dimanche, août 20, 2006

Insomnie

La foule. Violente. Mouvementée. Je me cache. Raté. Le Padre. Ses yeux colères. Immenses. Enragés. Angoissants. Ses poings. Serrés. De chacun, il sort l'index et le majeur. En forme de ciseaux. Les deux enserrent mon cou, un pour chaque artère. Le courroux décuple les forces. Il me soulève comme ça, par là. Il hurle.

"Quand est-ce que tu seras heureuse ?! Tu veux que je t'apprenne à être heureuse ?!"

Il me relâche pour mieux cogner. Il n'en a pas le temps. Je me réveille.

Padre n'appelle jamais. J'ai attendu qu'il le fasse. On ne parle pas. On a un lien comme ça. Inconscient. Flippant. D'incommunicabilité.

Il a appelé.

Tout est si dur... Indicible...

Objectif. M'évader. Vital.

samedi, août 19, 2006

(échappatoire)


Flocon comme la Lune, Popette et ses ptites mains (Hé, hé, hé...)

Réinvestir illico appris : mélanges de couleurs primaires, géométrie à main levée, nombre d'or et nuances de bleu. Echappatoire, d'accord, mais en avant !

Bon. Maintenant : j'ai l'impression d'avoir piqué ça, mais à qui ? J'ai cherché chez Klee, mais non, pas tout à fait... Un mélange, ptêt ?

(sic)

La Sagesse : "Mais... Ma cocotte... Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage !"
Ma Petite Voix Intérieure : "Ne vous en déplaise, madame, je vous emmerdre. Je voudrais bien que se pointent force (des sentiments), nique et rage (de vivre). Je m'en impatiente et languis dans le temps."

La technique progresse. Suivons...

Une nouveauté toute nouvelle : le diaporama.

Quelque 120 images, celles d'ici, et celles qui n'ont jamais été racontées en bonus !

vendredi, août 18, 2006

(échappatoire)


Abnegatio, Popette et ses ptites mains (Ho, ho, ho...)


Ceci dit, je suis surtout contente de la nana, j'aurais jamais cru pouvoir, jusqu'au dernier moment... C'est pas encore tout à fait ça, mais... Je progresse, c'est pas de la gnognotte cette formation !

Or donc, la vue de l'appareil photo bas de gamme me chiffonnant un rien :


mercredi, août 16, 2006

(sic)

Moi : Allôôô ? Allô la Lune ? Vénus ? Quelqu'un ? Là-haut ?
Les Astres : Bonjour, Horoscoop Cosmoservice, à votre écoute, cliquez sur le choix qui vous intéresse.
Moi : J’suis encore paumée les gars. Redite voire ce que vous en savez… ?
Les Astres : C’est toi ?! Encore ?! Faut te l’dire comment ?
Moi : … Ben… C’est que j’oublie…
Les Astres : Tu nous prends pour des rigolos, parole !
Moi : … Ben… Oui… Un peu…
Les Astres : Ah oui ?
Moi : … Ben… Oui.
Les Astres : Ah oui ! Que dame, tu vas pas nous emmerder comme ça tous les ans ! Tu vas voir, ce que tu vas voir, et la prochaine fois, ça te coûtera 20 euros !
Moi : … désolée…
Les Astres : T’enregistres, là ?
Moi : REC.
Les Astres : Ta Vénus est en Bélier.
Moi : Oui, je sais, et ma Lune en poisson, m’en souviens.
Les Astres : Tu te la fermes et t’écoutes. Bien.
Moi : … désolée…
Les Astres : Ca veut dire que t’aimes plus avec ta tête qu'avec ton cœur. Ca ne veut pas dire que t’as pas de sentiments, ça veut dire qu’ils dépendent de la puissance de ton désir à l’égard de ton homme du jour. T’écoutes bien, là ?
Moi : Oui, oui… Allez-y, cognez dur… Voilà, l’autre joue aussi…
Les Astres : Pour que ton désir soit stimulé, il faut que t’ais l'impression que l'autre reste à conquérir. Avec toi, l'amour, c’est du feu de paille. Tu es impulsive, même dans les sympathies et les antipathies, et ça fait que tu te prédisposes aux coups de foudre. Passions subites, emballements inconsidérés, goût des aventures fréquemment renouvelées, inconstance dans l'expression de tes sentiments. Voilà. Ta façon d'aimer.
Moi : C’est pas vrai !
(Ma Petite Voix Intérieure : Emballements inconsidérés, hein... Pas vrai, hein... T'es sûre que c'est de l'humour ça ?
Moi : Pas inconsidérés ! J'fais qu'ça, considérer mes emballements !
Ma Petite Voix Intérieure : Moi aussi, j'suis un con sidéré, t'as raison.)
Les Astres : La ferme, les deux. Vous y penserez. On a pas qu’ça à faire.
Moi : … désolée…
Les Astres : Maintenant t’enregistres ET t’imprimes. Quand t’auras compris ça tu nous lâcheras la grappe. T’écoutes ?
Moi : Oui, oui…
Les Astres : La meilleure manière de vivre ta Vénus en Bélier est de ne pas t’enfermer dans une relation trop limitative. Tu as besoin de renouveler ton désir de conquête et pour ça, il te faut prendre du recul par rapport à l'être aimé, pour son bien autant que pour le tien, et aussi souvent que nécessaire. Sans quoi, bonjour la passion destructrice ou les éternels "festins des reproches"… Tu suis là ?
Moi : …
Les Astres : Faut t’faire un dessin ? Il te faut un type indépendant, autonome, aimant les situations imprévues et (très important !) que tu pourras souvent reconquérir. Un qui ne s’effarouchera pas si tu lui téléphones pour lui annoncer que t’arrives dans cinq minutes l’emmener à Tombouctou alors qu’il n’a pas eu de nouvelles pendant trois semaines.
Moi : J’suis pas comme ça…
Les Astres : Si. Et c'est comme ça qu'on t’aime… J’ai pas fini.
Moi : Pfiouuu…
Les Astres : Tu l’as voulu, tu prends. T’as Vénus en Carré à Mars. Autrement dit, t’as le tempérament passionné, sensuel, et tu manques souvent de tact et de tendresse.
Moi : Oh, eh, faut pas pousser, c’est quoi ce bidon d’portrait à la con ?!
Les Astres : Ce pourquoi tu éprouves constamment des déceptions amoureuses. Tu as de fortes pulsions sexuelles et t’es en quête inlassable de l'amour passion, et malgré ça, tu choisis la distance ou l'indifférence. T’entends bien, ça ?
Moi : Pf.
Les Astres : La ferme. Y’en a encore. Vénus en Trigone à Neptune. T'as une nature spirituelle et sensible, t’aspires aux unions platoniques, aux amitiés et relations de nature esthétique ou mystique. Ton romantisme et ton caractère sentimental peuvent te faire rencontrer le gars idéal. T’entends ? Tu peux le faire. T’es rassurée là ? Ca va ? On fini sur un point positif ?
Moi : Ouais… Ouais, ouais… J’suis rassurée.
Les Astres : Voilà. Enfin… Le gars idéal ou l’inspiration artistique, poétique et musicale. Ca ne dépend que de toi.
Moi : J’vous causerai plus…! Bande de vaches…!

mardi, août 15, 2006

Clin d'oeil au Maître


Le Baiser, Munch

lundi, août 14, 2006

Orgasmes papillaires

Le Grand Chef : « Je me souviens très bien, elle avait de la jouissance dans les yeux. Elle m’a fait beaucoup de compliments. Les plats que je lui avais préparés lui avaient procuré de la jouissance, oui. Je me souviens. C’est rare de voir la jouissance dans les yeux des clients. En vingt ans, j’ai vu ça peut être trois fois. Je me souviens, très bien, oui. »

Je me souviens aussi. Deux fois, je suis sortie de son resto chinois les cinq sens enivrés d’avoir été aussi comblés de sensations agréables qu’on peut l’être après l’orgasme de sa vie. Je me souviens très bien. La fermeture de ce resto a été l’une des nouvelles les plus frustrantes de ma vie. Ce souvenir béat est rangé dans ma nostalgie à jamais.

Je me sens de plus en plus abonnée à ce genre de dénouement. T’as vu ? Ca te plait ? T’en veux encore ? Ha ! T’en auras plus.

Les Etoiles, Ces Connes : « C’est ton karma, mon enfant. Tu dois apprendre la dépossession. »

(oh mais quoi qu'est-ce donc ?)







Allez, j'vous l'dis même. Ce sont des nodules septarias. Bien avancés, hein...?

dimanche, août 13, 2006

Conséquemment, bilan de l’année silencieuse : l’Amour est mort. N’en reste qu’une forme de foi.

Durant ce temps où j’étais ailleurs, j’ai expérimenté les amours exprimés. Philia, Eros, Agapê, tout y est passé. Et en ai effarouché plus d’un.

J’ai aimé un écrivain. Il a dit : « Te fatigue pas avec ça. »

J’ai aimé un Ours. Il n’a rien vu.

J’ai aimé les inconnus. Ils m’ont à peine regardée pensant : « Qu’est-ce qu’elle me veut celle-là ».

J’ai aimé les fleurs, les chats, les mômes. Eux, voyez-vous, se rendent bien compte que leur bonheur est là, et c’est vers là qu’ils tendent. C’est bien que « on » a oublié quelque chose de tout naturel, dont il ne reste trace que dans les religions : Le paradis est terrestre. Il n’y a pas de porte et « on » n’a pas besoin de clé.

Va faire comprendre ça à "on", cocotte... Va...

Cocotte se tire. Cocotte fatigue. Cocotte boue.

Rage d'anamour.

… L’amour propre.

Ha. Parlons-en. Mais très peu. On en parle assez.

Les cours d’estime de soi fleurissent. Il faut bien s’aimer soi-même, puisque l’Autre ne le fait pas a priori. On y apprend l’inverse. C’est que, plus il y en a qui nous aiment, plus il y en a qui nous aiment.

Voilà. C’est tout. Très peu intéressant, l’amour propre.

… L’amour amoureux.

Il y a Vian, sa tourniquette à vinaigrette, son ratatine-ordure et son poêle à mazoute. Il y a Sade et Laclos. Ca se joue dans le mélange des deux. Je vais pas vous les refaire.

Mêle-t-on intimité et complicité sans le couvert d’un emprisonnement à l’exclusivité possessive ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas vu faire. Chacun cherche peut être bien son chat, mais qui trouve ? Et parmi qui trouve, qui fait encore les efforts romanesques une fois les gosses nés ? Ou même, une fois la conquête entérinée ? Chats jetables, on a dit…

Les priorités sont ailleurs.

samedi, août 12, 2006

… L’amour de ce qui est beau, de ce qui est bon, de ce qui fait plaisir, de ce qui vit et fait vivre heureux. Les petits et grands riens, quoi.

On bouffe du micro-ondable. On adopte des animaux jetables l’été. On limite une belle apparence à un standard. On veut faire du beau en faisant l’original après des milliers d’années d’humanité. (Je pense à la nana qui s’accroche des ondes électromagnétiques aux seins 100D pleins de peinture pour se propulser sur des toiles 4m/7m… Voyez l’topo ?)

Je généralise des lieux communs. D’accord. D’accord.

M’enfin quoi. Qui arrive encore à s’accorder plusieurs petits plaisirs terrestres quotidiennement ? A en procurer à tout Autre qu’il croise, ne serait-ce que par un compliment ? D’ailleurs, qui fait encore des compliments aux inconnus ? Pas pour draguer, juste parce qu’on y pense, parce que c’est vrai, gratis, comme ça, comme quand on était môme ?

Exit l’amour par petits et grands rien. Si. J’ai bien dit quotidiennement.

... L’amour du prochain.

De ce que j’en vois, ici, en ce moment, on le fait souvent dépendre de l’amour du précédent.

On se fait envoyer sur les roses par un fonctionnaire de La Poste, tous les fonctionnaires de La Poste sont des cons. On se fait avoir une fois par un collègue copieusement, jusqu’à faillite, on ne tente plus rien avec personne. Un des banquiers que l’on croise se trouve être un empocheur de première, tous les banquiers sont des rapaces. On se laisse mal soigner par un médecin, pas la peine d’en changer, racontent tous des bêtises et votent tous à droite, ces charlatans.

Mais, si on tombe sur un agent des impôts qui informe avant de facturer la citoyenneté aux pauvres, si une hot line parvient à résoudre un problème en vitesse, si, fauché, on refuse de remplir la main tendue d’un démuni, il répond, souriant, « Y’a pas de mal, bonne journée ! » alors… Oh ! le bol ! Ca court pas les rues, les gens comme ça !

Bref, qui de nos jours est encore présumé innocent ? Et quel est l’innocent qui, en présence de l’Autre, parvient à ne pas sentir le besoin pressant de le prouver, sous peine de vexation ?

Hop, rayé de la liste des priorités, l’amour du prochain.

Conclusion : l’Amour.

Voilà. C’est tout ce qui m’intéresse. Tous les amours. En général. L’amoureux, en particulier. Je finirai spécialiste. Ca ne me fournira pas l’eau fraîche qui va avec… Et il serait illusoire de croire pouvoir construire une vie là-dessus. (Je connais un prof de linguistique cap’ de vous faire des phrases à dix infinitifs et maxi deux virgules, mais trois, c’est déjà à noter… Non ?)

Or, il n’y a sur mon chemin que des gens dont l’Amour n’est pas la priorité. Oh, ils ne le pensent pas. Tout le monde a besoin d’amour. Peut être… Peut être… Je ne pense pas que ce soit l’unique, le premier besoin de chacun. Ou alors, personne n’aime personne de la même manière. Ce qui me chiffonnerait un rien. Ma quête serait un impossible.

Avec des exemples, je réfléchis mieux. Prenons…

Pourquoi que j’écris ? Parce que c’est joli ?

J’ai relu tout ça ce soir… Très confus, parfois… Même pour moi… Z’aviez bien du courage… Mais.

Ce n’est pas si inutile. Cela rappelle.

"Allôôô ?"
- Allôôô ?

"C’était moi."
- C’est moi.

"Qu’en penses-tu ?"
- Qu’en aurais-tu pensé ?

"J’veux pas savoir."
- J’vais te dire.

"J’veux pas !"
- Si.

"Non !"
- Ecoute.

"."
- Nous serons moi.

Pourquoi que j’écris ? Pas que c’est joli…

C’est qu'il y a "mon petit monde et tout autour, la muraille de Chine."

Je me fais pousser des ailes.

vendredi, août 11, 2006

(sic)

Annonce ANPE vraie de vraie :


"INFOGRAPHISTE GENDARME ADJOINT H/F


DE NATIONALITE FRANCAISE,AGE DE 18 A MOINS DE 26 ANS,TAILLE 1M54 POUR LES
HOMMES;1M50 POUR LES FEMMES, JAPD EFFECTUE,/RESERVES VISITE MEDICALE
ET DROITS CIVIQUES VALIDES, VOUS FEREZ DES TACHES LIEES D INFOGRAPHIE
AINSI QUE CELLES LIEES AU POSTE DE GENDARME ADJOINT POSSIBLE EXTERNAT

Salaire indicatif 800 EUROS NET NOURRI LOGE
Secteur d'activité DEFENSE"


La gendarmerie recrute, mais faut pas dépasser la taille du Grand Chef. Ca le vexerait... Sûr que ça libère de la place !

dimanche, août 06, 2006

Juillet dernier

J'ai commencé une formation à distance. Design graphique. C'est, en ce moment, la saison des premiers devoirs. Résultat :



C'est beau, hein ? Ben il fallait le faire en magenta. A refaire.

Sauf que y'a pas de magenta en pastels gras.

J'ai fait avec le rouge. Me suis appliquée à mort. La manche de mon pull a fait un gros caca en bas de la page. A refaire.

J'ai tenté l'acrylique. Avec que les couleurs primaires et les mélanges à faire, hasardeusement, mais en suivant la consigne des pourcentages, ça donne un truc vraiment très laid. A refaire.

Pour terminer le devoir, je dois en pondre quatre comme ça. Deux techniques picturales, deux graphiques. Quatre heures par nuancier.

Ben mes vieux, j'suis pas sortie de l'auberge. Trois jours que je suis dessus. Quelle idée j'ai eu de me lancer là dedans...

lundi, juillet 31, 2006

Novembre dernier

« Merci », Pennac, Opéra de Metz.

Durant un mois, au moins, j’ai fantasmé ce moment. Il fallait qu’il soit exceptionnel. Ce serait mon heure ou jamais.

Je lui ai longuement écrit une longue lettre. Dix-sept pages. Un nombre que j’aime depuis longtemps. Entre autres calculs porte-bonheurs… J’ai saoulé l’Ours jusqu’à ce que j’ai enfin la rose rouge qu’il me fallait. Longue, elle aussi, d’un rouge profond de grand prix.

Durant ce temps de préparation, j’avais imaginé beaucoup de variations sur le même thème. Quand bien même, cela s’est produit de façon surprenante.

Vers la fin, je suis sortie chercher un autre angle d’attaque. Le balcon qui nous était réservé ne se prêtait guère à une approche quelconque. L’ouvreuse, c’est certain, avait une tendresse particulière pour la catégorie sociale des fans de. Elle m’a faite entrer dans les… Rhaaa… Comment ça s’appelle ? Les petites loges qui donnent droit sur la scène… ?

Une fois l’Artiste disparu, j’en suis sortie, et j’ai déposé l’enveloppe blanche et la rose rouge pardessus, sur l’une des chaises qui représentaient le jury. Les spectateurs ont cru au spectacle. Ils ont rappelé l’Artiste.

« Quoi encore ? ! », a-t-il râlé.

J’avais déjà disparu. Les spectateurs lui ont indiqué où regarder. Il a pris l’enveloppe blanche dans une main, la rose de l’autre.

« Alors là, bravo ! Bravo ! »

Et il a formé le grand V de « J’ai gagné ! » de ses deux bras chargés de mes symboles.

Assez Vite, il m’a écrit. Pour m’encourager à écrire. Ca sera mon trésor. Mon trésor de Peter Pan.

Je lui ai répondu. Je fantasmais déjà une correspondance à la Flaubert.

Il m’a répondu. Comme quoi je ne dois pas perdre de temps à écrire aux écrivains. Qu’un écrivain, en vrai, c’est personne.

Et plouf.

J’ai continué mon roman.

dimanche, juillet 30, 2006

Saison 3. Déséquilibre stable.

Encore. Toujours. Finalement.

C'est reparti. Les kikis.

samedi, juillet 02, 2005

J'aime

Un ours des neiges, tombé des nuages, droit devant moi à travers mes vellux, m'a remise en position d'équilibre stable.

Si j'ai besoin d'écrire encore, c'est autrement, ailleurs. Je tire un trait sur tout ça. Absolument tout. Le bon comme le mauvais, j'y tire un trait.

Adieu gens, je vous aime bien. Soyez heureux !

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lundi, mai 02, 2005

Au marché aux puces, je braille haut et fort : je ne suis pas à vendre !

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce que ceci veut dire très exactement et à quoi ça sert ?

dimanche, mai 01, 2005

"Et toi ? Comment me dirais-tu au revoir ?" demanda sa profonde voix de conteur...

Différemment, certainement. Aucunement, probablement. Je l’écrirais. Je tremperais le bout d’une mèche de mes cheveux dans une eau glacée. Je chercherais l’endroit où sa peau est la plus fragile. La cheville peut être. Un talon d’Achille. D’une écriture minuscule et appliquée, j’entamerais le mot "reviens“. Mais je n’aurais pas le temps de le terminer. Il partirait déjà, alors qu’il n’y serait encore inscrit que "revi". Le phénomène d’évaporation se chargerait de la correction orthographique. Par le biais de ce processus effaçant, je parviendrais à grappiller encore un peu de sa chaleur si particulière. J’en nourrirais mes sens. Jusqu’au revoir.

mercredi, avril 27, 2005

Tentée

Maître Des Mammouthes, lui, tel le Maître Saï, se rêve, et sa nébuleuse m'emporte.

Touchée

Parfois, certaines personnes sentent des choses de très loin, et viennent vous offrir les mots que vous aimeriez entendre. Les mots qui transforment ce que vous trouviez de plus moche en une jolie chose.

L'ombre de Mister Des Brousses se dessine de nouveau à l'horizon.

(sic)

"Tu batailles davantage pour t'éloigner des gens que pour t'en approcher.
|...]
Tu prends cela pour de l'incompréhension, mais ce n'est pas que l'on ne te comprend pas, c'est que l'on est surpris. Tu es un être poétique."

lundi, avril 18, 2005

Ohoho !

Que voici que voilà la première page web confectionnée par moi-même en personne, ftp et tout l'bastringue compris ! Sacrée gloriole... Hé ! Elle a ceci de notable qu'elle vous permettra, dans l'évantualité où je ne vous aurais pas encore suffisamment cassé les oreilles, d'entendre toutes mes chansons !

Par ici, les kikis --> brouillons

mercredi, mars 02, 2005

Le dernier des partisans


Photo by Zivotic, Beograd

Fuis-toi toi-même, tu te rattraperas sitôt sec.

Dites vous bien que Mademoiselle, 28 ans, est en train de s’informer sur ce qui s’passe sur Mars et sur Venus. Attention, les élastiques. MaxiChouquet et Miss B. Jones n’ont qu’à bien s’tenir. Dans une centaine de pages, je saurai très exactement ce qui rendra n’importe quel gars heureux de me rendre heureuse. (Tout ce qu’on va pouvoir faire avec toute cette heurosité… Ouaaah…)

Enfin, presque exactement. L’auteur parle pas mal de séminaires et d’ateliers sur le sujet. Alors j’ai été voir sur www.marsvenus.fr le prix du schmil. 225 €. Rendez-vous compte. Dans l’temps, c’était les vieilles dames du coin qui guidaient les jeunes vénusiennes dans la découverte du martien. Gratis. Hein. On vous avait bien dit d’pas enfermer vos vieux trop loin.

Je contemplais ainsi venir la crise de ma trentaine. Tout en m’apprêtant à fuir, j’eus envie de marquer le point de vue de ma pierre.

samedi, février 19, 2005

Adulescence

Depuis le premier stage en septembre, je croise MaxiChou une minute par-ci, une minute par-là, en m’arrangeant pour qu’il en rigole. C’est probablement la raison pour laquelle il apprécie et va au devant de nos brèves rencontres, mais je le soupçonne d’en avoir une autre, au vu de la cargaison de nénettes qui se traînent à ses baskes en laissant des coulées de bave sur leur chemin. Ça doit pas être tous les jours simple pour lui. J’parie mon slip que c’est un timide. (Ben quoi… Il prend des couleurs rougeoyantes à chaque fois que j’lui fais une blague...) Or, moi, comme nénette, j’étais parfaitement immunisée contre ce genre de type. Mon absence d’attente à son égard lui a sûrement fait des vacances. Jusqu’à y’a une semaine ou deux.

J’ai craqué. Ben oui. Ben oui. J’ai craqué moi aussi. Faut voir son sourire, aussi, à ce gars-là… Et puis s’il le prolonge trop longtemps, s’il me suit des yeux trop loin, rien qu'une fois, faut pas espérer mieux. Une fille, ça s’enflamme plus vite qu’il n’en faut pour dire broutille. Hein.

Alors, allez. Gardons un souvenir du passage de MaxiChou dans ma vie. Une parmi bien trop d’autres de nos brèves rencontres de ces deux dernières semaines, à la croisée de trois couloirs :

MaxiChou (Me tournant le dos, un classeur dans les mains, faisant les 100 pas dans le couloir où j’ai cours et où il n’a rien à faire, parce que lui, il a cours à l’étage du dessous, j’ai vérifié. Oui je joue à ça, oui) : …
Moi (Zut, je passe, et il me tourne le dos, comment j’fais ?) : …
MaxiChou (S’approchant dangereusement du mur clôturant le couloir) : …
Moi (Ayant avancé d’un pas de trop pour être visible en ce moment où il ne fallait pas qu’il tarde à entamer les 100 pas du sens inverse, me penche, lui offrant une vue uniquement sur ma tête et les cheveux tombant en cascades… me disant : pourvue qu’il craque sur les cheveux longs et les beaux yeux, c’est ce que j’offre de mieux.) : Non MaxiChou, tu vas te faire mal par là, ça, c’est un mur, ça fini le couloir, y’en n’a plus après.
MaxiChou (Se retourne, large sourire un rien rougeoyant, et filant vite dans un troisième couloir ) : …

Deux minutes plus tard, il passe, oh quel hasard, par la fausse aux clopes que je scouatte histoire de me faire une brève remarque de non-fumeur frileux, puis, sans préavis :

MaxiChou (Me jetant son classeur entre les mains pour le reprendre avant de finir sa phrase et filer, souriant et rougeoyant) : Tiens, tu donneras ça au monsieur de la salle 120.
Moi (Pensant très fort, mais n'ayant aucune chance d'en placer une vu la rapidité de l'affaire : oh quel hasard, j'ai cours dans la 122, moi) : …

Voilà à quoi ça tient. Il a beau être la droite et haute belle bringue, j’ai beau être la petite boule bien ronde, les fantasmes, eux, ça leur passe bien au dessus.

Mais qu’attends-je donc d’eux ?

Côté cœur, le bilan est le même. V’là l’bord’aile :

Bogus aurait pu être bénéfique à mon cœur s’il n’avait pas été aussi lâche.
Vieux aurait pu me chavirer autrement qu’en me vexant à mort.
Rom aurait pu me câliner comme j’aime, si j’arrivais à rendre ma présence importante pour qui qu’est-ce.
L’Un Tout Seul, Léopardo, auraient pu m’oublier définitivement, ils ont préféré me rappeler que ce n’est pas moi, leur amour.
Norberto aurait pu allez savoir quoi que j’aurais certainement aimé, si j’étais une autre ailleurs.
Prof De Physique aurait pu me faire marrer, si je savais me faire remarquer.
Et comme pour oublier tout ce beau monde, j’ai entamé la fantasmagorie sur MaxiChou, le top n°1 de l’Iufme, MaxiChou pourra m’achever en me rappelant que nous ne sommes pas du même monde, et je me mettrai alors à chantonner « La beauté des laids ».

J’attends d’eux, qu’il s’en trouve un, pour m’aimer telle quelle et se rendre aimable. Voilà ce que j’attends. Pour des quetsches. Tout ce que j’y gagne, c’est des ambitions de workaholic.

Mais qu’attend-on donc de moi ?

Côté taf, le bilan est une cata. Je ne sais pas gérer un groupe classe, je ne sais pas me positionner en temps qu’enseignant, et je ne sais pas transmettre du contenu. Autrement dit, je ne suis pas faite pour ce métier. L’inspectrice a dit « Je vous mets en garde, le troisième stage sera décisif. Vous devez absolument réfléchir à tous ça. C’est pour toute la vie, ce métier, hein, ça sera pas juste comme ça, trois semaines par-ci, trois semaines par là. » Face à elle, je me sens comme face à ma gynéco qu’avait ressenti le besoin irrésistible d’en recreuser une couche par en dessous mon mal-être de maman qui ne le sera pas. Si ça peut leur faire du bien… hein…

En attendant, je n’ai encore rencontré personne cap’ de me faire une leçon de vocabulaire. Qu’appelle-t-on le positionnement de l’enseignant ? On nous en parle lors des évaluations et ça s’arrête là. Et où donc puis-je trouver des outils de gestion de groupe hormis dans la pédagogie institutionnelle qui n’est ni enseignée ni applicable en trois semaines, même réduite à ses essentiels ? Qui me dira enfin ce qui cloche dans mes contenus ? Parce que, quand même, on ne passe pas trois semaines d’insomnie en classe sans rien faire… Si je pose ses trois questions, on ne fait que me regarder avec des yeux ronds. Où étais-je censée l’apprendre, si ce n’est là ? Si mes fiches de préparations ne sont pas encore à leur goût, à qui puis-je m’adresser pour y jeter un œil connaisseur et me conseiller ? Mon Imfe ? Ma Piumfe ? L’inspectrice a dit « Vous ne devez pas tout attendre de vos formateurs. Ils n’ont pas un rôle modelant. » Et puis c’était l’heure de déjeuner, en plus. Alors ma vie, face à son estomac criant famine, ça ne valait que peu de patience. Et puis alors, comment je m’en sors si, par exemple, mon Imfe, de visite dans ma classe pour m’évaluer me dit « Très bien, la collation, j’ai rarement vu les enseignants passer aux tables pour faire parler les enfants sur ce qu’ils mangent et varier ainsi les aliments » et qu’ensuite, de visite dans ma classe pour m’évaluer, ma Piumfe me dit « La collation est un moment convivial, ne les ennuyez pas avec un questionnement. » ? Hein ? Qu’est-ce que j’fais ? Et quand ces trois-là concluent sur un « Nous sommes là pour vous aider. » tout en me faisant croire que je demande la Lune quand je m’y colle ? Si je dois insister trois mois au près de la Piumfe pour qu’elle m’accepte enfin dans son cours de remédiation en grammaire, juste parce que, n’ayant fait qu’une faute dans mon laïus sur la littérature au cycle 3, elle estime que je n’en est pas besoin, et ce malgré mes explications qui pourtant, à moi, me paraissent claires (je n’ai reçu aucun cours de grammaire française, ni plus ni moins, quand elle parle de relatives, de substituts, de pronoms, d’attributs et d’épithètes, ne parlons pas des anacecis et des anacelas, elle me parle chinois, or, je ne comprends pas le chinois, moi, et j’en suis bien désolée, parce que quand même, ça pourrait me servir, dans la vie que je me souhaite… c’est pas clair ça ?) ; si je suis obligée de passer par l’adjointe en direction pour accéder enfin à cette aide avec un cours de retard ; si quand je lui dis « J’aimerais leur faire écrire et fabriquer un album, est-ce possible en trois semaines ? » elle me dit « J’en sais rien moi, ça dépend de votre projet, j’peux pas vous dire. » et qu’elle n’entend pas que j’y ajoute « Et bien justement, pour le moment, mon projet ce limite à ces trois mots : fabriquer un album,comment puis-je faire en trois semaines ? » puisqu’elle répète alors « J’peux rien vous dire sans savoir quel est votre projet, y’a mille et une façon de faire. » ; si tout cela, est-ce moi qui suis si nulle et à côté de la plaque que personne ne peut rien pour moi, ou est-ce la formation qui a trop de limites ?

Alors ben je réfléchis en solo, vaille que vaille. Et voilà que les choses passées remontent à la surface du présent pour m’en fiche plein la poire. Ils sont passés à côté de mon manque, voilà pourquoi ils n’arrivent à me dire rien d’utile. C’est de structure, dont j’ai besoin. C’est le souk dans ma piaule, c’est le souk dans ma vie, c’est le souk dans ma tête, c’est le souk dans mon cœur, alors comment saurais-je mettre de l’ordre dans le grand souk qu’est l’Iufme à l’aube de sa disparition définitive, moi, toute seule ? Si j’en suis là, j’y suis pas pour grand-chose pourtant, c’est juste que j’ai eu seize ans, et que depuis lors, je suis parmi les franchouilles qui s’évertuent tous autant qu’ils sont pour me prouver que 2 et 2 font 5, contrairement à ce que m’en disaient les yougos, comme quoi 2 et 2 feraient plutôt 3. Quand est-ce que je me débarrasserai enfin de cette histoire de racines ?

Et puis je réfléchis encore, toujours les mêmes sources de déséquilibre stable : cette histoire de Pionnière de Tito qu’est jamais devenue Omladinka… C’est une vrai folie, le positionnement de l’enseignant là dedans. Je n’ai pas pu passer le rite qui fait devenir adulte, je dois cependant prendre une position d’adulte sans savoir ce qui le fait, et à la fois, je ne suis qu’en position d’apprenti enseignant, en somme, je suis une élève enseignante, voyez le bazar ? Le boulot de l’enseignant, c’est de créer des connexions neuronales chez les enfants, le boulot de l’apprenti enseignant est de se fabriquer ses propres connexions nouvelles, moi, dans tous ces circuits, je ne fais que me prendre des coups d’jus. Il me manque un repère stable, une prise de terre.

Combien de watts pourrais-je encore supporter ?

Saison 2. Allez savoir ce qu’elle sera… (un défouloir ?)

Les temps changent, le vent n’arrête pas de les retourner comme des crêpes. Vertigineux, affolant, complètement chamboulant, le nombre de personnes qu’on rencontre en une année d’Iufme. Entre les stagiaires, leurs amis, les Piufmes (profs), les Imfes (formateurs sur le terrain), les intervenants divers et variés, les Ematés (instits nous accueillants pour une matinée par-ci par-là), les collègues de tous ceux-là, les administrations, les enfants, les parents… Des foules par milliers… Combien d’histoires je pourrais raconter depuis ce carrefour incroyable ? Dire que lorsqu’on est en classe, on est si seul…

Quoique… Je suis seule dans la foule avec mes difficultés, aussi. Il y a de fortes chances pour que je joue les prolongations l’année prochaine. En espérant qu’ils ne me vireront pas ! Comme ils ont aboli cette année le système de remédiation, les gens comme moi, qui n’ont ni la science infuse, ni la rapidité de compréhension que la somme d’infos que nous avons à ingurgiter en peu de temps nécessite, ces gens-là dérangent, on ne sait qu’en faire, on les trimballe d’un bureau à l’autre, on leur propose des aides que d’autres interdisent aussi sec, ils font pitié aux gentils, énervent les nerveux, et moi, et moi, et moi… Moi, j’en bouffe, ça, pour bouffer, j’en bouffe, et alors pour digérer le tout… Treizième travail d’Hercule sous épée de Damoclès, l’affaire.

Perdue, terrifiée et fragile comme je me sens, je commence par le dire là ou je peux me le permettre, au lieu de faire mes deux devoirs de maths, deux autres de français, mon mémoire et la préparation du dernier et décisif stage de l’année. T’manières, pour bien faire, il me faudrait une paire de semaines de vacances pour chaque travail, alors…

jeudi, janvier 27, 2005

Euphorie !

Juste... Il neige enfin ! C'est si bon !

mardi, novembre 02, 2004

Fin de l'épisode.

dimanche, octobre 17, 2004

Quelques news ?

L'exploit de la semaine : j'ai radiné quasi tout le groupe de l'Iufme au restau yougo ! Comment je me suis amusée à faire la maîtresse de maison... Ils ont adoré !

Vieux devient un ami. J'éprouve encore une grande tendresse à son égard. Mais je ne le désire pas. Et j'arrive à le regarder dans les yeux. Ouf.

Je crois avoir trouvé une amie aussi. Je passe de très bons moments avec elle. Je n'arrive pas à lui trouver de surnom, son prénom lui va si bien...

Vrrrm-vrrrrrrrrm

La vie prend un sacré coup d'accelérateur. Je n'avais pas calculé que la resociabilisation me prendrait autant de temps.
Au jour d'aujourd'hui on peut sortir le champagne, ma guerre est finie, je me suis retrouvée.

Jivéli !

Bonjour !



Je sais aussi dire : au revoir, merci, bravo, je suis contente, j'ai faim, j'ai soif, ça va? bien, chef, hibou, crocodile, éléphant, papillon, oiseau, serpent, escargot, tigre et mon prénom. Si ma mémoire est bonne.

samedi, octobre 02, 2004

(sic)

Julien 5 ans[ géographie ]
"C'est quoi la Croatie ?" nous demande Pauline, et Julien répond : "Ben, c'est le pays où il y a des grenouilles !!"

jeudi, septembre 30, 2004

Vieux est revenu. Vieux devient un ami. Combat enragé. Démons engagés. "Incapable de dire". "Pas tout de suite". "Que la nuit se lève".

Dis est-ce qu’au moins tu m’entends entre ici et le firmament oh dis est-ce qu’au moins tu m’entends entre ici et le firmament oh dis
C’est un cri une plainte ou autre chose j’ai juste le mal de toi à haute dose...
Je t’aimerai à tout jamais même si même mais tu partais tu mourrais je t’aime à tout jamais même si même mais tu partais tu mourrais je t’aime à tout jamais même si même mais tu partais tu mourrais je t’aime à tout jamais même si même mais tu partais tu mourrais
(Berthet)

... Faut pas rester ici y’a son parfum qui me guette il va l’dire à ma tête je t’en prie pas tout de suite pas ici
Ou peut être jamais c’est pas qu’tu m’indiffères laisse pas dans la lumière ce reflet
J’aime pas les reflets ça bousille les images viens pas sur son nuage ou ptêt après mais pas tout d’suite pas ici
... Et j’voudrais te dire tu prendras pas sa place c’est nul c’est dégueulasse faut partir...
(Descamps)

Elle veut tant de choses renverser le ciel les paupières mi-closes l'étincelle et que la nuit se lève dans son coeur elle veut quelque chose de nouveau, elle veut tant de choses rêver sa vie dans ses vies de rêve traverser le ciel prendre le large elle veut quelque chose de nouveau elle veut des robes changer de peau un coeur griffé en satin rouge chaque fois repartir à zéro elle veut la fête et que ça bouge elle veut tous les soleils couchants l'or de la chair, l'ivresse , la gloire la vérité nue belle à voir elle veut tout elle veut le chaos
(Christophe)

dimanche, septembre 26, 2004

"Moque toi, moque toi..."

Miss Angoisse était dans mon groupe, en stage, là. Elle m’a fait de la peine, à chaque fois que mes yeux se sont posés sur elle. On aurait dit moi à l’époque où j’ai eu 2/20 à l’oral pro du concours. Et pire encore, avec les mômes. On lui donnerait pas plus de -22. Elle s’empêtre dans ses phrases, les morveux la bouffent en une bouchée, elle s’excuse au près d’eux pour des choses qu’elle ne devrait pas avouer, et zappe leurs remarques qui la tireraient de son mauvais pas. La mâchoire tellement crispée, qu’elle ne peut être qu’à côté de la plaque alors que sa préparation est parfaite.
Autant dire, ce fut deux semaines difficiles pour Bruce Willis. Il a craqué samedi, dernier jour, quand le hasard l’a mise seule sur son chemin vers l’école.
Alors j’ai pas résisté. Sur le ton le plus léger que j’ai trouvé, le but étant juste qu’elle arrive à croire que c’est possible de changer, j’y ai dit que j’étais très timide aussi, jusqu’à y’a pas longtemps.
Morte de rire la nénette. Je vous jure. De grands éclats libres de toute appréhension. Juré craché pouille pouille.
Qu’elle se moque. En attendant, elle a lu avec nous « Le marchand de fessées » en y mettant et les gros yeux et le ton et les rires, pour le plus pur et simple plaisir d'être ensemble. Je crois bien qu’elle y a cru.

Qui me nervent, qui me nervent, qui me, qui me, qui me nervent...

Pardon, je craque.
Deux semaines aujourd'hui, que je leur ai mâché tout le boulot, qu'ils n'ont plus qu'à prendre une minute pour mettre en ligne ce que t'manières, ils ont tapé sur leur ordi, et, et, et ?
Et rien. Sur 20 inscrits, trois stagiaires (pes) ont eu la politesse de répondre au moins à l'invitation, dont une qui n'aurait pas eu l'idée de le faire si sa machine n'avait plantée, effaçant tout au passage.
Je me souviens, maintenant, pourquoi la vie est plus simple en solo. Pour bouger l'cul des gens, faut se lever tôt... Limite, vaut mieux pas se coucher.
J'ai les nerfs en pelote. J'ai envie de leur rappeler que j'suis pas une pub, que derrière les mots, y'a moi, chair et os compris, toute affairée pour le bien de tous. M'enfin bon. Z'en ont rien à s'couer. J'fais ce que j'veux d'ma vie après tout... Et si j'ai envie de perdre mon temps, quoi ? C'est tout bénéf' pour eux. Vont pas s'enquiquiner à m'envoyer deux mots. Laisse tomber.
Je demande trop, je suis trop impatiente pour y arriver. Tais-toi mon impatience. Laisse leur encore un mois. Si ça continu, tu vireras le site après. Pas maintenant. Retiens-toi. Laisse faire. Enfin... Ne pas faire...

J'crois que j'ai mangé un lion cette nuit. Longtemps que je n'ai pas été si fâchée contre le monde entier. (Non mais non ! Pas vous !)

Enfin !

Babaille AOhelL, je ne t'aimais point ! D'ici le 24 octobre, j'espère que j'aurais ma freebox...

samedi, septembre 25, 2004

L'enfant penchée, ze comme baque

J'ai peur de revoir Vieux lundi.



J'ai peur de ne pas revoir Vieux lundi.

Mpf !

Vous vous souvenez ? J‘ai tenté de me libérer de AOhelL fin juin ? A l’époque, on m’avait dit que je ne pouvais le faire que du 8 au 25 septembre. Comme une lâche, j’ai vite abandonné ma bagarre. Je n’ai pas envoyé de lettre recommandée et je n’ai pas bloqué le prélèvement. Grave erreur.
Le 9 septembre, je ne pouvais résilier que du 25 septembre au 7 octobre.
Aujourd’hui, 25 septembre, je peux résilier, mais à condition de me couper la ligne tout de suite, bien que je viens de payer le mois qui vient. Si je rappelle demain, je ne paye pas pour rien.
Faisons un peu de maths. J’ai appelé cinq fois, l’appel ayant une durée minimale de 15 mn, puisqu’à chaque fois, il a fallu leur dire pourquoi je veux me désabonner, quel autre fournisseur d’accès j’ai choisi, comment je vais faire pour mes adresses e-mail, si je ne préfère pas cette offre-ci ou cette offre-là, etc, etc, etc... ça fait un total minimum de 25,50 €. Ajoutons y l’appel de demain. Ça me fait 29,60 €. On peut raisonnablement arrondir à 34,99 €. Non parce que, si j’veux abréger le questionnaire, en disant par exemple « je n’ai plus besoin d’Internet », on va m’dire « Avec l’utilisation que vous en avez, vous n’en avez pas besoin ? » et ça va durer, et durer encore, le ton va grimper, et quand j’y dis, par exemple « Non, attendez, vous ne pouvez pas me couper la ligne aujourd’hui, je vous ai payé le mois ! » on va me dire « Ben je croyais que vous n’en aviez pas besoin... » Mpf !
Vous croyez qu’à se tarif, ils m’offriraient un mois d’abonnement ? Ho, ho, ho !
Gens, AOL, on sait quand on y rentre, on sait pas qu’on n’en sort pas. Mais faut surtout pas s’énerver.

jeudi, septembre 23, 2004

Scoopissime !

Dick Annegarn habite une péniche à 15 mn de balade à pieds de chez mes parents ! Quel dommage qu'il soit si pédé...

N'allez pas l'répéter, c't'un secret...

Yesss ! Septuple galipette ! Ma qué jubilation !
Eux, ils peuvent pas savoir, et puis, j’leur dirai pas, mais, entre vous et moi... Yesss ! J’ai enterré ma timidité ! C’pas trop tôt... Que j’vous raconte...
La semaine dernière, Misses True Colors, ma pemf (au pays de l’iumf, vivent les pes, les pemfs et les piumfs, j’invente rien, c’est elle qui le dit !) m’a programmé une séance de musique pour cette aprème, à mon initiative. Ça m’faisait ni chaud ni froid, jusqu’à ce matin. Le trac est revenu. Cette affreuse sensation qui m’a empêchée d’exister bien 7 ans. Il fallait capter l’attention des mômes 45mn sur une seule chanson et ce devant Misses True Colors, sa décharge, et les quatre pes, dont, tout de même, Mister Chevelu, gratteux de son état. Pas rien, faut bien dire ce qui est. Me suis bastonnée avec le trac toute la journée, et à T-15mn j’ai fini par avouer que je l’avais. Sans toutefois avouer pourquoi.
Qui plus est, Miss Arquette devait intervenir à la fin. Elle a fait plusieurs séances sur la langue des signes qu’elle connaît bien. Je voulais juste donner un semblant d’unité à nos nombreuses interventions décousues, mais j’avais peur que ça tombe un peu là, comme un cheveu sur la soupe, que les mômes s’y perdent. Et puis on n’avait pas préparé cette partie. Impro totale. Bref, c’était pas gagné d’avance...
Alors maintenant que tout s’est très bien passé, que personne, môme ou adulte, ne s’est ennuyé, que même, ils ont rigolé un peu, de temps en temps, que l’intervention de Miss Arquette qui connaît la langue des signes est passée comme un mail @ la boîtàmails, et mieux, a rehaussé l’attention de tous pile au moment où elle commençait à flancher, que tout ça avait des airs de spectacle, que Monsieur Câlin, cinq balais, est venu me faire un câlin pour me dire qu’il a aimé la chanson, ébé maintenant, j’ai envie de grimper sur le toit pour hurler ma joie, fêter ma libération, contaminer de bonheur le monde entier ! Servez-vous !

mercredi, septembre 22, 2004

Paperassouvenirs



Il y a un gros inconvénient à ne ranger sa paperasse qu'une fois tous les trois ans. Je suis tombée sur des trucs que je croyais morts, enterrés sans tombe, je n'sais où. Virés de l'ordi, virés de ma vie.
Ca n'a rien à faire chez moi, et pourtant, je n'arrive pas à les caser dans le sac poubelle.
C'est parti pour une journée au bord des larmes. Un rien noiera les rivages. Alors chut. Pas un mot.

Liiiiii lililili !

Ma prof de danse orientale est sublime. Nous, ses élèves, plutôt ridicules, mais patience, on y vient tout doux.
Elle nous a secoué le cou, les épaules, les bras, les poignets, le bassin, les cuisses, les chevilles, jusqu'à cette douleur lancinante et agréable que ressentent les gens qui le secouent rarement, qui l'ont tant retenu, qu'ils ont oublié l'existence de leur corps.
Le mien s'est réveillé, un peu engourdi, mais agréablement surpris de venir enfin à sa conscience. Je crois qu'il en veut à ma tête, il n'a rien voulu entendre de ce qu'elle lui disait de faire. Quand la prof décomposait les mouvements pour qu'elle sache ce qu'il devait faire, je n'arrivais à rien. Un sac à patates se balançant ridiculement, sacrément coincé. Mais dès qu'elle lançait la musique, il me suffisait de ne penser à rien, regarder et écouter sans aucune réflexion, et le mouvement venait tout seul, et mon image, dans la grande glace, me renvoyait une sensation de grâce. Je crois bien que je me suis sourie...
Je suis restée sur ma faim. Je sens qu'une heure et demie par semaine ne suffira jamais à me rassasier. Encore cette impatience... Moi aussi, je veux être belle. Tout de suite. Ou maintenant. Au choix.
En rentrant du cours, hier soir, je sentais mes hanches me porter différemment, j'ai pris un bain aux bulles essentielles, j'ai sorti tous mes bijoux que j'porte jamais, je me suis regardée toute clinquante de tocs colorés, et, incroyable, mais vrai, je me suis sentie déjà un peu plus belle qu'à mon habitude.
Demain, je mettrai mon bracelet de fatma à la pierre bleue mille et une nuit.

La Fausse

Je ne me souviens plus qui, où, comment, pourquoi. Juste un étouffement, une masse, un tas, des gens, partout, sur, à côté, sous moi. Des gens pas gentils. Un seul évènement agréable : C'était pour de faux. Je me suis réveillée.

dimanche, septembre 19, 2004

Passe, passe, passe à ton voisin

Chez moi, Firefox est jaune, mais assure tout autant que chez les verts. :op



(voir ce qui se passe chez Embruns et Paysan)

P.S. Celui que j'préfère, moi, c'est MyIE2. Suffit de cliquer/glisser pour ouvrir la page dans une nouvelle fenêtre qui, ô miracle, ne vient pas se planter devant la page de liens que je suis en train de consulter, mais derrière. Trop d'la balle mortelle qui tue la vie vivante.

Micro-onde

Voilà ce que j'suis. Je chauffe aussi vite que je refroidie. Une semaine pour subir la passion, une semaine pour l'estomper. Je n'arrive même plus à me souvenir des yeux du Vieux.
Tant mieux. J'espère qu'en le revoyant, si je le revois, j'obtiendrais pas un ticket pour un nouveau tour de manège...

J'vais descendre offrir un café turc à la yougo à mes nouveaux potes du kebab du coin, fraîchement débarqués de Turquie. Non parce que les gars, ils t'offrent des boissons, mais c'est jamais qu'une dette de fesses, qui en reste. Comme ça, on sera quitte.
Ce que c'est que la resociabilisation... Six mois que l'un d'eux me reluque, et voilà que mardi dernier... Comment on fait pour se faire un pote d'un type qui fantasme depuis six mois ?
Limite, lui, j'm'en fiche, mais son cousin, on dirait un Belgradois, ça l'fait, comme pote...
Des fois, j'aimerais être un canon juste pour savoir gérer ce genre de situation.

Heu...

Va falloir revoir mes priorités... Jamais je n'aurais le temps de tout mener de front... Qu'est-ce que j'vais bien pouvoir éliminer de ma boîtàprojets ?

(sic)

J’avais un coq terrible
C’était un vrai diable
Sous la pluie et dans le vent
Il se tenait toujours droit
Les plumes volaient à travers le village
Chez nous, y’avait toujours de bons oeufs

J’avais un coq terrible
C’était un vrai fou
Dès qu’il picorait une poulette
Elle était comme frappée d’un gourdin
Et les poulettes sont de drôles d’oiseaux
Leur coeur craque toujours pour une belle brute qui picore bien

Pour lui, il n’y avait pas que les poulettes, de charmantes
Non, celui-là sautait aussi sur les oies et les canes
Et sur les dindes alors... Dès qu’il avait une chance !
Bah... Le principe est le même
Tout le reste, c’est des nuances

J’avais un coq terrible
Il était un peu étrange
Le jour, un peu comateux
Mais la nuit, toujours en éveil
Les filles de mon village en ont entendu parler
Grâce à ce coq, moi aussi j’avais bonne réputation

Pour lui, il n’y avait pas que les poulettes, de charmantes
Non, celui-là sautait aussi sur les oies et les canes
Et sur les dindes alors... Dès qu’il avait une chance !
Bah... Le principe est le même
Tout le reste, c’est des nuances

J’avais un coq terrible
C’était le champion du monde
Aujourd’hui les coqs sont bizarres, le moindre poil les dérange
Je n’en connais pas la raison, c’est une autre époque
Toujours est-il qu’à côté de mon coq
Tous les autres, c’est qu’des mauviettes

J’ai 65 ans, l’automne tardive approche
Mes vieux amis voyagent et j’attends mon tour aussi
Cette vieillesse ne me serait pas si affreuse
Si j’entendais le coq chanter, au moins une fois par mois

Alors écoute bien le conseil que pépé va te donner
Quand tu as un coq jeune, ne le laisse pas en peine
Laisse le voler, que les poulettes le voient
Après, il sera trop tard, au coq aussi, le temps est compté

(traduction bâclée de "Pesma o jednom petlu" - Djordje Balasevic, chanson que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien bleu de la page qui s'affichera sous vos yeux confus... quoi... c'est pas en cyrillique, c'est déjà ça !)

mardi, septembre 14, 2004

Baboonerie

Conjointement prises d’une sensation de faim et de fainéantise, nous nous sommes arrêtées au kebab. Nous y avons commandé deux sandwichs différents. Après s’être laissées offrir deux canettes, nous en sommes ressorties.


(en fait, c'est L-in-A que ça se passe)

dimanche, septembre 12, 2004

(sic)

Le Gars Au Chapeau : Je peux essayer ton chapeau ?
Popette : Ouais *j'enlève le mien, une clochette est emmêlée dans mes cheveux, il pose le sien sur ma tête, je n'arrive pas à démêler la clochette*
Le Gars Au Chapeau : Astucieux, comme anti-vol *il se penche et l'essaye comme ça, et moi, j'ai même pas de photo pour vous montrer la pose... Imaginez...*

(sic)

"Mssieudames, bonsoir. Scusez le dérangement. Si je viens aujourd'hui vous enquiquinationner, ce n'est pas juste pour le plaisir. J'ai perdu tous mes copains, je suis passablement défait, je n'ai pas de voiture et j'ai soif. Je m'adresse à vot' bon coeur, Mssieudames, si jamais vous avez vu mes potes..."

Quelques mots, quelques rires, et il s'est avéré charmant, mais trop ivre pour ne pas me saouler. Un babaille de sa main en l'air, un babaille de la mienne, la sienne s'approche, la mienne esquive, Youss'N'Dour décolle... Et voilà la danse des mains. Vous savez comme ça peut hypnotiser, une danse de main. Ben là, y'en avait deux. Une petite et une grande. Même si elles n'ont réussi qu'à s'effleurer, on aurait juré que l'espace de neuf secondes, elles se sont aimées.
Ah mais j'y suis pour rien. Ma main est partie toute seule. Je n'ai eu que le temps de la voir faire.

Le plus drôle... Ce gars là, même s'il vient ici lire ça par pure coïncidence, ne pourra jamais se reconnaître. Je suis la gardienne de l'un de ses souvenirs. Un joli.

On veut être des gens heureux !



"Laaa, la, la, laaaaa la la lalala, laaaaaa"



Elles nous ont d'abord échapés, mais on a rattrapé notre chance.



Ceux-là ont tenu à vous faire coucou. Quelqu'un les connait ?



Et les découvertes...



Palestina en transe ! Quelle complexité de pas pour une danse populaire !



Voici Jean-Claude. Je lui ai promis que je gagnerai des sous avec un sourire pareil en poche... A vot' bon coeur, Mssieudames...



C'est rigolo, il pleut !



Et ces deux-là...



Hein ?



Sont-y pas beaux, eux ?
Et j'vous dis pas les bouilles...! Ils étaient très heureux à la perspective de voir leur petons sur le Net. Ainsi soit fait !



Tant, et tant d'autres petites lumières...

C'est si élégant, dans les mains d'une fille, les chaines de feu...





(sic)

Popette : Mais non ! Pas toi ! Celui qu’est derrière !



Popette : Voilà. Merci !
Capuche Du Pérou : Lui, derrière, hein ? Et moi ? Rien ? Je suis vexé !
Popette : Mais si, mais t'as pas d'boue toi, et je t’ai déjà pris trois fois !
Capuche Du Pérou : Ah ouais, quand même...
Popette : Et je les garde, hein...
Les Potes A Capuche Du Pérou : Ouaaah ! Elle les garde !

(plus tard)

Capuche Du Pérou : C’est ta copine ?
Itharius : Non, c’est mon amie.
Capuche Du Pérou : Ah bon... Ben tant pis... Non je lui ai demandé si tu étais sa copine... Je t’aurais invitée à danser sinon...*haussement d’épaule sacrément déçu*
Popette : Tu me fais rater des touches...
Itharius : Ah bon ? Mais j'lui ai dit que tu étais mon amie ! Zut.
Popette : Comme tu dis.



Popette : Ah ouais... Tu me sauves la vie en fait... Merci...

La Caravane Passe

Cette fois, j’avais mon chapeau. Ça change tout. Ça donne plus envie.
Sur scène, des gars faisaient la plus pêchue des balances que je n’ai encore entendue.

Itharius : C’est eux.
Popette : Non, ça peut pas être O’Djila, t’as vu comment ils causent franchouille ?
Itharius : Et alors, t’as vu comment tu causes franchouille, toi ?
Popette : Oui m’enfin quand même... Je l’aurais su, s’ils avaient été Franchouilles... Non ?
Itharius : Je sais pas...
Popette : Ou alors, c’est juste des techniciens, ils ont pas la gueule d’O’Djila... Ah voilà, celui-là porte une chaïkatcha, je reconnais mieux... Mais bon, O’Djila, ça a bien 20 ans, ils sont un peu jeunes... Tu vas voir qu’ils ont annulé...
Itharius : Mais non, si ça s’trouve, O’Djila, ça veut dire La Caravane Passe.
Popette : Mouais... La caravane est passée par d’ssus O’Djila, ouais...



Le Gars A La Chaïkatcha : O’Djila n’a pas pu venir, La Caravane Passe et les remplace !

Légère déception, le temps qu’ils entament leur première chanson. Quelqu’un connaît l’album de Bregovic & The No Smoking Orchestra ? Ben c’est le genre, avec la pêche des concerts en rab’. Ils ont joué des vieilles chansons tziganes, en plus de leur compos, alors O’Djila ou eux... Bien sûr, O’Djila, c’est mon passé. Mais La Caravane Passe, c’est mon avenir ! Mon pays revit enfin ! C’est une fierté de patriote que de voir tous ces Franchouilles se trémousser à la folie au rythme des Tziganes !
Et puis surtout... Surtout... Si longtemps que je ne me suis pas sentie parmi les miens... Même là-bas... Il y avait là, enfin ! une foule de gens comprenant l’intensité des émotions que sait procurer un instrument dans les mains d’un Tzigane ! J’avais beau souffrir le martyr des panards, leur musique me secouait dans tous les sens... Et c’était bon... Mais bon...



Quand j’vous dis que y’a d’la blague à Bon Dieu dans l’air... Le Gars A La Chaïkatcha, il a dit comme ça :
"Il pleut. Mais nous, on aime la pluie, parce qu’elle coule sur nos vignes pour la faire pousser. Alors nous, on va chanter une incantation, on va appeler la pluie, on va chanter tous ensemble le Frog (Jesaisplusquoi) !"
Là-dessus, il pleuvait encore :



Et du coup :



Dans la série des symboles de la renaissance, ceci :



Une fois le concert fini, La Caravane est passée mettre les pieds dans la boue avec nous ! Je n’ai jamais vu d’orchestre tzigane qu’à l’arrêt du bus en bas de chez moi. J’ai tant rêvé ce défouloir de peines extrêmes et de joies outrancières... Un couple est venu danser devant eux. Puis, chacun a invité une autre personne. Le monsieur a choisi mon chapeau rouge ! Bonjour la trémousse dans la boue ! Acrobatique ! Très vite, la piste s’est remplie de bonheurs intenses.
Voilà. Je rêve pas. C’est fini. C’est bon, le bonheur !

L'expo peinture

Je n'avais pas de quoi noter les titres et les artistes, et je ne trouve pas meilleure info que cette liste. Honte sur moi, qu'elle se pose et jamais ne se relève...

Herisson Sauvage : Oui, mais pourquoi ?



Parce que "L'instant présent est dépassé. Ben"



Parce que je crois que c'est le style qu'Ortho apprécie.



Parce que.



Parce qu'on dirait la mamie de "Balas uspavanka" qui vient de perdre son petit fils sur le chemin d'une balle perdue.



Parce que c'était moi.



Parce que les couleurs ont une vie intense.









Parce que :
"Il était une fois un lion.
Un lion comment ?
Un lion terrifiant !
Grimaçant et furieux !
Terrifiant ! Terrifiant !

Me demandez pas ce qu'il mangeait,
celui là mangeait tout ce qu'il voulait,
un tramway entier, et un bout de nuage.
Terrifiant ! Terrifiant !

Bla-m'en-souviens-plus
m'en-souviens-plus-bla
jusqu'au jour où Brana
l'a effacé avec sa gomme !
Terrifiant ! Terrifiant !"

(traduction approximative de "Bio jednom jedan lav" de Dusko Radovic)



Parce que c'est une maman.



Parce que ce n'est pas une maman.



Parce que, les gens, la plupart du temps, ils s'en foutent, des gens.



Parce que le cri.



Parce que la guère.



Parce que c'est moi.