOheLlIMinSupporte [17:37]: [Commercial : jannat]
Vous êtes encore engagé, ce n'est pas possible d le résilier.
AOheLlIMinSupporte [17:37]: [Commercial : jannat]
En revanche, J'ai le grand plaisir de vous informer que votre ligne est bien compatible avec la formule ADSL 1024K à 27,99euros/mois-sans engagement.
Popette [17:38]: ah
Popette [17:38]: sans engagement ça veut dire que je peux résilier quand je veux, et passer tout de suite à cet abonnement là?
Popette [17:39]: il y a donc bien une solution :o)
AOheLlIMinSupporte [17:39]: [Commercial : jannat]
tous les forfaits AOL ADSL seront proposés sans engagement de durée. Cela signifie que les abonnés à ces forfaits pourront chaque mois mettre fin à leur abonnement conformément aux documents contractuels d'AOL. Cependant, des frais liés à la fermeture de l'accès au service AOL ADSL seront facturés en cas de résiliation à hauteur d'un montant initial de 96 euros. Une réduction de 3 euros sera appliquée par AOL sur ce montant, à chaque date anniversaire mensuelle de leur abonnement AOL ADSL.
Popette [17:40]: hein?!
Popette [17:40]: heu... pardon...
Popette [17:41]: cet abonnement à 1024 k en fait parti?
AOheLlIMinSupporte [17:42]: [Commercial : jannat]
Oui, la réduction est à partir de la première mensualité passée en adsl 512k.
Popette [17:43]: ça veut dire qu'en septembre si je veux résilier faut que je raque aussi?!
AOheLlIMinSupporte [17:44]: [Commercial : jannat]
Pour le 512k que vous avez actuellement, vous ne payez rien pour la resiliation.
Popette [17:44]: comment se fait-il que nous ne soyons pas informés de ces "détails" lors de l'abonnement?
AOheLlIMinSupporte [17:44]: [Commercial : jannat]
Pour le 512k que vous avez actuellement, vous ne payez rien pour la resiliation.
AOheLlIMinSupporte [17:44]: [Commercial : jannat]
La nouvelle offre adsl 1024k est à 27,99euros.
Popette [17:44]: oui mais comment ce fait il que le moindre détail contraignant est omis lorsqu'on s'abonne?
AOheLlIMinSupporte [17:47]: [Commercial : jannat]
Vous avez le message des CGU qui apparait sur votre ecran une fois vous avez une nouvelle formule, et donc si vous les acceptez sans les lire, vous n'aurez pas toutes l'information sur la formule.
Popette [17:48]: dites... de vous à moi... vous me prenez pour une idiote autant que je maudis aol?
AOheLlIMinSupporte [17:50]: [Commercial : jannat]
Pas dutout, ce que je sais c'est que dés que vous vous abonnez à une formule, les CGU apparaissent aprés la connexion à AOL sous forme de message en ligne.
Popette [17:51]: il n'y a rien de ce que je vous demande dans les cgu
Popette [17:51]: j'ai les cgu sous les yeux
AOheLlIMinSupporte [17:51]: [Commercial : jannat]
D'accord, vous demandez pourquoi le tarif a changé, exact?
Popette [17:52]: ce dont j'ai besoin, c'est le contrat de la formule
Popette [17:52]: non
Popette [17:52]: le changement de prix était indiqué clairement
Popette [17:53]: et il était tout aussi clairement indiqué qu'après ces six mois, je pouvais résiliser
Popette [17:53]: sans précisions de reconduite automatique de ce lien
AOheLlIMinSupporte [17:54]: [Commercial : jannat]
Il n'ya pas de contract entre AOL et ses abonnés.
Popette [17:55]: c'est aol qui décide comment il nous entube sans qu'on n'y puisse rien faire c'est ce que vous êtes en train de me dire
Popette [17:56]: j'ai accepté un engagement de six mois, je ne comprend pas pourquoi une résiliation me serait refusée un an et trois mois plus tard
AOheLlIMinSupporte [18:02]: [Commercial : jannat]
en fait aol ne fournit aps de duplacatat de contrat et ceci dans le cas des abonnés adsl qui avaient adsl depuis 2 ans, mais pour votre acs , on ne fournit plus de contrat papier ,
AOheLlIMinSupporte [18:02]: [Commercial : jannat]
par contre vos pouvez le telecharger par le mot clé : contrat
Popette [18:02]: c'est fait
AOheLlIMinSupporte [18:02]: [Commercial : jannat]
Parfait.
Popette [18:02]: et lu
Popette [18:02]: et relu
Popette [18:03]: rien ne dit que dans la formule que j'ai prise il est question de reconduction des six mois
Popette [18:05]: et ne m'envoyez pas aux articles 10 et 14 je les lis et relis depuis lurette
AOheLlIMinSupporte [18:06]: [Commercial : jannat]
La reconduction tacite est en cas de non résiliation ou changement de formule durant la période sauvable de votre engagement
Popette [18:06]: c'est écrit où?
AOheLlIMinSupporte [18:06]: [Commercial : jannat]
C'est à dire la dernière mensualité de votre engagement
AOheLlIMinSupporte [18:12]: [Commercial : jannat]
Y- t- il autre chose que je puisse faire pour vous ? Je suis à votre service :-)
Popette [18:12]: bon… et pour en finir (ça commence à bien faire, hein?), quand dois je envoyer un courrier et quels documents je dois fournir pour résilier en temps et en heure imposée sans préavis?
AOheLlIMinSupporte [18:19]: [Commercial : AOheLlIMinSupporte]
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RHAAA ! Dites moi que j'ai tort et que je m'énerve pour rien...

Quand AOL frappe, ça douille sévère

Les initiés, bien qu'accros, le nomment AOHELL. C'est pas pour rien. On ne quitte pas comme ça, en claquant des doigts, la Grande Secte.
Je viens de tenter, me souvenant que mon contrat me liait pour six mois, passés depuis lurette. Contrat que je n'ai pas signé, que donc je n'ai pas sur papier, et qui est actuellement introuvable en ligne. Il l'est depuis que j'ai cliqué sur "oui d'accord, va pour l'adsl à 24,99 € pendant six mois." Après les six mois, eux ont eu droit de faire passer ça à 34,99 €, notez qu'ils n'ont pas laissé passer la date, eux.
Pas de contrat donc. Cependant, on trouve des infos intéressantes...

"Vous souhaitez mettre fin à votre offre d'essai ou à votre abonnement AOheLl ?
Mais avez-vous pris le temps de découvrir toutes les fonctionnalités d'AOheLl ?

Savez-vous qu'AOheLl est le SEUL à inclure dans TOUS ses forfaits l'anti-spam, l'antivirus pour l'e-mail et le Contrôle Parental ?

Profitez de tous ces contenus et fonctionnalités, ils sont compris dans le prix de votre forfait AOheLl !

(...) [s'ensuit une longue tirade de pub sur les mégaservices de la mégasecte et beaucoup de redondance d'AOheLl AOheLl AOheLl] (...)


Si vous souhaitez toutefois mettre fin à votre offre d'essai ou à votre abonnement, il vous suffit de contacter notre Service Clientèle,
par téléphone au 0 892 02 03 04 (0,34€/min depuis un téléphone fixe).

(...) [ou par courrier blablabla] (...)

N'hésitez pas à contacter nos conseillers clientèle au 0 892 02 03 04 (0,34€/min depuis un téléphone fixe) avant de prendre votre décision, ils sauront vous aider à trouver la solution adaptée à vos besoins..."

Comptez 3,40 € avant d'avoir quelqu'un au bout du fil et 3,40 € encore pour que ce quelqu'un prenne connaissance de votre dossier. Et vous annonce que vous êtes pieds et points liés, sauf deux jours l'an, dates auxquelles vous pouvez vous tirer. Ajoutez 3,40 € pour engueuler le quelqu'un qui n'y est probablement pour rien à part qu'il a accepté un boulot de con comme vous avez accepté l'abonnement de con. Hop, 11,20 € dans la poche à Grand Manitou. Imaginez ce que ça douille pour l'assistance technique qui t'manières ne fera pas plus que ce qu'elle peut. Or, on sait tous ce qu'est le meilleur des hommes face à un problème informatique. Comptez bien des heures. Pour la poche à GM.
Vous vouz résignez alors à tenter le service client en ligne, histoire de mettre la main sur ce fichu contrat...

" AOheLlIMinSupporte [16:16]: [Commercial : AOheLlIMinSupporte]
Bienvenue dans le Service Clientèle Interactif.
AOheLlIMinSupporte [16:16]: [Commercial : AOheLlIM'inSupporte]
Tous nos conseillers sont actuellement en communication, vous serez mis en relation avec un conseiller clientèle dans 100 minute(s).
Popette [16:47]: 30 minutes...
AOheLlIMinSupporte [16:47]: [Commercial : AOheLlIMinSupporte]
Vous êtes déjà en relation avec un conseiller. Vous ne pouvez pas entrer en discussion de nouveau."

Si au bout des 100 minutes vous n'êtes pas déconnecté et que le conseiller en question ne trouve pas, comme il ne trouvera pas, ce que vous lui demandez, craquez. Craquez librement. Là, au moins, ça ne coûtera pas plus que les 20000 synapses réglementaires.

"Sinon, joyeuses parties de chasse à toi..."

Sinon, merci bien, mais... C'est que... Faut attendre la saison prochaine, maintenant. Et en attendant, se replier, nettoyer le fusil, changer d'épaule, fabriquer les cartouches, charger.
Pour ce qui est du gibier, il n'a pas encore été décidé d'un choix. Tout ce qu'on peut dire à l'heure qu'il est, c'est qu'il ne s'agira pas de léopards. Ni d'anguilles sous roche. Ni de tout ce qui serpente. Ni d'aucun insecte d'aucun poil. Ah... si... le papillon peut éventuellement avoir sa chance.
L'idéal, à mon goût, serait une chasse aux cerfs volants. Mais je ne suis pas seule à décider.

dimanche, juin 27, 2004

Ortho m'a souvenue

Braderie

Dans la boîtàenvies, j'ai mis :
- des bulles dans une fontaine citadine
- une danse pieds nus sous une pluie estivale
- de l'amour haut perché dans les cîmes feuillues
- des rires aux éclats d'un quiripa (tribu du nord, période glaciaire)
et d'autres petites choses encore.

Mais ça n'a pas marché. Rien embelli. Tout détruit. Un quiripa, ça ne rigole pas. Je l'ai vidée. Elle est de nouveau vierge, et plus rouge vif qu'il n'y paraît.



Je l'offre aux intéressés les plus inspirés, mettez-y 7 envies pour en juger. Et voilà.

samedi, juin 26, 2004

A moi Stockholm !

Je vais pouvoir jeter un oeil et quelques pas au pays de Bergman, voir peut être même comment il peut rendre les gens aussi cinglés ! Yesss ! Triplegalipette !
Dire que je vais y voir mes copains d'enfance, mes voisins yougos... J'en sourie large. La Yougo s'est éparpillée, elle a si bien éclaté, qu'elle couvre maintenant le monde entier. Immense Yougo... Tes rêves de grandeur enfin réalisés...

"Je est un autre" c'est de qui ?

Je me suis sentie un peu libérée de ma timidité cette année. Comme une impression de me retrouver, petit à petit. Il y a longtemps, je faisais rire les gens, je parlais beaucoup, même si j’écoutais davantage, je pouvais sortir de mes gonds et m’amuser en me fichant bien du ridicule des situations. Je pensais être sur la bonne voie, qu’il suffisait que je sois en bonne compagnie pour que ça revienne.
Ce soir, le décalage entre ce que je crois redevenir et ce que je suis s’est avéré être un gouffre. La compagnie était bonne. Du genre archibonne. Mais ma voix se perd dans les rires et les délires. Mon corps se place d’instinct dans les positions les moins visibles. Mon sens de la répartie s’évapore. Involontairement, je m’efface encore devant les gens que j’apprécie.
Je me dis « C’est dommage, Monsieur Le Dirlo et Belle Lélé Koukou ne sauront jamais qu’en fait, je leur ressemble beaucoup. »
Que nenni, c’est juste que je voudrais leur ressembler. Paraît que qui se ressemble s’assemble. J’aimerais bien faire puzzle avec ces deux-là.

vendredi, juin 25, 2004

Aïe mammère porrrqué tou mé fé ça ?!

Il y a des jours comme ça où je maudis ce chromosome X qu'on m'a refourgué sans m'demander mon avis...
Une semaine que j'dis rien, que les mômes me foncent dedans, avec leur tête pile à la bonne hauteur, que les gens me bousculent aux entrées et sorties des trains, sans compter que je ne sais pas dormir sur le dos. Ce matin, c'en est trop, l'heure de la complainte a sonné :
Purée d'poix chiche ce que ça peut faire mal une paire de seins ! Foutus nibards ! J'vous déteste !

mercredi, juin 23, 2004

Monsieur Pennac, cher Daniel,

J’hésite encore un peu. Ce n’est pourtant pas ma principale qualité. J’ai plus souvent tendance à foncer droit, ne suivant que le bout de mon nez. Je ne supporte aucune latence, j’aimerais, un jour, rencontrer ma patience. Pourtant, voilà onze ans que j’hésite. Monsieur Pennac ? Ah yo collègue ? Salut ô Toi parmi les Eux ? Bonjour Vous, si Vous ? Je n’arrive pas à décider. Voilà onze ans que vous n’avez reçu aucune de mes lettres. Onze ans que vous ne savez pas. Cette fois encore, je change donc de tactique.


Très cher Stojil,

C’est con que tu sois mort. Tu étais mon compromis. Si ta voix, Big Ben de leurs brouillards intimes, n’avaient résonné plus fort que mes tempêtes compatriotes, qui m’aurait réconciliée avec le bitume français ?
Y’a pas plus détestable qu’un pope, sauf peut être un pope tchetnik, tu sais bien, je te raconterai une autre fois comment je l’ai su aussi... Dixit ton pote d’échiquier, ta voix est celle d’un pope. Je ne sais plus s’il dixit que tu en as la barbe aussi, en tout cas, tu en as le fumet de panards, ça, ça reste inoubliable. Et malgré tout, je t’ai aimé dès ton premier mot... Je t’ai imaginé si précisément qu’il m’est impensable que tu sois hors d’atteinte maintenant.
Vraiment trop con. Je suis sûre que tu n’aurais pas refusé de m’apprendre à jouer aux échecs sous prétexte que je suis une fille. Dans le Petit Bois, à trois pas de chez moi, où vieillards et jouvenceaux unissaient leurs forces pour pousser du bois, tu ne les aurais pas laissés me chasser. Tu aurais pris ton immense voix la plus calme, celle qui pose son autorité tout naturellement sur les plus cyniques tyrans, et tu aurais dit : « Laissez-la... Laissez-la regarder... » tout en pensant que l’esprit d’une femme est si tordu qu’un jour, je pourrais t’apprendre des coups à tous les faire tomber de leurs bancs, le cul à terre et les quatre fers en l’air. Mais tu m’aurais laissée regarder. Et apprendre. Peut être même, tu m’aurais posée sur tes genoux, pour m’expliquer en secret tes « poteze ».
‘Naise ce que c’est con... Depuis que tu ne me connais pas, à chaque fois que mon âme hurle pour un café turc en guise de baume, à chaque fois que l’eau sucrée boue, que le café s’y disperse lentement, que je fais monter, descendre, monter descendre, trois fois, la mousse de plus en plus onctueuse, à chaque fois, je pense à toi. Si fort, que je crois dur comme un serment de pionnier que je te ressuscite. Alors, et alors seulement, tu me manques un peu moins.


Benjamin, Petit Con,

Si d’aventure Belleville sur Terre se remet à tourner sous ton pas de course au néant, pense à atterrir sur mon oreiller, n’en déplaise à ta léoparde.


Chère Thérèse,

Lisse ma paume, apaise-moi, brode-moi un avenir qui me rassurera, dis-moi qui j’étais, qui je suis, celle que je deviendrai, plante-toi raide comme un pilier à mon chevet, et raconte-moi la plus belle histoire, celle dont je suis le héros. Thérèse... S’il te plait...


Jérémy ?

Ta gueule. :o)


Douce, si douce Clara,
Prête-moi tes yeux pour montrer aux gens. Ma chandelle est morte, je n’ai plus de flash, ouvre-moi ta porte, beigne-moi dans le rouge.


Chère Yasmina,

Berce mon chagrin, fais pousser mes sourires, telle que tu ne me vois pas là, j’ai besoin d’une berceuse arabe. Au moins. Chère Yasmina... Tu veux bien ?


Monsieur Pennac,

Aimer, souffrir de son inexistence aux yeux d’un auteur, faire timidement des tentatives d’évasion de l’anonymat, est-ce aussi dans les droits imprescriptibles du lecteur ?


Cher Daniel,

Crois-tu qu’un jour je prendrai d’autorité le droit de te renvoyer en plein l’bide toute l’importance que tu as prise dans ma vie ?
Prévois des protections. Sait-on jamais.

Bien à vous tous...
Popette

Ho, ho, ho

Me marre. C'est bien du Bogus ça... Rien que pour titiller mon impatience, il serait cap' d'avoir arrangé le coup... La poste a perdu les deux paquets ! Enfin, si ça s'trouve, y'en a qu'un pour moi. Le facteur s'est emmêlé les pinceaux. La chef enquête et m'appelle pour m'en dire des nouvelles. Le suspens continu son oeuvre, entier...
(Dans la queue, j'ai fantasmé tout un post sur la perversion, avec photo sexy et tout, dans le cas où le second colis serait une méchanceté... Il faudrait que j'en fasse un sur la perversion des gens qui pensent toujours à mal avant tout...)

J'attendais un paquet

L'affiche rose du spectacle de Bogus. Me v'là avec deux petites feuilles jaunes made in la poste. Que peut bien être ce deuxième colis ? Si ça s'trouve, doué comme il l'est, l'affiche s'est déchirée en route et c'est la deuxième moitié ? Ou alors il me l'a envoyée deux fois ? Ou alors, quelqu'un d'autre aurait eu quelque chose à m'envoyer ? Flippe, flippe flipper... Deux jours que le suspens devient insoutenable...

samedi, juin 19, 2004

L'été avole

vendredi, juin 18, 2004

Horizon



et plus loin, jamais rien.

mercredi, juin 16, 2004

dimanche, juin 13, 2004

Tchou-tchou le ptit train

La voiture avance sur les rails devant ma maison. Je grimpe dessus. Ca pétarade de partout. Le sol tremble. Je manque me fracasser la nénette. La dame échevelée me tend les médicaments dont j'ai besoin pour la personne que je cache sous mon toit. Je vois une plaquette impressionnante de pilules contraceptives.
- Tu peux m'filer ça aussi ?
- Non.
- Allez... Si jamais... Ils sont dingues... Il ne faudrait pas...
- Bon d'accord. Prends-les. Maintenant j'en ai plus...
- Merci.
Je saute.
Et atterrie dans mon lit.
N'importe quoi. Je regarde trop de Kusturica.

Avertissement

Fuyez, fuyez, couillus de tous bords ! Ici sévit La Castratrice.
(appelez-moi Castrafiore...)

Some human buisness

"Harry (...) cast wildly around for something to say.
'Er... listen, d'you want to come with me to the Three Broomsticks at lunchtime? I'm meeting Hermione Granger there.'
Cho raised her eyebrows.
'You're meeting Hermione Granger? Today?'
'Yeah. Well, she asked me to, so I thought I would. D'you want to come with me? She said it wouldn't metter if you did.'
'Oh... well... that was nice of her...'
But Cho did not sound as though she thought it was nice at all. On the contrary, her tone was cold and all of a sudden she looked rather forbidding.
(...)
She was now watching Roger Davies kissing his girlfriend with a mildly interested expression.
'He asked me out, you know,' she said in a quiet voice. 'A couple of weeks ago. Roger. I turned him down, though.'
Harry (...) could not think why she was telling him this. If she wished being heartily kissed by Roger Davies, why had she agreed to come out with him?
He said nothing. Their cherub threw another handful of confetti over them; some of it landed in the last cold dregs of coffee Hary had been about to drink.
'I came here with Cedric last year' said Cho.
In the second or so it took him to take in what she had said, Harry's insides had become glacial. He could not believe she wanted to talk about Cedric now, while kissing couples surrounded them and a cherub floated over their heads.
(...)
'Look,' he said desperately, leaning in so that nobody else could overhear, 'let's not talk about Cedic now... let's talk about something else...'
But this, apparently, was quite the wrong thing to say.
'I thought,' she said, tears spattering down on the table, 'I thought you'd u - u - understand! I need to talk about it! Surely you n - need to talk about it t - too! (...)'
(...)
'Well - I have talked about it,' Harry said in a whisper, 'to Ron and Hermione, but -,'
'Oh, you'll talk to Hermione Granger! (...) But you won't talk to me! P - perheps it would be best if we just... just p - paid and you went and met up with Hermione G - Granger, like you obviously want to!'
(...)
'Go on, leave! (...) I don't know why you asked me out in first place if you're going to make arrangements to meet other girls right after me... how many are you meeting after Hermione?'
'It's not like that!'
(...)
'I'll see you around, Harry,' she said dramatically (...)
'Cho!' Harry called after her, but the door had already swung shut behind her with a tuneful tinkle.
(...)
'Women!' he muttered angrily."

Quand tout est flou


que dire d'essentiel ?

mercredi, juin 09, 2004

Où sont passés les 1642 € ?

Nous sommes au 9 juin, deux mois jour pour jour après l'acceptation du crédit sensé me sauver de mes découverts, et m'y v'là de nouveau, rouge de 372 €, avec une facture EDF de 120€ impayée et 5 paquets de clopes + 3 yaourts dans le stock.
Alarme. Alarme. Coup de fil à la banque.
- Bonjour, je voudrais augmenter mon autorisation de découvert temporairement, si c'est possible de le faire par téléphone.
- Qui s'occupe de votre compte ?
- Madame Suchard. Heu...
'Naise... C'est sorti tout seul...
- J'veux dire Madame Rocher... C'est vous hein ? Dite-moi que c'est vous...
- Madame Suchard... Pas mal... Pas mal...
- Je suis désolée... Vraiment désolée... C'est comme ça que je vous appelle dans mon intimité intime, ça devait sortir un jour... Désolée... Vraiment...
La chaleur m'a cuit le cerveau ou quoi ?!
Bref. J'ai essuyé le refus tout net de Madame Suchard avec en prime une belle enguirlandade. Je me ficherais de sa poire, d'après elle... Alors que je suis simplement une quadruple azimutée. J'y ai perdu son soutient, mais j'ai au moins réussi à la convaincre de mes bons sentiments.
Et faire enfin mes comptes. Conclusion : je ne me rends pas compte. La vie n’est pas un miracle. Qu’une longue galère financière. 400 € de paye en plus ne me rapporte que 71 € à dépenser librement.
Or, si je compte toute la tune entrée en deux mois, crédit compris, que je retire toutes les charges minimales, clopes et bouffe comprises, il est sensé me rester 1642€. C’est effectivement loin des 142 auxquelles ma paye me donne droit. Quelque chose cloche au royaume des enfants penchés. Comment j’aurais dépensé toute cette tune sans m’en rendre compte ?!

Red dress woke me up in the middle of the night

Sainte Hermione, let me vanish...
Evanesco !

lundi, juin 07, 2004

Je clos les paris

Aura-t-il besoin de plus de temps pour découvrir ma réponse, que je n'en ai pris pour découvrir son message intime ?

dimanche, juin 06, 2004

(sic)

Harry waited for the rest of the gang to move on before setting of (...) and by walking very quickly he soon came within hailing distance of Dudley (...)
'Hey, Big D!'
Dudley turned.
'Oh,' he grunted. 'It's you.'
'How long have you been "Big D" then?' said Harry.
'Shut it,' snarled Dudley, turning away.
'Cool name,' said Harry, grinning and falling into step beside his cousin. 'But you'll always be "Ickle Diddykins" to me.'
'I said, SHUT IT!' said Dudley, whose ham-like hands had curled into fists.
'Don't the boys know what you mum calls you?'
'Shut your face.'
'You don't tell her to shut her face. What about "Popkin" or "Dinky Diddydums" can I use them then?'
Dudley said nothing. The effort of keeping himself from hitting Harry seemed to demand all his self-control.
'So who've you been beating up tonight?' Harry asked, his grin fading. 'An other ten-year-old? I know you did Mark Evans two nights ago -'
'He was asking for it,' snarled Dudley.
'Oh yeah?'
'He cheeked me.'
'Yeah? Did he say you look like pig that's been taught to walk on its hind legs? 'Cause that's not cheek, Dud, that's true.'

MWAH WAH HA ! Colles-y une beigne Harry boy !

samedi, juin 05, 2004

HP

J'ai bien cru que je serais encore déçue, mais je n'ai pas résisté à la tentation du Prisonnier d'Azkaban. C'est quand même là que le meilleur commence. Ce troisième tome entame une poussée incroyable de sensations exponnentiellement fortes.
J'ai eu peur surtout d'être déçue par le choix des acteurs. On s'attache tant au professeur Lupin, et plus encore à Sirius Black... On se fait son image, son idée des personnages. Ils devaient assurer le casting au moins...
Ebé c'était pas si mal au final. Ce fut ni plus ni moins que Gary Oldman ! Et alors Emma Thompson en professeur Trelawney... Rir... Un rien surfait, presque faux, tout comme... Le professeur Trelawney ! Ils n'ont pas pu choisir plus transformables acteurs anglais. Ni les rendre plus méconnaissables.
Surprise ! Je n'ai pas été déçue. Et si Soeurette l'a été, c'est qu'elle a du lire le bouquin y'a peu. Je m'étais promise de ne pas le relire avant de voir le film, comme j'avais fait pour les deux autres. Et j'ai bien fait. J'ai pu en profiter. Pas vu passer les 2h40... Héhé.
Ah et puis... les dialogues en VO... depuis que je les ai lu en VO, je comprends mieux les subtilités de l'humour anglais. Miam !

vendredi, juin 04, 2004

T(6)9

Si on lui demande "bonus" il propose "amour". Sacré T9...

lundi, mai 31, 2004

Glace abricot cerise

Il faudrait que je mette ça en attente, le temps que mon coeur se décante. Il est secoué. J’ai les artères pleines de phylactères pensifs. Certains se poseront là, au fond, d’autres feront "plop". Ils disent que je suis amoureuse, mais il y en a tant qui se cachent les uns les autres, que peut être disent-ils que je ne suis qu’une éternelle amoureuse, que je suis aussi obnimulée que Milica, mais peut être cachent-ils que je ne suis qu’aussi omni bullée que Luka, certains, rares, disent que j’ai peur, mais peut-être camouflent-ils la vapeur.
Si j’attends, quand tout sera décanté, est-ce que je me sentirais aussi pétillante qu’un orangina bien secoué ?

jeudi, mai 27, 2004

Âme s'trame au gramme

Pique épique sans colère dame, bourrée bourre et ratata, âme s'trame miligramme.
Je répète ?

mercredi, mai 26, 2004

Silencieusement...

... oser les plaisirs interdits... s'abandonner au vertige... s'y recroqueviller... et laisser le sommeil envahir tout...
C'est si étonnant...

R. et W. dix ans plus tard... Aouah... Si j’m’y attendais...
R. n’a rien changé. Même tête, même façon de parler, voire, même discours. Peut être un rien plus d’assurance.
W. par contre, le petit W. archisérieux du lycée... On aurait dit Eddy des Pearl Jam. (Et, je vous avoue tout, j’ai beaucoup craqué pour Eddy dans ma jeunesse.)
R. est cinéaste. W. est musicien. Le mimétisme entre les deux très complice.

W. : Tu trouves pas qu’elle a quelque chose de Ricci ?
R. : Ah oué... Oué. C’est vrai.
W. : Tu as quelque chose de Christina Ricci.
Moi (qui aurait préféré en avoir tout) :
Se sont fichus de moi toute la soirée, les zouaves...

Popette du pays des sauvages

En parlant de ce chapeau... Je n’ai évidemment pas résisté à le faire sonner sur la tête du pas sage.
Itharius : Tu m’as fait peur !
Popette : Oh eh, il est loin le temps où je t’ai mis une claque pour avoir chanté « Yougo t’es qu’un fantôme, un débris sans avenir. »
Itharius : T’es une dangereuse toi. Ça t’arrive encore souvent de baffer des inconnus ?
Popette : Non.
Itharus : Bon ben j’ai au moins réussi à te dresser sur un truc.
Popette : Ou alors, personne ne l’a mérité depuis.

Le Magicien d’Ose

Itharius De Lanuit est mon premier ami franchouille. Nous nous sommes longtemps vu chaque jour. Puis, nous nous sommes longtemps perdus de vue. Peut être que maintenant que je vais bien, qu’il va mieux, et que mon passé est du passé, nous nous reverrons plus souvent. Je suis chaque fois surprise de l’entendre me présenter à qui miou-miou, quoi qu’il arrive, comme sa meilleure amie. Je ne sais pas garder (ni grader) les amitiés. Mais peut être qu’il suffit que l’un des deux sache ?
Hier soir, Itharius De Lanuit avait le visage de la nuit. Des musiciens, c’est le seul qui a osé se maquiller outrageusement. Itharius se dit sage, vieux et mature. Avec ses tifs jusqu’au cul, son visage bleu jusqu’à la barbe, le pétard au bec, et mon chapeau de fou à clochettes. Ho, ho, ho...
Celle qui fait craquer Itharius : Et toi tu as quel âge ?
Itharius : Moi, j’ai 28 ans.
Celle qui fait craquer Itharius : Non mais en âge lunaire ?
Itharius : ...
Popette : En âge lunaire il est très vieux. Il y passe beaucoup de temps.
Il a bien fallu qu’il la scouatte sa lune, pour organiser une soirée pareille... 110 mômes de plusieurs centres de loisirs, une quinzaine d’ados du lycée, une dizaine d’adultes, tous sur la grande scène de la ville ! Allez savoir combien traînaient dans les coulisses... Et dans la salle, le sextuple d’autant. Tous sous l’effet de l’enthousiasme joyeux ! Le truc propice à m’faire chialer d’émotion. D’autant que l’Itharus pas sage m’a affublée de son caméscope malgré la présence des étudiants en BTS AV, interdiction de laisser sortir toute émotion. J’avais l’impression d’être emprisonnée vivante dans un statut de statue.
Bien sûr, une comédie musicale pour le plaisir ne sélectionne que sur l’envie d’y participer, et la plupart des mômes ne sachant chanter ont un rien noyé ceux qui savaient. Mais les compos ont su s’y adapter, en tirer le meilleur, à la grande fierté de tous les présents.
Itharius, chapeau ! (à clochettes)

lundi, mai 24, 2004

La SNCF pédagoguenarde

Ce matin, train de 8h12. Sirène de départ. Fermeture des portes. Arrêt.
Voix grave depuis les haut-parleurs :
« Votre attention s’il vous plait. L’alarme ayant été tirée, nous allons rester en gare quelque instants. Merci de votre patience. »
Dix minutes plus tard...
« Votre attention s’il vous plait. Nous vous rappelons qu’il est inutile d’essayer de monter dans un train qui démarre, et plus encore de tirer l’alarme lorsqu’on y parvient pas. Nous avons à présent dix minutes de retard. Merci à la personne qui a voulu monter dans le train en marche et a tiré l’alarme. Bravo. »
Quelques mètres à vitesse d’escargot plus loin.
« Votre attention s’il vous plait. Pour les besoins d’aiguillage, nous allons à présent nous arrêter au feu rouge et attendre que le train suivant passe. Merci à la personne qui a tenté de monter dans un train en marche. »
Le train suivant passe.
Cinq minutes plus tard.
« Votre attention s’il vous plait. Voilà. Vous avez tous vu passer le train suivant. Je précise à la personne qui a tiré l’alarme inutilement qu’elle aurait pu y être. Comme vous le voyez, il est vraiment inutile d’essayer de monter dans un train en marche de force. Nous allons maintenant repartir. Merci de votre patience. Encore bravo à l’autre. »
Si c’est pas pousser au pugilat ça... rir

Si même l'horoscoop le sait, où va-t-on ? Mes tarres seraient-elles célébres ?

"Dès qu'il s'agit d'une situation impliquant l'amour ou les sentiments, vous êtes la première à pousser la porte pour entrer ! Et pourtant, vous manquez sacrément de légèreté pour ce qui concerne les affaires de coeur... Vous donnez peut-être trop de poids à une relation naissante et cela empêche votre ami de se rapprocher de vous. Il n'est pas impossible qu'il se sente intimidé ou qu'il est peur de tomber dans un piège. Prenez les choses avec plus de légèreté et d'humour.

Selon votre Ascendant :
N'hésitez pas à faire travailler votre inconscient par le biais de la méditation aujourd'hui. Des souvenirs d'enfance pourraient revenir à la surface. Faites vous pardonner certains événements du passé, réfléchissez-y et appliquez certains vieux principes à votre vie présente. Beaucoup de choses pourront cicatriser... Mercure est Trigone à Jupiter et vous suggère davantage de communication avec vous-même et avec les autres."

Et quand Mercure trigone à Jupiter le veut, faut bien que je vous avoue tout.

dimanche, mai 23, 2004

Damneur et horration !

Dans le mirroir de soeurette, j'suis blondasse. Comment c'est-ce possible ?! Dès demain, j'm'arrange un jeleveaubien. Quelque chose de bien bien noir. Ainsi soit dit.

Ma voisine est une sirène

La nuit, et parfois le jour, elle râle si fort qu'on jurerait qu'elle se tape pHiLoGrApH.

Cerf-volant

Moi : Alors ce têtard ? T’as graillé de la cuisse ?
Bogus : Hein ?!
Moi : Pfff... Têtard à pattes, grenouille, grenouilles franchouilles, cuisses.
Bogus : Aaaah... Mais tu sais que je suis un cerveau lent moi.
Moi : Ah oué ? Et le monde est comment vu de là haut ?
Bogus : Hein ?!
Moi : Pfff... Cerveau lent, cerveau lent...
Bogus : Aaaah... Ben oui, tu sais bien que j’plane.
Moi : C’est pas grave. C’est amusant de te diriger au gré des vents.
Sûr, c’est pas moi qui le laisserais tomber !

J’ai un ami imaginaire

Hier, le 22 à 22h22, Bogus faisait ses premières Variations théâtrales sur cuvettes. J’ai eu très envie d’y assister. Faut dire, j’connais le texte depuis lurette. Ça lui a d’abord paru exigeant et compliqué... Et puis au dernier moment, coup de fil...
Bogus : Bon j’mets le téléphone dans le chiotte hein.
Moi (rigolant) : Yesss !
Ben raté. Ça a coupé avant le commencement du début.
Aujourd’hui, coup d’fil...
Bogus : T’as entendu ?
Moi : Pfff.
Bogus : Tu veux tenter la version édulcorée ?
Moi : Yesss !
Du fin coeur de l’action, les mots et les rires se fondaient parfois en une cacophonie incompréhensible, entre l’accent de là bas et le francique, j’ai raté la moitié des impros audiblement hilarantes, et la scène visuelle m’a complètement échappé, mais... mais... J’ai un ami d’imaginaires ! Nous existons, puisque nous nous inventons. J’ai mon Bogus ! Depuis hier, 22 à 22h22, j’ai une certitude. Bogus fera n’importe quoi pour me laisser l’inventer comme ça me chante. Yesss !

jeudi, mai 20, 2004

... comme des secrets de mise en scène

J'ai des envies d'avec lui...

Tinouninou ninouninou (B.O. 4ème dimension)

Mardi dernier...
Toc-toc
Moi : C’est chez moi ? J’ouvre ou pas ?
Toc-toc
Moi : Oui j’arrive...
La petite : Bonjour. Est-ce que vous auriez des sous ?
Moi : Heu... Non, je suis désolée...
La petite : Mais c’est pour un truc sérieux, c’est pas pour des bêtises.
Moi : Je m’en doute. Mais je n’ai rien. Je suis désolée.
La petite : Il y a quelqu’un à côté ?
Moi : Je ne sais pas. Mais tu peux essayer. Elle est gentille ma voisine.
La petite : Merci.
Moi : Ben... De rien. Bonne chance.
La petite : Oui. Merci.
Ben quoi. J’allais pas lui filer les neuf centimes qui faisaient ma fortune de la semaine. Ça s’fait pas. Et puis même. J’aime pas trop qu’on envoie une môme d’onze ans maxi au turbin en pleines horaires scolaires.
C’était peut être un gage de jeu quelconque ?

Tout à l’heure...
Toc-toc
Moi : C’est chez moi ? J’ouvre ou pas ?
Toc-toc
La petite, un énorme panier de fleurs jaunes en plastique à la main : Bonjour.
Moi : Bonjour, comment vont les affaires ?
La petite, me fourrant le panier dans les bras : Mal. C’est pour vous remercier.
Moi : Mais je ne t’ai rien donné !
La petite : C’est pas grave. C’est pour vous.
Moi : Ça me fait très plaisir, mais tu sais, je ne peux pas accepter. Je ne t’ai rien donné.
La petite : C’est pas grave.
Moi, lui rendant son panier : Mais d’où tu sors toi ?
La petite, rigolant : D’en face.
Moi : Pourquoi cherches-tu de l’argent ?
La petite : A cause du chien. Une voiture lui est rentrée dedans. Le capot est tout cabossé. Alors le monsieur demande des sous pour le réparer. Et ça, nous, on peut pas.
Moi : Mais il y a des assurances pour ce genre de chose et... Tu sais quoi ? Essayez à la mairie. Vous avez sûrement droit à des aides.
La petite, souriant : Oui. Je vais dire ça à mes parents. Merci. Au revoir.
Moi : Au revoir. Prends bien soin de toi.

Truc de ouf. On se croirait dans un moovie sur thème d’orphelinage. Je sens que y’avait là un truc à faire, mais quoi ?

(Après le coup d’fil d’EDF chez mes parents pour les informer qu’ils me couperont l’électricité pour facture de février impayée, qui en fait était tout ce qu’il y avait de plus payée, et la coupure sans préavis d’aucune sorte du phone portable pour non-envoi de pièces justificatives jamais demandées, franchement, depuis que je suis en arrêt, y’a de quoi se sentir en plein cauchemar absurde.)

L'électricien

Depuis que je sais que j’existe, je souhaite connaître et cherche le vertige.
En appuyant ma double échelle sur le sommet d’un poteau électrique, je sentais déjà le plaisir m’envahir. Je prenais tout mon temps pour grimper là haut. L’ascension avait quelque chose d’éternellement fascinant. A chaque pas, je changeais de point de vue.
J’ai préféré travailler en ville. Je jetais un oeil indiscret à chaque étage de l’immeuble le plus proche. Souvent, il ne s’y passait rien de bien notable. Un gros en marcel devant sa téloche. Une duduche pleine de rouleaux à friser. Une vieille tricotante. Un petit, trop longtemps dans son déambulateur, lancé à toute berzingue. Une secrétaire en pleine action. L’air immobile, mais les doigts imperceptiblement furax. Les clichés viennent de ce que les gens sont vraiment. Le suspens restait intact cependant, car il m’arrivait parfois d’y voir quelque chose d’incongru. Un funambule sur la corde à linge de son jardin, pendant ses caleçons en se baissant. Une jeune fille nue, surprise, mais pas effarouchée par mon regard, s’habillant très lentement rien que pour lui. Un potier confectionnant un perce-nuage-récupluie plus haut que mon poteau, me faisant signe, tout souriant. Parfois, aussi, je voyais des choses dont je ne veux pas me souvenir.
J’aimais mon métier. Lorsque je travaillais la nuit, j’avais l’impression d’être le marchand de sable en personne. Je soufflais les rêves par les fenêtres.
Jusqu’au Jour... Mon tournevis a dégringolé. Un môme passait par là en poussant son ballon du pied. Je me suis vu en cage pour infanticide involontaire. Il avait le cul bordé de nouilles ce ptit gars là. A un quart de seconde près, ce n’était pas son ballon qui éclatait, mais sa ptite tête. Je crois bien que je n’aurais jamais plus aussi peur.
C’est à cet instant qu’en voulant descendre trop vite, mon pied a glissé, j’ai perdu tout appui, et j’ai trouvé. Enfin ! Je ressentais le vertige !
Ce n’était pas très agréable. Comme une panique tournoyante. Mais je suis heureux de l’avoir connu.
Maintenant, à terre, je ne sens plus grand-chose. J’entends à peine le brouhaha qui m’entoure. Je discerne vaguement une sirène. Je voudrais leur dire qu’il est inutile de se presser, mais mes lèvres ne veulent plus que sourire. Ils verront bien... Ils verront b...

[Ailleurs si j'y suis]

Et re

Au musée Neandert Al Pécé, New Dédé pionce depuis dix jours. Il suffisait de le brancher pourtant...
Alors, depuis dix jours, les geeks hurlent : Il suffit de le brancher et tu prends pas les cinq minutes nécessaires à l’opération ?! Tu t’rends compte ? 40Go contre tes 4, et tu sautes pas sur la promo ?! Faut vraiment aimer bouffer des racines, des baies et des lapins chassés le tout habillé d’un pagne en période de glaciation ! L’efficacité Popette ! L’efficacité !
Alors, depuis dix jours, je merde les geeks : On m’la fait pas. Au musée Néandert Al Pécé, aucune opération n’a jamais pris cinq minutes. Et j’peux vous faire la note de ce que ça m’coûte en cafés. Gens, méfiez vous de la notion du temps d’un geek. C’est comme dépanner un pote à la rue. On sait quand ça arrive, on sait pas quand ça repart.
Alors, depuis dix jours, les geeks me prennent pour une tarte : Bon d’accord. On te le fera.
Et, depuis dix jours, je les en remercie mais non. A tous les coups j’ai l’impression de bondir dans une boucle du temps, et ce, quel que soit le geek dépannant. Et t’as vu toute la poussière qui s’accumule là dedans, pas étonnant que ça ne marche jamais. Et voilà, c’est fait. Et ah non tiens ça marche pas. Et mais pourquoi pourquoi pourquoi. Et dix ans plus tard, quelques 100000 synapses de perdues, ça se remet en route, et jamais ô grand jamais, aucun geek ne sait me dire pourquoi ça n’a pas marché avant ni pourquoi ça marche après.
Puisqu’il suffit de le brancher, je le ferai moi-même. Quand j’aurais cinq minutes, temps de geek, à y accorder. A savoir, ce matin, dès l’aube, avant même que le café n’ait coulé.
Voilà. Branché New Dédé, qui en fait est vieux et malmené depuis on n’sait combien de lustres. J’y ai accordé une heure, temps universel. Pas moyen qu’il soit détecté. J’y aurais branché un croissant c’eut été même donne.
Je suis revenue sur mes 4Go. Au moins, ils marchent.
A tous les geeks : Peu importe ce que ça me coûtera en café, j’ai prévu le stock. Au secours !

mercredi, mai 19, 2004

S'il avance quand je recule, s'il recule quand j'avance, comment voulez-vous...?

"Trois pas en avant, trois pas en arrièreuh" à contre sens sans contre temps. On prend de l'élan. On se bouscule. On s'attire et on s'répulse. "Trois pas sur l'côté, trois pas d'l'autre côté" on se croise, on s'accroche, on trace, on s'décroche. Le lien reste ténu, au plus un tempo, même pas un rythme. Une seule fausse note suffit à m'inquiéter. Et à quoi bon ? Je ne peux pas le perdre. Je ne l'ai pas. Il veut "toujours être ailleurs". Et moi... Et moi... Je me surprends à lui parler au possessif.
"Je ne mangerai pas ta pomme, patapom, patapom pata."

Secousse intense sur grand écran

Quand Luka balance sa téloche par la fenêtre et la plombe de son fusil de chasse pour un trop plein de conneries dites dont même l'infime part de vérité est insupportable, c'est en fait moi qu'il me montre.
Quand sa femme se pique un delirium intuitif des horreurs à venir, c'est ma rage qui suinte de partout.
Quand tout le monde ignore les deux voisins tués, c'est encore mon refus de savoir le détail du massacre qui est montré du doigt.
Quand les militaires se tapent un bon vrai rail de coke, c'est comme "un viol, deux viols, trois viols", pour me faire rire, juste le temps de me sécher les larmes.
Mais quand Luka et Sabaha s'offrent un tour vertigineux de brancard, quand ils goûtent une pastèque, c'est mon rêve d'être qui devient évidant.

samedi, mai 15, 2004

La vie est un miracle

... de toutes les couleurs!



La vie est un miracle [Emir Kusturica]

Marcel Larsouille, un ami intime qui vous veut

Je n’ai jamais été bien fringant. Oh, bien sûr, l’adolescence m’a un peu secoué, je pouvais sortir voir du monde coup sur coup, deux trois soirées de suite, mais bon, rien de très folichon. C’est vrai que j’suis pas très gâté de naissance. Faut dire ce qui est, Marcel, comme ça, d’entrée, ça ne promet rien de très sex.
J’suis pas mal contractuel, dans mon genre. Je respecte les règles que ma petite voix intérieure me dicte jusqu’au dernier petit astérisque.
Seulement voilà, même un contrat à vie, c’est renouv’lable. Aucun astérisque n’avait prévu ça. J’ai dégringolé. C’était pas bien simple, de gravir la pente, tout faiblard, tout blessé, tout recroquevillé que j’étais. Ça m’a pris du temps. Pas sûr que j’sois au top, encore.
Mais j’ai découvert deux trucs : Marcel Larsouille a du sex appeal. Marcel Larsouille peut imaginer même un contrat renouvelable chaque jour et le tamponner « Carpe Diem ».
Plus qu’une chose est sûre, du coup. Marcel Larsouille va beaucoup s’amuser au soleil dès ce jour d’hui ! J’en frémis d’avance...



[Ailleurs si j'y suis]

mercredi, mai 12, 2004

Pour ceux qui chercheraient encore une clé

"J'ai les clés du paradis, l'ennui c'est que j'trouve pas la porte." Je répète : "J'ai les clés du paradis, l'ennui c'est que j'trouve pas la porte."

En faire des tonnes

J’entonne, on chantonne, oh il me déboutonne, c’est étonnant, et vlan tempête, il me boutonne, tonnerre, on détonne. C’est étonnant, il me déboutonne, il entonne, oh je le boutonne, on chantonne. Tâtonne-moi encore.

lundi, mai 10, 2004

En direct live

Moi : Sextuple vilaine !
Elle : Note... Plutôt sex que tuple...

dimanche, mai 09, 2004

Georgia O'Mymind, 15 ans

13h05
Tarot a dit : Cette lame signifie la fin, la mort de quelque chose qui laissera place à un renouveau.
J’ai demandé : Ah ? Michael Jackson retirera son masque en ricanant « C’était pour de rire ! » et tous les enfants seront heureux ?
Kathy s’est fâchée : Ok. Tu te fous de ma poire.
J’ai protesté (oui bon... faiblement) : Mais non...
Elle a remballé son attirail de Madame Nakunoeil (le troisième) : *zbing !* *zbang !* *zbong !*
Non mais franchement... Je me demande parfois ce qui rempli la vidance sidérale de sa cavité crânienne.

13h37
Penser à refuser le fadage Kathy du mercredi après midi. Ça m’file une de ces envies de chocolat, dans le genre irrésistible et quantitativement inavouable. Même si je pense très fort à la pustulette du lendemain.

16h18
Coup de fil de Fesses Bondissantes ! Yes ! Yes ! Et triplechambouletout ! Rendez-vous surprise dans 12 minutes en bas de chez moi !

16h19
Je le dis tel quel. S’il me refait le coup du léchage de lobe, s’en est fini de notre belle idylle *.

16h23
S’il me refait le coup du mordillement de lobe, je me l’épouse dans la seconde.

16h25
Je ferai mieux de m’habiller, parce qu’en survet’ Mickey vs Miney, il ne me fera rien du tout.

16h26
S’il met son jean fesse ultra rebondie, je le viole sur place publique !

16h29
Mini ou pantaille basse ?

16h30
Comment je fais pour me mettre à la bourre à chaque fois que je suis impatiente d’y être ?
(Brillant à lèvres ou pas brillant à lèvre ?)

17h10
Il a fait le coup du léchage de lobe. De toute son ENORME langue. C’est vraiment, vraiment dégueulasse.
J’ai dit : « Très cher Fesses Bondissantes, je suis sincèrement navrationée de t’annoncer que le temps du renouveau est arrivé. Notre belle idylle s’arrête où commence le lèche-lobe. Mais rassure-toi, c’est signe qu’un grand avenir t’attend chez les récure-antennes-satellites ! »
Et je suis partie.
Coup d’oeil par la fenêtre. MOUAH HA HA ! La tête du gars ! Il est encore dans la position où je l’ai laissé ! Sacré le grand pétrifiable !

17h57
Coup de fil à Kathy.
J’ai dit : Dis voir... Et il dit quoi tarot, sur ce renouveau après la mort ?
Pas rancunière (lire : un rien cruche), elle a dit : Attends. Je vais le chercher...
J’ai attendu... Patiemment... Cinq bonnes minutes.
J’ai dit : T’es allée le pondre ou quoi ?
Elle a dit : Non j’ai été chercher un truc à toi pour pouvoir tirer une carte à ta place.
J’ai dit : Quoi ? Qu’est-ce que j’ai oublié ?
Elle a dit : Heu... Ton slip...
J’ai hurlé : Beah ! Lâche ça tout de suite !
Elle a dit : Ben t’avais qu’à oublier autre chose aussi. Te bile, j’ai mis mes gants.
Tarot a dit : Cette lame est capable de transformer, de créer, de faire apparaître ce qu’elle désire. Elle possède les outils et les qualités requises. En ce moment, donc, ce pouvoir est entre vos mains. Succès assuré !
J’ai dit : Ah oué... Il raconte pas que des conneries ton tarot...
Et j’ai raccroché. J’étais pressée d’être dans mon antre. Un petit expulsage de joie s’imposait de soi.

18h11
Nom d’un mille-pattes en ski ! Nom de nom d’un scarabée bêlant ! A moi le Craquos ! Cette fois, je l’aurai ! Triplegalipette et sautelit ! J’ai les outils et les qualités requises ! Yes ! Yes ! Yes !

18h27
Ben quoi... Puisque c’est tarot qui le dit...

* en français dans le texte


[Ailleurs si j'y suis]

Appel à trouvailles !


Note :



Ne pas éteindre. Préserver, protéger, accumuler les petites lumières.

L'homme invisible

C’est d’abord, le patriotisme qui a perdu tout son sens, l’amitié qui est devenue une utopie, la collectivité individualiste.
On s’est ensuite évertué à m’expliquer que, malgré mes calculs exacts, ma méthode n’avait rien de méthodique, que selon les systèmes, deux et deux ne font pas toujours quatre, les triangles ne sont pas des triangles.
Pour conclure, on a choisi de me démontrer par a+b (quel que soit le système), que rien n’est vrai, puisque tout est subjectif.
Petit à petit, à force de chercher les vérités vraies, calculer avec méthode, individualiser, mon langage est devenu incompréhensible pour les autres.
En fin, j’ai cessé d’exister.

[Ailleurs si j'y suis]

samedi, mai 08, 2004

jeudi, mai 06, 2004

Pfiouuu...

On ne fait vraiment pas grand chose de la pauvreté...
(ça a fini comme ça, devant la résolution du gadget à 60€)
(60€!!!)
(60€ pour une mpf pareille!!!)

La la la la laaa la laaa...

Issue

Yesss yesss yesss !

Et triplegalipette!
(ça a commencé comme ça, dans ma boîtàlettres)

mercredi, mai 05, 2004

L'ermite

Il m’est arrivé de sortir de chez moi. Quand j’étais petit, j’étais bien obligé. Et même plus grand. Tant qu’il y a l’obligation scolaire, il y a obligation à la sociabilité. Ça m’a si bien pesé, que je n’en ai profité que pour me construire une vie d’ermite. Tout de même, j’aimais marcher dans les forêts. L’air frais était agréable. La lumière du soleil à travers les feuillages rassurante. Mon imaginaire appréciait. Beaucoup. Un mouvement fugace repéré du coin de l’oeil, et toute une bande de personnages se formait aussi tôt. Un indien tombé du ciel comme une bouteille de coca. Perdu. Incompréhensible. Mais partageur. Nous pouvions manger les fraises des bois ensemble. C’est lui qui m’a appris à faire des flèches et des sifflets en bois. Un géant bourrin, grotesque, sacrément flippant, jouant d’un violoncelle minuscule dans ses mains. J’aimais l’écouter. Les animaux aussi. Nous nous regroupions à distance respectueuse, dans le plus grand silence, comme nous seuls savons le faire. Le géant n’en a jamais rien su. Une fée, que j’appelais Mimiminus pour l’embêter. Elle m’a appris le nom des fleurs. Quand elle ne boudait pas. Et Georges l’ours, et Raymond le papillon, et Tchik-Tchak le pygmée, et Alphonse le vieux chêne, et Mpf l’enfant sauvage, et, et, et...
Je ne vais plus dans les forêts. Ça déboise à tout va, de toutes manières, il n’y en a probablement plus dans les environs. Ou alors, des aménagées au pique-nique et autre jeu à mioche en plastique.
En fait, je ne vais plus. Tout court. Si ce n’est les quelques pas qui séparent ma cuisine de mes toilettes, et mes toilettes de mon bureau, je pourrais aussi bien être un arbre. Ou plutôt, un buisson. Depuis qu’Internet est capable de remplacer les bibliothèques, les librairies, les supermarchés, les centres des impôts, la poste, l’emploi, je n’ai plus aucune raison de mettre le nez dehors.
Je ne me souviens plus de la dernière fois où j’étais hors de ces quelques murs. Peut être il y a sept ans, quand cette fille (comment s’appelait-t-elle déjà ?) m’a emmené au cinéma. Elle y tenait. Je ne me souviens plus du film, mais je sais qu’il était censé me faire comprendre qu’elle couchait avec un autre.
A quoi bon voir des gens ? Seul, je ne m’ennuie jamais, je ne me fais jamais mal, je ne me cogne même plus les orteils dans les coins des meubles, je ne me vexe jamais, je ne suis jamais euphorique, je ne fais aucune concession, je suis libre. Oui. Je suis libre dans ces murs. Je peux écrire, jouer de la musique, lire, et surtout, surtout, apprécier la tranquillité, le calme. Il est vrai que j’ai la sensation de tout réécrire, rejouer, repeindre, depuis quelques temps. Mais ça passera. Sûrement. Je songe à sortir m’occuper de mon jardin une de ces quatre saisons. Histoire de varier les plaisirs créatifs. J’ai repéré de jolies idées sur www.monjardin.com... Les oiseaux, les papillons, les arbres commencent à me manquer.

Ça faisait si longtemps que personne n’avait sonné à ma porte que j’ai d’abord senti la panique m’envahir. Et puis, je me suis raisonné. C’était probablement une erreur. Il n’était donc pas nécessaire que j’aille ouvrir. Seulement, on a sonné encore. Et encore. Et encore.
- S’il vous plait ! Je sais que vous êtes là. Personne ne vous voit jamais, mais on sait bien que vous êtes là. S’il vous plait. Je suis votre plus proche voisin. J’ai besoin d’aide. Ouvrez-moi.
Et bien, mon plus proche voisin n’avait qu’à aller sonner à la porte du prochain voisin le plus proche. Je ne me suis pas fait oublié de tous pour qu’on me sorte de ma tanière d’une voix vieillarde au moindre souci.
- Monsieur... S’il vous plait... C’est mon petit fils. Il est grimpé sur votre toit. Aidez-moi à le descendre. Il est en danger.
Je n’avais plus le choix. Il fallait bien que j’ouvre. Je me sentais déjà si lourd, si fatigué... Les gens ne se rendent pas compte...
- Ah ! Merci... J’ai bien cru que vous n’ouvrirez jamais. Il est là haut. On devrait pouvoir l’aider en ouvrant simplement le velux, ne croyez-vous pas ?
- Par ici.
Vite. Nous sommes grimpés au grenier. J’ai attrapé le petit diable au vol. Il a bien failli se rompre le cou ce petit crétin. Et pourquoi ? J’vous l’donne en mil. Il voulait jeter quelques pétards dans ma cheminée, voir si ça ferait sortir l’ogre de sa tanière...
J’espérais m’en débarrasser au plus vite, mais le vieux n’avait pas l’air de vouloir décamper.
- Merci, monsieur. Vraiment, merci infiniment.
- C’est rien.
- Oh si. Ce petit monstre est ce que j’ai de plus précieux au monde. Vous savez, j’ai déjà perdu ma fille, mon seul enfant, si je le perdais, lui aussi, je crois bien que j’en mourrais de chagrin dans l’instant.
- Oui, oui.
- Je vais aller chercher un peu d’eau de vie, je tiens à vous remercier convenablement.
- Ne vous donnez pas cette peine.
- Si. Si, si. J’y tiens absolument. Sans vous, je ne sais pas comment j’aurais fait.
- Les pompiers sont très bons pour dépercher toutes sortes de petites bêtes.
- Je reviendrai demain, si vous le voulez bien.
- Non. Non. Sans façon. Ça ira, je vous remercie.
- Mais c’est que vous allez me vexer mon bon monsieur ! Je suis certain que ce n’est pas là votre intention. Alors, à demain ?
C’est ainsi, qu’il y a un mois, Vieux est entré dans mon quotidien. Aujourd’hui, je pense que j’aurais du mal à me passer de lui et de son eau de vie. Je me surprends même à attendre l’heure de sa visite avec impatience. Parfois, il m’emmène dans la forêt. Mon imaginaire apprécie. Beaucoup. Et mes instruments de musique aussi.

[Ailleurs si j'y suis]

La vieille tenancière

Il n’arrive que très rarement qu’un Français entre dans ma minable kafana. J’y sers d’ordinaire de vieux désabusés, au bide plein de ma kroushka, une eau de vie que je fabrique moi-même dans l’arrière boutique. J’ai trois poiriers dans mon jardin, qui ne m’ont encore jamais trahie. Il y a toujours eu assez de poires pour saouler tous les pauvres types de la Voïvodina. Eh oui, quoi qu’en dise le Grand Commandant, le nombre de pauvres types ici est bien trop restreint pour que notre plaine arrive à nourrir ne serait-ce que leur femme et leurs enfants. Alors l’Europe... Elle se débrouillera bien sans nous, la déesse. Elle ne se gêne pas, d’ailleurs...
Pardon. Je digresse. C’est l’habitude de voir toujours les mêmes têtes, entendre toujours les mêmes discours, les mêmes douleurs, les mêmes aigreurs... La vie, ici, tourne en rond, et ne sort de son circuit que pour les grandes occasions. La guerre, le plus souvent. Parfois, la famine. Ce genre de choses...
Il arrive, toute fois, qu’un Français s’égare dans le coin. Nous aimons ce genre d’événement. Cela nous procure le plaisir de croire que nous ne sommes pas tout à fait oubliés, que nous avons suffisamment à offrir pour intéresser la clientèle occidentale. Alors, nous nous montrons généreux, amicaux, riches. Bien plus généreux, amicaux et riches que nous ne nous offrons à nos enfants. La plus part du temps, nous n’arrivons qu’à effaroucher ces gens habitués à la réserve, ces gens qui masquent tout sentiment sous des tonnes de réflexion. S’ils sont seuls à rire, c’est qu’ils sont bons pour l’asile. S’ils ne sont pas seuls pour pleurer, c’est qu’ils sont trop faibles pour vivre.
J’dis ça en toute conscience de la généralisation que j’y mets. Mes compatriotes ne l’ont pas toujours, cette conscience. Mais c’est l’avantage des nés entre deux chaises, des nul part chez soi, des étrangers par essence. J’ai vécu en France, il y a bien longtemps de ça. J’aime plus que n’importe qui recevoir un Français ici. Je me sens un peu plus chez moi, en compagnie d’un étranger. Et je sais, mieux que n’importe qui ici, qu’il n’a pu que s’égarer, que jamais, son but ne sera cette plaine.
Or, d’égaré, celui-ci n’avait pas que les pas. Les gens perdus dans leur âme, sur leur chemin de vie, aiment s’asseoir dans un coin, cachés à tous, mais ayant l’oeil sur tout. Ils aiment observer. Voir les repères avant d’engager leur pas. Comme si, à chaque mètre parcouru, ils risquaient de trouver un gouffre. Et s’y engouffrer.
J’allai donc le dénicher dans son coin, pour prendre sa commande.
- Parlez-vous français ? English peut être ?
Le sourire ample, je m’asseyais en face de lui, pour lui souhaiter la bienvenue.
- Il faudra me raconter ton histoire, jeune homme. C’est le prix de toute consommation ici.
- Je suis...
- Minute, papillon ! Je te sers d’abord. Quand tu te seras débarrassé de toute la poussière que tu traînes sur les épaules, alors, tu me raconteras. Vraiment.
Quelques kroushké plus tard, mes tziganes commençaient à entrer dans les oreilles du gaillard. La kroushka aide à comprendre le violon et la guitare. Mais pas autant que la danse. Je bue avec lui, histoire de montrer l’exemple. Dès qu’il fut près à oublier ses bonnes manières, je lançai mon verre par-dessus l’épaule. Le tintement du verre brisé l’effraya une fraction de seconde, puis, se rappelant probablement de quelque histoire de vodka russe, il but le sien, cul sec, et le fracassa contre le mur derrière lui.
La mélodie entrait en lui. Insidieusement. Se rendait-il compte que son corps y répondait déjà ? C’était un sensible. Enterré sous des tonnes de convenances, mais trop faibles encore pour résister à ma kroushka. Je lui traduisais quelques mots, par ci par là. Il n’en fallait pas plus. Les paroles étaient toujours simples, ridiculement simples, le genre cardiodynamique. Elles ne s’adressent jamais à l’intellect. Toujours à l’émotion. Pour en jouer, pour l’amplifier, pour en tirer toute la puissance, et pour l’atténuer, au bout du compte.
- Et toi, toi tu es resté seul. Et personne ne saura jamais ce qui s’est passé... Je ne bois pas pour... un mot qui n’existe pas en français : « oublier la douleur que tu m’infliges », ou quelque chose d’approchant... Je bois pour survivre... Vin noir. Yeux noirs. Tout est noir au tour de moi... Ici, le vin rouge est noir, oui... Un marin peut s’échouer sans son navire, mais dans un champ, sans mer, quelle scoumoune... Cette nuit, mon coeur souffre, cette nuit, mon âme est douloureuse... Mais je m’en fiche. Ce ne sont que des gouttes de temps... Ah non. Celle-là, je ne peux rien t’en dire. Je n’y comprends rien de plus que toi. Pourtant, c’est celle que je préfère. Ecoute... Ecoute...
L’y voilà. Debout. Les yeux fermés. Les bras grand ouverts, comme pour embrasser l’orchestre tzigane entier, l’y voilà comme né ici, chez lui, dansant avec le violon, ne sachant plus trop qui mène l’autre, grimpant sur la table, crachant sur un billet, le collant au front de l’accordéoniste, cassant des verres en rythme, expulsant toutes ses émotions, hors de lui, dansant avec, comme si c’était la plus jolie, la plus sensuelle des jeunes filles, secouant enfin toute la poussière de ses épaules, la contemplant dans les lumières, dansante, elle aussi, jusqu’à ce qu’elle retombe à terre, se laissant piétiner. Le violoniste joua cette mélodie, inépuisable, jusqu’à épuisement du jeune Français. Il s’écroula sur la première chaise, me héla pour une dernière kroushka, et lorsqu’il l’eut vidé cul sec, raconta...
- Asseyez vous... Asseyez vous... Que je vous paye mon ardoise.
Ce que je fis. Les yeux dans ses yeux. Sachant déjà qu’il ne dirait que l’essentiel. Et que je devrais me passer de détail.
- Je suis né marin. Je navigue à vue dans les eaux troubles. Mais je n’ai jamais vu ni navire, ni mer, ni océan, ni même, ruisseau. Je suis le paysan et le citadin, un gars qui ne vient pas de la campagne, qui ne vient pas de la ville... Que serait le capitaine Crochet sans sa mer ? Que serait le commandant Cousteau sans son océan ? Que serait un paysan sans son champ, et le citadin sans ses lieux de culture ? Ce que je suis. Un homme enivré de liberté, ne sachant bien qu’en faire, mais heureux de ce pouvoir, de cet absence d’attache, un homme d’ici et d’ailleurs, nulle part, et partout chez soi. Comme un nouveau né qui aurait le choix. Tous les choix. Y compris celui d’avoir un passé. Ou de vivre cet instant avec vous, si loin de tout ce que j’ai connu. Ou de m’en aller, maintenant, sans même l’impression d’une dette, sachant ce qui m’a été donné, et sachant ce que j’ai donné. M’en aller, ou le vent me portera, ou bon me semblera.
Alors, il s’en alla.
Depuis, j’attends. J’ai la barque. J’ai les voiles. J’ai les rames. J’ai les provisions. Ne manque plus qu’un courant favorable sur cette mer séchée depuis bien assez longtemps pour que seuls les livres d’Histoire s’en souviennent. Je suis née là, bleue marine, entre les champs et la grande ville. Qu’importent mes vieux os. Le jeune Français sait ce qu’il a donné. Et moi, maintenant, je sais que je prendrai la prochaine vague. Plus rien ne me retient ici. Mes hommes m’ont abandonnée pour une guerre sans idéaux. Je suis prête. J’attends.

[Ailleurs si j'y suis]

Oyez braves gens

Puisque la vie s’endort, puisque le boulot reprend toutes les plages horaires, puisque donc, aucune aventure palpitante n’est à narrer ici, et tant que ça durera, j’irai dans la peau des autres, voir si j’y suis. Toute ressemblance avec l’auteur de ce blog serait fortuite, bien qu'inévitable et souhaitée.

mardi, mai 04, 2004

Ben voilà. Ce que j'disais...

« J’y suis allé. A la première écoute ça sonne pas mal. Laisse-moi quelques jours pour écouter mieux et voir ce que je peux en faire. » Signé l’ami d’enfance.
Reste l'espoir que ça lui donne vraiment envie de bosser.

dimanche, mai 02, 2004

Passer le temps

Faire passer le temps. Se recroqueviller. S'encoquiller. Protéger la force. Ne rien faire. Ne pas bouger. Observer le plus profond silence. Ecouter les bruits de la ville. S'endormir, peut être. Tout passe. Avec le temps. Laisser passer. Il suffit que le temps passe. C'est rien. C'est rien, tout ça. Chut... Chhhut...

Après on va oser m'traîter de triste la vision des choses...

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J'aime bien la compagnie. Sont drôles, ces Moules... Des jours que j'me marre!

Les signes imprimés

Croyez-vous qu'on puisse choisir nos lectures au hasard ?
J'ai un rapport très boulimicoanorexique aux livres. Impossible de m'y plonger depuis quelques mois. Mais il y a deux ou trois jours, l'envie a commencé à grimper le long de ma moelle épinière... Pas encore la capacité à m'y oublier. Plus qu'à grappiller... Ben quoi.. On a le droit... J'ai choisi du Pennac. Oui, mais lequel ? Plouf, plouf : Enne denne dinou sava raka tinou savaraka tika taka élème bélème bouf trif traf trouf ça sera... La petite marchande de prose.
Dès la page 35, le signe qui me parle, à moi, directement, entre deux yeux, le papier jauni et l'encre :
"C'est vrai non d'un chien. Je n'avais pensé qu'à ça toute la journée. "Demain, Clara épouse Clarence." Clara et Clarence... tête de la reine Zabo si elle avait trouvé ça dans un manuscrit ! Clara et Clarence ! Même la collection Harlequin n'oserait pas un cliché pareil. Mais, outre le ridicule de la chose, c'était la chose elle-même qui me tuait. Clara se mariait. Clara quittait la maison. Clara ma petite chérie, mon duvet d'âme, s'en allait."
Clara et Clarence... Leur prénom pour seule similitude. Clara, 19 ans, toutes ses joues roses, Clarence 58 ans, tous ses cheveux blancs, à défaut de dents. Clara et Clarence, à l'opposé de la vie, unis par la Grâce. Une histoire qui finit mal. Très mal. Pauvre, pauvre Clara...
Non. Qu'on ne vienne pas me dire qu'on choisit au hasard. Il y a toujours les mots que nous avons besoin de lire dans ce que nous lisons. Ou alors, le hasard est vraiment un conteur.

Qué trac... Mamma mia...

Toujours pas de nouvelle de l'ami d'enfance... Pour sûr, il va m'la faire... Il va m'les couper... Pour sûr...

samedi, mai 01, 2004

Moi pas peur. Moi aventurière. [(très) private joke]

(Les lignes sans horloge double sont les miennes, sauf quelques une vers la fin, les autres, allez savoir...)

21:40:52 - heu...
21:41:21 - ahum...
21:41:38 - 21:40:52 effe
21:42:10 - qu'est ce que j'fais là moi...
21:42:33 - si au moins j'savais où j'suis...
21:42:48 - en fait...
21:43:34 - je cherchais la signification de l'expression "moule de bouchot"
21:43:42 - 21:42:33 qui es tu, quelle est ta quête et quelle est ta couleur préférée ?
21:43:55 - et me v'là là
21:44:17 - j'aime le rouge
21:44:33 - je crois que je me suis perdue
21:44:47 - et toi?
21:45:24 - 21:44:17 --> [] il fallait répondre jaune
21:45:26 - 21:43:34 hmmm et pourquoi cette question ? 21:44:47 j'aime bien le rouge aussi
21:45:53 - 21:45:24 ah nan, le jone sai mauche
21:46:26 - (quoi que le bleu nuit...)
21:47:07 - (même l'arc-en-ciel, notez...)
21:47:27 - (si j'ai bien compris vous êtes plusieurs)
21:47:52 - 21:45:53 et il est quelle couleur ton émoticon préféré ? [:hello]
21:48:01 - (dont personne susceptible de me traduire "moule de bouchot")
21:48:46 - j'aime pas les cons trop émotifs
21:48:53 - 21:48:01 bouchot's mussel ?
21:49:10 - 21:47:27 oui voilà, tu dois pouvoir nous distinguer en passant ta souris sur les horloges à gauche (enfin, sous ie, chépa)
21:49:19 - (aile oh)
21:49:56 - heu... non
21:49:59 - 21:48:01 ah si, nous sommes capables, nous en sommes en quelque sorte. mais pourquoi une telle question ?
21:50:07 - je ne suis pas cap'
21:50:56 - c'est dommage parce que celui qui me donne ce que je cherche gagne un super prix
21:51:15 - une curiosité due au hasard
21:51:58 - et à l'ennui, faut avouer ce qui est
21:52:24 - mais voilà... plus je cherche...
21:52:41 - et plus je tombe sur des trucs mystérieux
21:53:01 - y'a plein de mots que je comprends hein
21:53:09 - et même des phrases
21:53:20 - 21:52:24 en fait, c'est ptet préférable que tu ne saches pas :o
21:53:28 - mais le tout assemblé...
21:53:46 - donne l'impression d'avoir frnachi les murailles dimensionelles
21:54:13 - je me doutais un peu qu'il y a de ça oui
21:54:28 - qui sait où la suite de la recherche me mènera...
21:55:55 - est-ce que je gène un papotin important?
21:56:39 - ou même quelconque?
21:56:40 - 21:54:28 en fait ici tu es sur un bouchot (il en existe plusieurs) peuplé de moules (tu pourrais en devenir une, qui sait ;)
21:57:39 - ça dépend. s'il faut causer le w3c ou quoi, ça m'étonnerait
21:58:02 - et ça sert à quoi et à quel genre de personne, un bouchot plein de moules?
21:59:46 - (c'est lent, ou multitâche, une moule?)
21:59:52 - 21:58:02 ça sert à rien et à personne en particulier, c'est juste pour discuter. après y a toute une histoire des bouchots, mais ça ne s'apprend pas en 5 minutes
22:01:10 - (non parce qu'avec toutes les questions que j'ai stockées, j'y suis encoredans cinq ans, dans l'bouchon)
22:02:26 - ah... c'est pas résumable?
22:04:01 - 22:01:10 [url] charles aussi avait plein de questions, il a pas eu le temps de toutes les stocker :(
22:05:20 - 22:04:01 il ne le saura jamais [url]
22:05:28 - et heu... ça dérange quis que ce soit si j'publie ce truc sur mon blog?
22:05:36 - 21:59:46 lent, ça dépend. multitache, oui, ça explique les temps de latence. hint: clique sur l'horloge pour répondre à un post
22:06:06 - Mais ? Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? C'est plus un bouchot de Bisounours issite ?
22:06:15 - 22:05:28 ah nan au contraire. tu es la blogueuse qui a découvert jihaire ?
22:06:39 - ah tiens faut que j'écrive pour pouvoir lire...
22:07:20 - qui que soit l'envoyeur d'url, c'est un drôle hein?
22:07:50 - c'est qui jihaire?
22:08:04 - un qu'a la mèche à hitler?
22:08:38 - 22:08:04 Ahem.
22:08:46 - 22:07:50 un chanteur qui mérite d'être connu. c'est quoi l'url de ton blog ?
22:09:47 - 22:08:46 trolleur
22:11:07 - voilà ça recommence... les mystère...
22:12:47 - heu... y'a rien de bien intéressant là bas. c'est [url]
22:13:35 - 22:11:07 tu es dans le monde des petites horloges, petit scrabée
22:13:48 - 22:11:07 Bien, allons-y doucement. D'abord, les horloges pour répondre, c'est mieux (essaie de cliquer dessus pour voir). Ensuite, lire [url] (c'est trai trai trai vieux, mais l'idée est là).
22:14:44 - 22:13:48 : ah oué...
22:15:08 - et ?
22:15:20 - il s'passe rien de bien notable...
22:15:37 - 22:15:08 ben nous on a des outils de décideurs pressés, alors on voit quand on nous répond
22:16:35 - oué bon. ça a l'air passionnant mais pas très résumé
22:17:09 - 22:15:20 Très exactement. C'est là tout l'intérêt.
22:17:24 - la faq hein
22:17:50 - 22:17:09 : c'est sur ton horloge que je dois cliquer?
22:18:51 - 22:17:50 Voilà. Comme j'utilise un outil de décideur pressé pour lire cette page, ça fait *ding* quand tu me réponds et ça met ton message d'une couleur particulière.
22:19:38 - 22:18:44 Moi aussi j'ai beaucoup de tribunes configurées dans mon wmcoincoin, mais je les affiche pas toutes en même temps. [:totoz]
22:19:53 - 22:12:47 mais si c'est intéressant, on peut envoyer des commentaires... /o
22:20:15 - ah oui... j'vois pas les choses aussi clairement d'ici. j'dois être une décideuse pas pressée
22:20:32 - ou une pas décideuse pressée
22:21:22 - parce qu'en fait, je trouve pas votre machin bien pratique
22:21:31 - 22:19:38 ah mais c'est indispensable si on veut voir les revenants revenir (comme alex14 à l'instant même)
22:21:44 - 22:19:53 Au fait, toi, t'avais disparu où pendant tout ce temps ? (non, pas là où je pense, non) 22:20:15 Ah mais ça demane un peu d'expérience. Moi, J'ai plus de 3 ans d'expérience par exemple.
22:21:49 - 22:18:51 : pardon, j'oubliais...
22:22:05 - 22:21:22 tu as vu les softs que tu utilises aussi ? Utilise des vrais trucs, tu verras que c'est plus drole.
22:22:20 - 22:21:44 : tié bien courageux...
22:23:18 - 22:21:44 ben recherche de boulot, ça a pris plus de temps que prévu, mais j'avais tout préparé pour déloger vite fait, et maintenant je suis installé avec une freebox et des bouquins sur perl ;)
22:23:48 - 22:21:44 : et pas moi. merci à quiconque m'ayant aidé à trouver ce que je cherchais
22:24:01 - 22:22:20 C'est pour ça qu'on m'aime.
22:24:08 - (oui c'était le superprix)
22:24:34 - belle soirée à vous!
22:24:42 - 22:23:18 \o/
22:25:14 - 22:24:34 merci, à toi aussi
22:25:23 - 22:24:42 \o/ ouéééééééééééééé
22:25:38 - \o/ toi même rir

Et voilà. Un grand mystère dévoilé. Les moules de tribioune et les moules de bouchot, c'est du pareil au même, mais pas les moules de Prisunic. Parce que les premières et les secondes s'accrochent à leur ordinateur, alors que les tierces s'accrochent à votre bidon.
Finalement, d'une certaine façon, je suis bien moulée, moi aussi.
Tout ça pour ça...

P.S. En fait, les présents se sont listés ---> ici (si ça peut aider... rir)

Pour ceux qui ont suivi... Que ma joie vous gagne !

Yesss !

"Vous venez de passer la commande suivante :
Nature de l'article : Appareil photo
Etat de l'article : Comme Neuf
Prix de l'article : 60,00 euros
Commentaire du vendeur :
Livré dans sa boîte d'origine avec notice, étuit de rangement, socle amovible, cable USB, 4 logiciels : Photo fantasy, Photo impression, Photo montage, Video impression. Vente car double emploi (gagné à une loterie). Stockage jusqu'à 190 photos,écran LCD..."

A moins de padebolisme sévère, je l'ai enfin ! Plus que quelques jours de patience... Bon. Le matos sera ce qu'il sera. On a les moyens qu'on peut, hein ? Mais... YESSSSS !!!

Le syndrome Adam et Eve

En cette époque de valse des amants (une, deux, trois, au suivant !) comment pourrait-on encore se flatter l’orgueil en se croyant unique ?
J’ai l’orgueil immense. Etouffant. Quiconque ayant partagé mon intimité, ne serait-ce qu’une fois, n’a le droit à aucune autre, ni au passé, ni au présent, ni au futur, s’il ne souhaite pas me serrer la gorge. Rapport aux comparaisons, à la concurrence, à la confiance en soi, j’imagine...
Or, quiconque a de bonnes raisons de s’en tamponner le corbillard. Je ne me gêne pas davantage à jouer les vierges perpétuelles. La vie est ainsi faite. Le paradis s’est perdu. On s’en reconstruit une illusion comme on peut. C’est pourquoi, je reste dans l’incapacité de vivre une amitié après avoir vécu une intimité, et vice et versa. C’est pourquoi un amant du passé, ne franchit jamais la muraille de notre présent.
Que leur vie soit belle, qu’ils se musent bien. Pourvue que je n’en sache rien.

OYEZ, OYEZ, GENS !

"J'étais là et je lisais en secret, mais chut faut pas le dire :)) .. jsuis timide
L émerveillée "

J'adore les timides :o)

Un viol, deux viols, trois viols, ça use les roubignoles...

J’ai un ami d’enfance. Il habitait au premier étage de notre immeuble, et moi au troisième. Lorsque nous nous sommes rencontrés, nous avions deux ans. Autant dire qu’aucun de nous ne s’en souvient. Mais un gros tas de photos peut le prouver. C’est un peu comme un frère, dont le frère est aussi un peu comme un frère pour mon frère.
Nous faisions tout ensemble, tous les quatre. J’étais un peu exclue des jeux de garçons, mais ils faisaient tout de même l’effort de m’impliquer d’une façon ou d’une autre. Je pouvais faire gardien de but, par exemple. J’avais beau avoir envie de courir après la ba-balle moi aussi, c’était hors de question. Une fille ne joue pas au foot. Déjà au but, c’était une honte. Les copains rechignaient. Les parties étaient moins palpitantes. J’ai fini par laisser tomber. Je suis devenue la grande oreille.
A l’entrée en sixième, nous avions une nouvelle matière : la musique. J’ai souhaité m’inscrire à la chorale. La prof, sous sa tonne de maquillage vulgaire, a dit : « Mais ma grande c’est hors de question ! Tu ne sais pas chanter, tu as une voix casse-oreilles, tu ne chanteras jamais juste ! » Oui, en Yougos, il faut savoir chanter avant d’apprendre.
Je n’étais pas d’accord. J’ai été voir mon ami d’enfance. Qu’il me dise si c’est vrai que j’ai une sale voix et que je n’y arriverai jamais.
« Ok c’est bon arrête... Heu... Tu tortures bien quand même... »
Puis, sa maman a montré à ses copains une photo de nous deux. On avait trois ans au plus, et les parents s’amusaient à nous demander des bisous sur la bouche. Comme ça les faisait rigoler, on le faisait avec un plaisir évidant.
Depuis, nous nous sommes éloignés. Mais voilà... Frères une fois, frères toujours. J’ai parfois souhaité que lui aussi m’oublie. Qu’il cesse de m’appeler à chaque anniversaire, à chaque nouvel an. J’aurais pu dire alors que plus rien ne m’attache à ce fichu pays, que je n’ai plus personne à y voir, et l’oublier. Mais voilà... Il reste mon ami d’enfance. J’ai beau ne jamais l’appeler, ne jamais lui écrire, il ne se vexe pas. « Je garde le contact avec la Diaspora » qu’il fait, en rigolant. Il rigole tout le temps. Il fait rigoler tout le temps. Il a tout le temps une nouvelle blague en réserve. Et moi, j’ai oublié de parler. Je ne sais jamais rien lui dire. C’est un effort de lui parler. En plus, je n’ai pas la mémoire des blagues. Ça sort aussi vite que c’est rentré, par le rire.
Ce matin, 9h17 pétantes :
Lui : C’est toujours un calvaire pour te joindre toi hein... Joyeux anniversaire !
Et oui je sais et merci et papotipapota. Puis...
Moi : J’ai mis des chansons sur le net, faut que tu ailles écouter.
Lui : Ok, je verrai ce que je peux mettre comme zik dessus. C’est juste des textes, c’est ça ?
Moi : Heu... Non... Y’a tout...
Lui : Aha... Mais c’est enregistré en studio ? Ou c’est juste toi, avec un micro ?
Moi : Heu... Non c’est juste comme ça, des brouillons...
Lui (ah bon ben si ce n’est que ça...) : Ah oué. Bon. J’irais voir ça ce soir.
Et voilà. Le trac de toujours. Celui qui m’a torturé pour deux chansons en face de deux cents personnes tant et si bien, que plus jamais, jamais, jamais je ne retenterai l’expérience. Pourquoi j’ai été lui dire ça, moi ?! Pourquoi j’me viole comme ça ? Il va me coller la réalité en face encore. Il va m’dire ce qui est. C’est nul ma grande. C’est bien, t’as bien fait joujou, mais de là à mettre ça sur le net... Moué. Enfin bon. Y’a du boulot. C’est tout à refaire. Je peux te refaire les grattes et les rythmes. Et puis faudrait mettre quelqu’un d’autre à la voix aussi.
Il va le faire. Il va m’couper les roubignoles. Et je vais encore avoir besoin de 15 ans pour m’en remettre.
Qué trac... Qué angoisse...