samedi, mai 28, 2011

J'aime quand ça se résout !

Ebé le souci de soutien dans le domaine des amours avec mon amie, c'est ré-so-lu !

Il s'avère qu'elle jugeait selon ce que j'arrivais à lui en dire, et qu'elle entendait fort mes peurs. Depuis qu'elle a vu quelques extraits de ce que ça peut m'inspirer, depuis qu'elle m'a vue donc exprimer la joie de l'amour en moi, ça a fait la paix, en elle, qu'était juste contre qu'on m'fasse de la peine, mais bon en même temps, j'ai assez d'une mère hein, parce que c'est pas les autres qui m'en font, d'la peine, c'est moi, et qu'a enfin pu voir aussi tout le bien que ça me fait, et en moi, parce que j'ai exprimé, ce que je suis, en réalité, en dedans, ce que Lui seul pouvait voir.

C'est trop bon de jouer ! Merci ma P'tite Chouquette ! T'es toute choute d'amour ! Tas d'or !

jeudi, mai 26, 2011

Pour toi, Mon P'tit Papa Des Grands Amours

J'ai su il y a peu que tes fleurs préférées étaient les roses blanches. Je t'en offre tout un rosier, regarde ! Il est pour toi. Tu sens comme ça sent bon ? Les fleurs sont énormes ! Avec des pétales immenses !

Je t'aime. Merci !

aujourd'hui

hier

Soeurette en vadrouille dans le Vaste Monde Entier

Ca y est, Soeurette réalise son rêve. Elle est partie samedi à Belgrade. Elle y reste deux mois. Elle repasse par ici en juillet. Et puis c'est parti pour l'Amérique Latine. Ensuite, on verra. Elle est partie pour deux ans de vadrouille.

Pour deux semaines, je suis seule en France. Pas de famille. C'est une sensation de liberté immense. Et à la fois, l'impression de voler au dessus d'un gouffre.

Je viens de l'avoir au téléphone. Ca fait du bien. Très fort. Et tout drôle, parce que j'avais déjà le sentiment d'une grande distance. J'ai même pas su si elle était bien arrivée.

Elle a trouvé des cartes postales que mon père nous envoyait quand on était petit, et qu'il a dû partir un mois et demi au Japon. Elles me les a toutes lues.

C'est beau... C'est plein d'amour... Plein de sincérité... Bref, mais bien chargé en émotion, émotion d'amour, émotion de rigolade, émotion de hâte de se retrouver... Tout lui !

Moune va me les rapporter. Je les ajouterai à mon bouquin pour lui, et les autres papas. Ca s'appelle "Libérez les papas !" Ca sera beau. Ca sera plein de sincérité. Ca sera chargé en émotion. Ca sera tout lui. Et ça sera tout moi.

C'est vrai que je suis un peu plus comme lui, que comme ma mère. Mais maintenant, j'en suis fière. C'est plus un problème. Plus un truc à vaincre. Parce que je le comprends enfin. Pardonne-moi, mon p'tit papa. Je ne savais pas. J'étais p'tite, j'écoutais ce que les autres me disaient. Mais les autres, il ne savaient rien de plus de toi que ce qu'ils savaient, ce qu'ils pouvaient comprendre. Maintenant je sais. Je te comprends.

Je t'aime. De tout mon coeur.

Hier, je t'ai imaginé danser sur une vieille chanson yougo gaie que je chantais à tue-tête. Danser faux, comme tu chantais. J'ai adoré. C'était bon. On a vécu un bon moment. Je sais que tu sais. Comme si t'y étais. Je sais que ces cartes, c'est ta réponse. Moi aussi je t'aime. Et, je te dirais bien, toi aussi tu me manques, mon p'tit papa, mais tu es tellement là... Tellement en moi... Je t'aime. Je suis heureuse que tu sois mon père. Et je te remercie, pour cette belle vie que tu m'as offerte. Promis, j'en gâcherai pas une miette.

Je t'aime.

Oh et, une révélation de plus

Je le sentais bien comme ça, avec cette dernière saison de blablabla sur ce blog. Ca aussi c'est confirmé. Ecrire ce journal de bord, c'est ma façon de méditer. Alors pour sûr, ça a beau être le désert dans les statistiques, je suis carrément pas seule dans ma tête, c'est la gigafête :o)

En tout cas...

En tout cas, le lendemain, j'ai eu une nouvelle confirmation ferme que si j'y arrive, si je ne pose plus de barrières avec mes pensées de peurs, ma vie, elle va être saprément belle telle que je la souhaite.

Déjà, mes cartes de l'Archange Michael n'ont cessé de me dire, tout ce joli mois de mai, que tout va bien, que la seule chose qui me sépare de ce que je souhaite c'est ma peur, que l'amour éternel m'accompagne et que les anges des amoureux travaillent pour moi.

Pourtant, j'ai cette amie qu'a un gros problème avec l'amour entre hommes et femmes, et que je laisse me démonter. Et je l'ai laissée me démonter deux jours avant le jour de la surprise. Elle est juste, par ailleurs, j'ai confiance en son expérience et en son savoir. Mais sur ce coup, son sentiment ne correspond pas du tout à mes intuitions. Les cartes ont beau les confirmer, elle a pesé son poids dans mon jugement sur cette situation.

J'ai revu hier la dame qui m'a fait quelques massages qui m'ont fait beaucoup de bien. Elle fait aussi des tirages, et lundi, je lui ai envoyé un message pour changer le but de notre rencontre. Pour la première fois de ma vie, j'allais me poser devant une voyante, et la laisser me narrer la bonne aventure qui m'attend.

J'avais trois questions à lui poser. Mais elle n'a pas demandé de questions. Juste à la fin, elle a dit "j'ai répondu à tout ou y'a d'autres questions ?" J'ai rigolé. Elle avait répondu à tout. D'entrée, que des cadeaux m'attendaient.

Il y avait une neuvaine allumée, une de Saint Joseph, celle que j'avais faite brûler pour mon papa et toute les générations des hommes de la famille à Saint Sulpice, lorsque j'ai su la naissance du petit dernier, quitte à ce que cette belle bande d'athées se retourne dans ses cendres ou me traite de sorcière selon l'état d'évolution de chacun.

Il y avait deux tasses de café. Etrange... L'une d'elle s'est avérée utile pour lire dans le marc. A la turque. Comme chez moi, là-bas, en Yougos ! Ca faisait des années que j'avais pas vu ça ! L'autre allait avec les deux gâteaux, j'en faisais ce que je voulais.

Elle n'a pas lésiné sur les outils intuitifs cette belle grande dame. Elle avait la totale pour m'éclairer. Le marc, la boule de cristal, des cartes de toutes sortes, tout. J'ai adoré. C'est une voyante éclectique universelle.

En plus, elle a vu plein de belles choses. Plein. J'étais heureuse et libérée en sortant de là, autant qu'après l'un de ses massages, joyeux mélange de traditions massantes mondiales aussi.

Libérée, parce que ça confirmait mes propres intuitions aux quelles il est parfois difficile de s'abandonner.

Cette sensation, dès la première conversation avec Lui, que nous seront lié d'un lien unique, beau, quelque chose que ni Lui ni moi on ne connaissait, mais qu'on allait découvrir. J'avais pas la moindre idée que ça prendrait tant de temps. Et souvent, je me suis impatientée. C'est confirmé pourtant. C'est beau. Et ça devient et deviendra de plus en plus beau. Un amour libre. Sans possession. Sans entrave. Sans se couper les ailes pour s'assurer d'une sécurité illusoire et s'enfermer dans les habitudes. Parce que j'ai une mission. Et que c'est un Grand Homme. Qui porte le monde. Il nous faut ça.

Ma certitude d'avoir une grande mission, avec l'école des Artistes Passeurs. La Guérison par la Créativité Naturelle. Et la sensation que ça fera le tour du monde en 80 jours. Que je suis née pour que le monde entier le sache. Parce que je porte un message important. Une grande délivrance. Avec tout ce que ça comporte d'expériences lourdes, et de fardeaux, dans la plus grande humilité. Ben c'est confirmé.

Moune ma mère a été voir une voyante y'a deux semaines jusqu'au Nord de la France là bas, pour avoir un message de mon papa. Faut l'dire à personne sinon on va la prendre pour une folle. J'y ai vu la confirmation de ce qu'elle nie mais je sais qu'elle pense de moi. Et la dame lui a dit "Vous avez trois enfants. Et une fille qu'est guérisseuse hein, n'est-ce pas ?" Héhé. Ca, c'est mon diplôme. L'un de ceux que je brûle pas, qui me servent pour de bon, comme cette poésie d'enfant, qui disait à l'époque où j'étais aide-éducatrice en bibole, que j'étais la bibliothécaire la plus extraordinaire de la Terre. Ben là c'est pareil. Je suis une guérisseuse. Et mes outils de chirurgien, c'est la créativité, la liberté et l'amour, la fraternité. C'est confirmé aussi. Je soignerai ma mère et ma soeur. Comme je l'ai souhaité, comme j'ai tout fait pour y arriver sans y parvenir, depuis toute petite.

L'impression que, depuis que j'ai reçu l'argent de mon papa, c'est fini, mes problèmes de sous, j'en manquerai plus. Confirmée. D'ailleurs, j'ai recontacté un investisseur que j'avais rencontré juste avant le départ de papa, et qui avait été le voir pour le magnétiser. Deux jours plus tard, il partait en paix, après neuf mois de retenue dans l'agonie la plus intolérable. A l'époque, le site que je voulais lui vendre avec sa petite affaire ne l'intéressait pas sans moi, mais je lui avait mentionné l'école, et il m'avait dit de le recontacter pour ça. Je l'ai appelé ce matin. On a beaucoup parlé, toute la matinée. Ca nous a fait du bien à tous les deux. Et je sais. Ca avance. Ca se fait. C'est confirmé.

Je vais beaucoup voyager. C'est une école internationale, dans le business plan d'il y a quelques mois. Alors forcément. Ca aussi. Ca se confirme. Etats-Unis. Canada. Yougoslavie. Îles Grecques. Corse. Pour commencer.

Et puis y'a une grande belle maison avec des chevaux à l'horizon. Ca c'est une surprise. Une très belle surprise. Je me rend compte du coup, avec mes quelques histoires de rencontres équestres, si joyeuses, si emplies d'amour, j'adorerai ça, avoir un ou deux copains chevaux. Je serais cap' même de les faire bosser comme artistes passeurs hein. Je vois très bien comment il feraient vachement bien leur boulot.

Pour une première rencontre, une première exposition à la vision d'une autre, c'est archi réussi. Archi. J'ai adoré. Ca m'a débloquée, mis à terre encore plein de barrières. Et voilà que j'avance. Libre d'être exactement ce que je suis. Ce que j'ai été, ce que je serai, ce que je peux être. Absolument tout ce que je suis.

C'est bon la vie ! Miam ! Merci ! Merci ! Merci !

Ouahahahooooow !

C'est terrible un imaginaire qui turbine avec le moteur de la peur. V'là les scenarii catastrophes... Or, ces temps-ci, j'me suis bien laissée avoir encore. Ah, il en faut des expériences pour apprendre une leçon, une seule...

Voilà comment le Grand Hasard m'a arrangé l'affaire de la surprise à ce jour et comment mon imaginaire a été rebalancé sur la turbine de la joie :

Mardi matin, j'suis au téléphone avec mon premier client pour le conseil en orientation et réorientation complémentaire, alors j'peux pas répondre à l'appel du numéro que je connais pas. Il appelle deux fois, mais j'laisse passer. J'écoute le message, c'est l'entreprise en bas de Son bureau qu'a reçu ma surprise sans destinataire indiqué, y'a que l'adresse. J'suis sûre d'avoir mis Son nom et indiqué Son entreprise, je vérifie quand même sur la feuille de la poste, et j'ai la preuve, j'l'ai fait. Comment c'est possible, j'sais pas.

Il fallait indiquer un numéro de téléphone. J'ai commencé par inscrire Son portable, puis, j'ai barré, me disant qu'il en serait ptêt fâché, que je laisse son numéro à n'importe qui. Il m'avait appelé une fois du fixe de Son bureau, me disant de pas l'appeler là. J'avais aucune intention de m'en servir, mais je l'ai noté dans le portable histoire de le repérer dès fois qu'Il sonnerait encore de là, et claironner mon joyeux "Toi !" à la place d'un traditionnel "Oui allo bonjour". Alors j'ai mis ce numéro là, ça me semblait moins privé.

Quand j'ai rappelé le gars qui m'avait laissé le message de l'embrouille, c'était trop tard, le facteur avait repéré le numéro de l'entreprise et a appelé là pour délivrer ma surprise.

Hello la panique en joie ! Y'avait pas de mot dedans, alors si quelqu'un voulait savoir à qui c'était adressé, il pouvait aussi bien lancer la clé USB et profiter du spectacle sur la carte. Il aurait su au chapitre 4 à qui c'était destiné, mais pour sûr, à ce stade, il aurait eu envie de tout voir.

Je L'ai appelé pour le coup. J'étais toute en rigolade. Un rien désolée de l'éventuelle affiche, espérant qu'ils avaient l'humour à son bureau, mais j'me marrais franchement. Il a pas répondu. J'y ai laissé un message qui s'terminait par un "Débrouille-toi !" Et puis vers midi, un mail, juste comme ça, parce que je pensais qu'à ce qu'il en adviendrait, et n'arrivait pas bien à me concentrer sur autre chose.

Et puis Il m'a appelée. Trois minutes. Il a dit qu'il me rappellerait tranquille au soir, et deux jours plus tard c'est toujours pas fait. Tout Lui. Mais ça a suffit pour me faire réaliser tous les mensonges que mes peurs m'inventent, et ce gouffre que c'est, pour elles, cette part de Lui.

Ce n'est que deux mots, répétés deux fois, et un ton, qui m'ont sortie du piège. Il n'était pas fâché. Il a eu le temps de me dire qu'il courrait partout depuis quatre jours. Comme d'hab. C'est L'Homme Qui Porte Le Monde. Normal. Et puis Il a dit "J'te rappelle ce soir tu pourras m'engueuler." Et j'y ai dit "Mais non c'est Toi qui va m'engueuler, prépare ton gourdin." Et Il a dit, Il a dit comme ça, "Sûrement pas. Sûrement pas..."

Et ces deux mots, ce ton, ça a suffit.

Je turbine sur la joie depuis. J'avais imaginé qu'il m'en voudrait. Qu'il me rejetterait. Et j'me suis pris sa gentillesse, sa tolérance en pleine poire. Ca fait du bien. Beaucoup de bien. C'est comme un pansement, un baume d'amour, pas l'amour amoureux comme on le vit de nos jours, un baume d'amour inconditionnel et universel. Un régal pour l'âme.

Ca fait longtemps que je sais, j'ai à apprendre à faire avec tout Son Lui. Y compris cette part qui est un gouffre à peurs. J'essaye, depuis longtemps. Parfois, j'ai cru y être arrivée. J'ai vraiment cru que je ne me laisserai plus avoir. Et voilà qu'une nouvelle fois, j'ai causé un mois de séparatisme sans me rendre compte que je m'y étais à nouveau engouffrée.

Peut être que cette fois... Peut être... J'espère.

Le grand désert des arcs-en-cieux

Y'a personne qui vient ici c'est vérifié. Youpi tralala ! Je peux dire ce que je veux ! Même zût ! Même crotte ! Même zesteflûte & tralalèèèreuh !

Y'a que Popette, Chouquette, et les anges. Ouh qu'ça fait du bien !

mardi, mai 24, 2011

Ebé on a bien joué !

Je vais l'appeler Chouquette la p'tite en moi. Ca rime avec Popette, c'est bien. En plus c'est vrai qu'elle est chou. Et drôle. Et tendre. Et rêveuse.

Ah, qu'est-ce qu'on s'est bien marré !

Maintenant je peux raconter. Je voulais réaliser un rêve. Pour Son anniversaire, je voulais le voir. Cinq ans qu'il veut pas. Cinq ans que je le connais que sur net. Déjà la première fois, y'a quatre ans, il a pas voulu, ça m'a retournée hors de moi. Je suis partie vivre mon aventure avec le premier Yesss Papa venu.

Je sais pas pourquoi j'y ai mis le grappin dessus comme ça à Lui. Quelque chose en moi sait. C'est Lui que je veux aimer, parce que c'est comme je l'aime que je veux aimer. Et j'en ai pas encore connu d'autre que j'aime comme ça.

On était plus ou moins restés en contact ces trois années là. Rarement. Mais un peu quand même. Genre pour le boulot, mais ça n'a jamais rien donné. Comment tu veux, sans s'voir t'manières.

Alors quand je suis revenue de mon Périple à Perlipopette en bmdoublepieds jusqu'à la mer, ou presque, au moins 50 kms, entre deux trains, que mon P'tit Papa était partie voler avec les anges, et que je l'ai choppé, Lui, et que j'y ai dit tout ça et qu'il m'a consolée et que c'était repartie pour un tour, j'étais encore plus sûre. Quelque chose en moi sait. La chance se présente à nouveau, c'est pas pour rien.

Seulement, même si j'le voyais plus pareil, même si j'avais plus de force, plus de foi, plus de patience, plus d'amour et que j'étais sûre de plus jamais le voir P'tit Con, Lui n'a pas tellement changé. Toujours aussi angoissé. Toujours aussi fermé. Toujours aussi méfiant. Toujours aussi silencieux. Et toujours aussi attendrissant. Et passionnant. Et pas bête du tout. Et gentil. Et... C'est à dire qu'à force de distance, j'ai pu prendre mes libertés comme jamais jusque là. Dans des tartines. Et des tartines, et des tartines, et des tartines...

Y'en avait tellement que le plus souvent il répondait pas. Et quand il répondait c'était le plus souvent vite fait dans un métro, une ligne ou deux. Mais voilà. C'était une ligne ou deux qui m'inspiraient encore des tartines, et des tartines, et des tartines...

Souvent, quand même, je retenais le sentiment d'injustice en moi. Un coup j'avais l'impression qu'on se rapprochait, un coup c'était le Grand Silence. Parfois, ça pouvait durer des jours, parfois un mois, et chaque jour, j'attendais, j'attendais, j'attendais... Et je tartinais. Et quand même moi, j'me filais la nausée, je tartinais dans un fichier Word. Lettres à Lui.

Je sais pas pourquoi. Je sais pas comment. Je suis pas obsédée comme ça, jamais, par un gars. Jamais je m'attache. Dans une vraie relation. C'est ptêt la distance. C'est ptêt tout ce que je peux lui raconter. C'est ptêt tout ce que je rêve. J'sais pas pourquoi. Mais c'est comme ça. Au bout d'un moment, je pensais plus qu'à Lui. Rien d'autre n'avait d'importance. Je vivais pour ses quelques lignes, et mes tartines.

Et puis voilà. Je me suis offerte un sapré pas d'cadeau pour les croissants le jour de mon anniversaire. Je lui ai dit encore une fois j'peux plus, mais cette fois, j'suis pas revenue, même quand je sentais des choses. Parfois, je sentais des choses oui. Je sentais s'il était mal ou bien. J'envoyais juste un p'tit mot et c'était reparti.

N'empêche je pouvais plus. Alors j'y ai dit Belle Vie. Hasta la vista bébé. J'y ai dit qu'au Pays Imaginaire, je l'attendrai avec Peter Pan et Clochette.

Je ne croyais pas si bien dire. Une semaine plus tard, je retrouvais ma Chouquette en moi, on a décidé qu'il n'était pas trop tard et qu'on réaliserait ce vieux rêve de le voir dix secondes et on s'est saprément bien marré à lui concocter la surprise.

On voulait l'espionner à l'Amélie Poulain, déguisées et tout, et puis finalement non, et on a joué à se déguiser et à chanter. On a fait l'arisot Toinette, on a fait les clubs de St Germain, on a fait la tsigane passionnée, la baba diseuse de bonne aventure, la star, la Marylin, la Marylou, on a inventé une chanson, un conte et on a fait chanter Joyeux Anniversaire à des enfants qui en étaient si heureux qu'ils se sont mis à faire des roues partout, rien que pour ses beaux yeux à Lui. C'est vrai ils sont beaux en plus.

Durant 21 jours, Chouquette et moi, nous étions heureuses. Ah ça oui, qu'est-ce qu'on a ri...

Et puis l'avant veille, j'ai fait une erreur. Une grosse. J'ai mis entre les mains d'une amie le pouvoir d'agir sur mon rêve. Je voulais aller secouer de joie tout un wagon de métro. Et j'ai pensé que ce serait plus sympa avec quelqu'un pour filmer, parce qu'entre les bougies à étincelles, les bombecs, les trucs à souffler qui font du bruit ou se déroulent là, les gens à faire chanter en chef d'orchestre et la caméra, ça m'en faisait beaucoup entre les mains. Je comptais sur elle parce qu'elle aime ça, se donner en spectacle, et ma Soeurette partait vadrouiller le monde alors elle pouvait pas.

Ben j'aurais jamais dû. Elle m'a démontée toute l'après-midi parce qu'elle y croit pas t'manières à mon rêve et se montre chaque fois démontante si j'lui en parle, d'ailleurs plus jamais j'lui parle d'amour, elle a un souci j'crois avec ça, un que je n'ai pas, et comme je suis influençable, ben ça m'démonte. Donc toute l'après-midi, c'était "ouais mais t'en attends quelque chose c'est pas bon ça marchera pas" et une fois dans le métro, elle s'est dégonflée c'est une chose, mais elle m'a dégonflée aussi, ce qui en est une autre. Bref, j'peux pas compter sur elle pour tout ça. J'aurais dû le faire seule, j'y serais arrivée. Et puis j'peux pas l'en vouloir. C'est moi qui me suis attirée ça. Ca aurait pu se passer autrement si j'étais pas restée dans mon ancienne peau toute serrée. J'avais qu'à pas m'laisser dégonfler et voilà.

J'suis rentrée en m'disant "Eh, si t'es pas cap' d'affronter la déprime d'un wagon d'métro et la dégonflade d'une amie, j'vois pas comment tu vas oser te poster sans crier gare devant Lui avec ta fleur."

Mais j'avais un jour pour me rebooster. Et je l'ai fait. Consciemment. Seulement, inconsciemment, ça fomentait déjà contre moi depuis un temps... A l'heure H du jour J je me suis retrouvée avec un problème technique. Ma clé USB n'avait pas assez de place pour loger toute ma carte de voeux en spectacle. Alors quid faire ?

J'avais trois choix. Je courrais avec l'ordi au Monop' en acheter une et je filais dans le métro en espérant que j'aurais le temps de tout remanier en route et en priant les anges qu'il arrive pile poil au bon moment et que j'sois prête. Je reportais le tout au lundi. Ou je Lui faisais savoir et j'Lui demandais d'descendre de son perchoir cueillir ma surprise.

Ben j'ai refais la même erreur. Je Lui ai envoyé le message qui lui laissait un pouvoir sur mon rêve. Et bien sûr, il s'est pas gêné pour s'en servir. Il n'a rien répondu. Et je suis restée plantée là, à nouveau dans l'attente, à nouveau dans la tristesse.

J'ai fini par lui envoyer par La Poste. Voilà. Il doit recevoir la carte, la rose tsigane et les bombecs ce matin.

Mais j'l'ai pas vu. J'ai pas réalisé mon rêve. Et comme j'le vois mal me proposer d'le voir même après s'être pris la bourrasque de joie de presque deux heures que j'ai logé sur la clé du bonheur, vu comment il se terre depuis trois jours, ben voilà. Tintin.

Alors depuis, Chouquette, elle fait la tête. Elle veut plus jouer. Avec personne. Même pas moi. Elle a raison. J'ai pas été à sa hauteur encore sur ce coup. Moi aussi, j'me fesserais bien.

Mais bon, j'prends la leçon et on trace. Si tu veux réaliser un rêve qu'est bien à toi, tu te fiches de qui y croit qui n'y croit pas, toi, t'y crois, et tu t'en charges d'un bout à l'autre. Jamais tu laisses le pouvoir à qui que ce soit de te le briser. Jamais.

Tu vois j'ai compris, maintenant, ma Chouquette, fais pas la tête. Je sais bien ça t'fait une belle jambe. Mais hé. On va en faire d'autres des rêves. Et on s'laissera plus démonter.

Oui bon d'accord. J'me laisserais plus démonter.

Allez. Viens. Viens on joue. Juste nous deux. Juste entre nous. Viens.

mercredi, mai 04, 2011

Trouver l'enfant en soi

Ben ça n'a pas été de la marmelade. Mais ça y est, je t'ai trouvé, mon P'tit Trésor...

La première fois que j'ai entendu parler de l'enfant cassé, blessé, tout entortillé dans les "il faut", c'était en novembre 2008. J'ai tout de suite reconnu la vérité dans ces mots, et depuis, je veux le retrouver, l'enfant en moi, je veux jouer, je veux vivre au jour le jour, dans l'immense plaisir et la grande gratitude d'être là, à goûter la vie sur Terre, et que le monde ait à nouveau l'air d'être beau et gentil.

Et j'te l'dis, c'est plus de deux ans, ça n'a pas été de la marmelade. D'abord, je ne savais pas comment être gentille et douce, assez pour te consoler. Je ne comprenais pas comment faire. On me disait "ben joue, offre toi de la joie, même toute seule, et surtout, toute seule déjà." Et j'y arrivais pas.

J'avais tenté des trucs. Dernièrement, j'ai joué avec des marionnettes à doigts, mais bon, c'était pas franchement ça. J'ai lâché ma voix à la guitare, et là oui, y'a eu du plaisir, et j'ai cru y être. Mais je n'y étais que presque.

Ce n'est qu'une fois que j'ai décidé de suivre une vieille envie dimanche soir, que je me sens plus libre et que je t'ai reconnu pour de bon, mon P'tit Trésor. Tu vas voir. Ca va être de la marrade maintenant la vie, une vraie marmelade de grand mère à l'ancienne.

Depuis, on joue toi et moi. Et tu me rends belle. C'est la première fois que je me vois belle, pour de vrai, comme ça. Je t'aime. T'es un vrai cadeau, toi. Je suis heureuse de t'avoir trouvé. Tu verras, maintenant, c'est toi d'abord, et demain, on verra bien, t'manières, tout est déjà là, tout est prêt sur cette Terre pour nous nourrir et nous accueillir, c'est aussi simple que la vie d'un brin d'herbe, la vie.

Pour l'instant, j'ai envie de jouer, juste entre nous. Faire des trucs de oufs de notre corps endormi. Lâcher tout ça, les "il faut" les "c'est bien c'est pas bien", les "qu'est-ce qu'on va penser". Longtemps que je te le dis, longtemps que je te demande de m'aider. Ben ça y est.

Aujourd'hui, je me suis même permise d'annuler mon engagement au centre de loisirs de Soeurette. Pour toi et tes beaux yeux. Tu te rends compte ? J'ai laissé tombé les enfants pour toi. Parce que c'est toi, l'enfant le plus important du monde entier à mes yeux. Dès aujourd'hui. Oui, c'est pas trop tôt. Enfin !

On va s'éclater ma jolie. Ca y est, on s'éclate. Et contrairement à jusque là, où il y a toujours eu plus important, bien plus important à faire que de jouer, aujourd'hui je sais. Je suis en train de faire la chose la plus importante de toute ma vie. Je te retrouve. Même, je te trouve, car petite, je jouais déjà pas, ni avec toi ni ailleurs. Je répondais déjà aux attentes conscientes et inconscientes de mon entourage.

Et toi, toi ma p'tite biche, tout ce temps, tu es restée seule, enfermée, enfouie, retenue, à pleurer en silence, dans mes profondeurs. Pardonne-moi. J'avais tellement oublié que tu étais là, j'entendais tellement pas, que je t'avais perdue, et j'ai mis plus de deux ans à te trouver. Sans toi, j'avais beau le sentir, le dire, l'écrire, y aspirer de tout mon être, sans toi, la vie n'avait rien de magique, rien de romanesque, rien de terrestre. Que du social, que de l'éducatif, que de l'humain empêtré dans sa conscience, victime de tout ce qu'il croit inconscient, simplement parce qu'il ne sait pas le percevoir.

Toi et moi, demain, on s'en fout, toi et moi, aujourd'hui et c'est le troisième jour, on joue, et on ne fait plus que ça. On le fera, tant qu'on en aura envie et ensuite seulement, on passera à autre chose, mais ça sera encore un jeu. Et tout, tout va bien, comme tout, absolument tout ira bien comme ça.

Que ceux qui parlent d'utopie et entendent par là un impossible, même sous dictature, rangent leurs arguments. Le monde change, et toi, et moi, on y participe. C'est ce mois de mai, que l'on fait tout ce qui nous plait, et après tu verras, on aura même pas à penser quoi ou comment, ça se fera tout seul, à travers nous aussi, comme à travers tant d'autres humains ici bas, tu verras, très vite, très vite, on se mettra à dire ici haut, et haut les coeurs, et notre rêve de petits et grands bonheurs partagés entre les hommes changera le sens que ceux-là donnent à l'utopie.

Oui, ma belle. C'est le Paradis sur Terre. C'est l'Ici-Haut. C'est l'Amour, l'inconditionnel, le libérateur, le merveilleux, celui qui fait pousser le brin d'herbe et voler les zozios.

C'est la vie ! La vraie vie ! Allez viens, mon P'tit Trésor. Viens, on joue. J'adore ! Et vive la marmelade !

lundi, mai 02, 2011

Ebé ouais hein...

J'ai plus autant le temps de pleurnicher ici, je me marre comme un phoque en Alaska par ailleurs. Ma c'est top secret classified à ne pas divulguer alors... Vivement que j'déclasse le dossier que je puisse en narrer de bien bonnes !

dimanche, mai 01, 2011

Ha ! Haha ! Tripleyalla !

Je vais y arriver. Je sais exactement que faire maintenant. Y'a juste à pas se dégonfler.

A l'époque de la sortie d'Amélie Poulain, on me disait "Tu devrais aller voir, c'est tout toi." Deux ans plus tard, j'ai vu, mais je comprenais pas bien en quoi c'était tout moi. Et puis il y a eu une autre époque où j'ai réalisé qu'en effet, en moi, y'a bien une Amélie, sauf que la mienne n'a jamais rien fait de ses idées saugrenues, et qu'on la voit uniquement si on lit ce que j'écris.

Ben je vais lâcher Amélie, je vais, pour la première fois de ma vie, la laisser faire exactement ce qu'elle a en tête.

J'étais en train de pleurer tout en always watching you une dernière fois, un peu raté pour tout dire, j'voyais plus rien, quand la décision est tombée en même temps que l'idée. D'un coup, le flot a cessé, et depuis, je sourie. Alors je sais.

Je vais y arriver. Rien que décider ça, ça va me débloquer pour tout le reste. Le boulot et tout.

Ca m'fiche le même trac que quand j'ai décidé de poser une lettre sur la scène de Pennac, alors ça doit en fait être la seconde fois. J'ai à peu près le même temps pour me sortir de mes gonds et foncer. Ca m'fiche le trac, et il va pousser chaque jour. Mais avec le sourire.

Parce que j'vais y arriver.

Ca vaut un aouanagaine :

...

Si j'avais su m'aimer, si je me sentais en sécurité, je suis sûre, ça se serait passé autrement. En fait, j'ai pas envie qu'il sorte de moi. Au contraire, en fait. Il est bien là. Avec ses beaux yeux, sa belle voix et son jazz. Il s'approchait, à sa manière. Mais j'étais pas en sécurité, et ça ne m'a pas suffit.

Je tourne en rond comme ça. Je vais et je viens. Si y'avait pas les tartines ici, aujourd'hui, je lui aurais envoyé un message. Une nouvelle tentative. Je le ferai plus. Question de bon sens.

N'empêche. Je me force. Je me force à la distance alors que ce que je veux c'est la complicité.

Je fais le voeu qu'il fasse un pas, un petit pas, qu'il en envoie un, Lui. Je fais le voeu qu'il me rattrape. Je fais le voeu qu'il m'entende chanter Lucky. Et qu'il ressente ça. Je fais le voeu qu'on se retrouve.

Et sur cette conclusion douée d'espoir, j'essaye de me taire.

Oui ben voilà...

Pfff... Maintenant j'ai plus qu'une envie, c'est qu'Il entende ça. Pire. La Lui chanter en direct live. C'est quand même fou ça. Plus fou même que de sentir venir les catastrophes. Sors de moi avec tes beaux yeux bleus, ta belle voix toi et ton jazz, toi ! Allez, ouste ! Non mais que dame sors de là !

Lucky me

Y'a pas ça file la pêche hein :o) Merci, Molly :o) Oh, so lucky me :o)

Mon P'tit Trésor d'Amour,

Je vois bien, c'est plus tellement le chagrin, mais c'est que tu en tires une longue tronche ma belle. C'est tout serré en toi. Tout lourd. Allez, étends-toi, détends-toi, tu verras, tu flottes en fait, dans les eaux les plus troubles, tu flottes. Relâche un peu cette boule de nerfs en toi. Tu y arriveras, ne t'en fais pas. D'une manière ou d'une autre, tu y arriveras.

Comme tes fleurs hier, t'es toute raplapla, mais regarde-les, elles, un coup d'eau, un coup d'engrais, un coup de soleil, et en une nuit, il n'y paraît plus rien. Dressées comme on fuse vers les étoiles elles sont. Laisse aller. Laisse faire le bon en toi.

Courage, ma toute belle. S'il y a six mois tu pouvais te voir dans cet appartement, si tu avais su, n'aurais-tu pas été plus sereine ? Rassure-toi, dans six mois encore, ça sera encore mieux, t'iras encore plus loin, parce que c'est comme ça, la vie, ça va, ça avance, ça se vit, avec délice, tu veux pas un peu de chocolat ? C'est doux, c'est bon, ça réchauffe le coeur, allez va, fais-toi du bien.

Je t'aime, mon p'tit trésor, je t'aime fort. J'ai confiance en toi. Tu es douée de merveilles que tu ne vois pas venir, mais qui vont te ravir. Regarde plutôt par là. Laisse le passé au passé. Tourne toi vers demain, et fais-moi voir un peu ce légendaire enthousiasme qui te transporte. Où c'est que tu l'as planqué celui-là ? Hein ? Noyé dans de beaux yeux bleus ? Tsss... Allez va. Repêche-nous ça. T'es une fonceuse. T'es une warrior. T'es une Amazone comme on en fait plus. C'est qu'un passage un peu délicat. En toi, il y a la puissance de l'Amour, celle qui ravigote, laisse la don' couler en toi un peu.

Je t'aime ma toute belle, je t'aime et je sais, tu es un cadeau du ciel aux âmes de ton temps. Allez va. Va plus loin. Toujours plus loin. Chaque fois plus haut, ton coeur. Chaque fois. Tu sais bien.

Tu ne peux pas te tromper. Tu es un trésor. Tu n'as rien fait de mal. Pardonne, et pardonne-toi. Qu'on en finisse, et qu'on fête ça. Je t'aime, de tout mon être, de toute éternité. Tu es aimée. Tu es gâtée. Tu es Loved & Lucky, alors chante, chante aussi gaie que Molly.

Mais si ce n'était ce coup-là...

Ca va beaucoup mieux. J'ai été tentée de lier mon MSN à ce blog histoire d'avoir une chance de plus qu'Il vienne lire. Je l'ai fait hier dans la nuit, j'ai lié mon Facebook, mon You Tube, et ce blog. Et je n'ai pas pensé à Lui pour m'endormir.

Ce matin, j'ai enfin fait mon lit et lavé la vaisselle, ce que je dédaigne depuis jeudi, et j'ai délié MSN de toutes mes autres publications, avant même le café.

J'ai un gros pincement pour le coup, mais je bois mon café tranquille, vue sur soleil et fleurs, dans du tout beau tout propre. Plus que mon coeur à nettoyer, de tant et tant de pensées, et sentiments négatifs, nourris depuis des mois.

Comme dirait le vieux sage latino, je sais plus qui, on a tous en nous un chien blanc et un chien noir, mais on peut choisir lequel on veut nourrir. Ma bête noire a assez grossi, et mon toutou blanc se languit de courir, sauter, rigoler, câliner.

Ce qu'il me faudrait, c'est une nouvelle bonne dose de mots d'amour.

Oh que dame là là...

Message de Facebook ce matin : c'est l'anniversaire de l'un(e) de mes ami(e)s cette semaine qu'il dit. Qui don' ça pense-je. Je vais voir. C'est l'anniversaire de mon papa. Toute la famille a dû le recevoir. Tous doivent être dans le même état. On n'a pas son mot de passe, on en parlait avec soeurette l'autre soir de son Facebook, si on avait le mot de passe, elle l'aurait fait vivre, elle, par exemple. T'manières même si c'était pour supprimer le profil c'est pas possible. J'ai voulu virer le mien. C'est un affichage sans ticket retour, Facebook. C'est l'immortalité.

Décidément, les anniversaires, cette année, c'est pas ma tasse de thé.

samedi, avril 30, 2011

Ebé... Aouah...

Ca m'a fait du bien. Beaucoup de bien. Je sens que c'est pas fini. Là ça recommence presque. Mais ça m'a fait du bien. J'ai ressenti de la chaleur, ces quelques heures, et plus de chagrin. Là, j'ai une boule dans le plexus et une dans la gorge. Mais je vois déjà les choses autrement.

J'ai été saisie par ce chagrin. Juste après m'être souvenue que j'avais un machin de statistiques sur ce site. J'ai retrouvé les codes d'accès. Et j'ai constaté que c'est évidemment mort ici, plus personne ne vient sauf quelques personnes qui cherchent "il neige" chez Gogole, tombent sur une page et déguerpissent probablement sans lire. En tout cas, ces trois derniers jours, il n'y a eu que moi. Sans bien savoir pourquoi, ça m'a saisie de chagrin.

Là je vois pourquoi. J'y ai presque cru en fait, qu'Il serait venu sur ces pages. Mais en voyant ça, j'ai réalisé qu'il ne viendra pas. C'était limite bêta d'y penser même. Et ça m'a emplie d'une tristesse d'un genre que j'aurai cru infini. Seulement il a suffit d'un tout petit mot d'amour pour le faire passer quelques temps. Et me faire voir les choses autrement.

Tant pis pour Lui. Il choisit de passer à côté de ce que je suis. Il choisit de ne pas m'approcher. Il choisit de ne pas me connaître. Tant pis. Pour Lui.

J'ai mieux à faire que de m'en lamenter. J'ai mieux à ressentir que de m'en chagriner. J'ai tellement plus sympa à vivre que d'attendre qu'il réalise ce qu'il loupe. Tant pis. Il le choisit. C'est que c'était sans doute pas pour Lui. Sans doute pas sur son chemin. Si j'ajoute à son malêtre ambiant, tant pis pour Lui. Je Lui ai bien assez longuement proposé de compter sur mon aide. Il a choisit de ne pas la tenter. Je lui ai laissé la porte ouverte s'il change d'avis, s'il trouve l'envie de m'approcher. Je lui ai laissé ce pas à faire. Il choisit de ne pas le faire. Qu'est-ce que j'y peux ? C'est son choix.

J'ai toujours trouvé injuste cette capacité au bonheur que j'avais, face aux personnes comme Lui, qui choisissent de rester dans leur malêtre plutôt que d'évoluer, par peur de l'inconnu. Et c'est encore elle qui me retient. J'aimerais tant, j'aimerais tant que tout le monde connaisse ça. Et Lui, c'est certain, le mérite bien, à Lui, c'est sûr, je le souhaite plus encore qu'à tout autre. Mais que dame tant pis. Je ne peux rien contre un choix.

J'ai de la chance. J'ai beaucoup de chance. J'ai plus de chance encore que Molly Johnson, parce que je sais, je l'ai même sans un Fella, cette chance de pouvoir me sentir exactement comme ça, Lucky, si Lucky que moi aussi, I wish the whole wide world was lucky as I am. C'est injuste. Mais j'y peux rien. Y'a aucune raison que je m'en prive pour autant. Je l'ai. Tant pis. Tant pis pour Lui. Je l'aime. Je la Lui souhaite. J'peux rien faire de mieux. J'peux pas la laisser filer sans moi, cette chance là.


Oh ben ma chérie, mon aimée, mon petit trésor,

Qu'est-ce que c'est que ce gros chagrin-là ? Viens, viens, roule-toi en boule dans ma chaleur, dans mon ronron, comme un chat. Ca passera, va. Il ne peut en être autrement. Regarde tout le beau, tout le bon qui t'entoure et en toi. Regarde, ma toute belle. Tu as un joli chez toi où tu te sens bien. Juste en bas, il y a la rivière. Sur la place de l'église, une scène a été installée aujourd'hui et la musique tonne, rien que pour toi. Chaque jour est une aventure. Chaque jour est nouveau. Chaque fois que tu souris, tu fais du bien à quelqu'un. Tu sais bien. Tu le vois. Et ça te fait du bien aussi, puisqu'il te rend ton sourire. Tu as plein d'idées, plein de talents. Tu peux écrire joliment, tu peux créer de beaux sites, tu peux guérir les angoisses de certains, tu peux chanter, tu peux cultiver ton petit jardin, tu peux aimer, tu peux rigoler, tu perds pas ton sang froid, tu es calme, et douce, et bienveillante, et aimable. D'où c'est qu'il vient ce gros chagrin-là ? Juste parce que tu n'as pas trouvé en un autre ce que tu peux t'offrir à toi-même ? Allons... Viens. On va ronronner un bon coup toi et moi, et tu verras, comme ça passera. Vite. Ne t'en fais pas. Tu peux tout ce que tu veux. Absolument tout. Ne t'en fais pas. Je t'aime, mon p'tit trésor. Je t'aime fort. Ne t'en fais pas. Tout va bien.

Je vais tenter un truc impossible

Dans "Le Livre des signaux", il est dit, je le grossis en résumant quatre ou cinq pages, que le chagrin est signe de l'attente de son bonheur, sa joie, son bien-être comme venant de l'extérieur, et aussi l'invitation à entrer profondément en soi pour y trouver sa propre source, la seule qui puisse réellement éradiquer le sentiment de tristesse. Il est dit que pour certains, ça peut se faire d'un coup d'un seul, et pour d'autres petit à petit, chagrin après chagrin, mais que lorsqu'on a trouvé sa source et que l'on y puise tout l'amour dont on a besoin, l'on ne s'attire plus de circonstances ou d'occasion d'en ressentir.

Encore une fois, trouver son coeur, son ange, son autre, son soi profond, passe avant tout par l'amour de soi, la gratitude de vivre, et tout ce que je suis en train de chercher là fiévreusement depuis trois jours, et activement depuis 2007.

Je vais tenter quelques jours de m'écrire des lettres d'amour comme j'aurai aimé en recevoir. On verra ce que ça donne.

Oh là là...

Ce mal de chien... Décidément, ça me déchire cette affaire de fin. Autant que de continuer d'ailleurs. C'est le pays du "With or with out you". J'hallucine. J'l'ai jamais vu Lui. Oké, j'le connais depuis cinq ans. N'empêche je l'ai jamais vu. Qu'est-ce qui m'arrive bord'aile...?

Je veux ma joie ! Je veux ma joie ! Je veux ma joie !

Allez, v'là la liste indicible. Ainsi soit-elle dite.

Je n'ai conscience qu'après coup, que je sens venir ce que je sens venir. Je ne sais jamais trop ce que c'est. Juste, ça me fait agir bizarrement, et penser des trucs indicibles.

Il y a eu le coup de l'éclatement familial, et je me dis, là tout de suite, après avoir écrit ce que je viens d'écrire comme je l'ai écrit, que c'était ptêt juste ça, je l'ai ptêt juste senti venir, et ptêt que la bombe, ce n'était pas moi, c'était juste la bombe, et je l'ai juste sentie venir, j'ai juste agis bizarrement, j'ai juste pensé bizarrement. Mais j'ai toujours su que je voulais juste empêcher quelque chose de grave, de douloureux, d'arriver.

Dans ma vie, j'ai plutôt eu la sensation de souffrir d'un manque d'imagination, pourtant le monde qui me connait s'accorde à dire que j'en déborde. J'ai une cousine enfermée dans une camisole chimique et un hôpital psychiatrique, et mes parents, depuis que je suis toute petite, m'ont empêché de faire certaines choses qu'elle faisait de peur que je ne finisse comme elle. Du genre, se parler dans un miroir. J'ai longtemps eu cette flippe. Que le monde ait raison et que j'ai tort. Que ce que je sais et vois en eux et qu'ils ne savent et ne voient pas en eux soit juste mon imagination que j'ignore en être et prends pour des réalités.

Alors peut être, peut être que je me fais des histoires. Peut être que je ne sens rien venir du tout. J'y ai jamais vraiment cru, du coup, n'empêche que c'est arrivé, chaque fois. Que je le dise ou pas. C'est arrivé. Comme je le sentais. Même si je ne savais pas bien ce que je sentais jusqu'à ce que je le vois arriver.

C'est... c'est dur à dire. Vraiment dur. Allez. Va pour la liste.

Après le coup de la retraite et avant que mon père ne tombe gravement malade, j'ai fait une fausse couche. Je l'ai sentie venir.

Le jour où je me suis faite faire des dreadlocks, je me suis foulée la cheville, et je me suis sentie très mal, vraiment très mal, aucun rapport à la cheville, mais comme si je venais de faire quelque chose qui entraînerait pour moi une grande souffrance plus tard. J'ai compris ensuite que je n'avais fait ça que pour que Yess'Papa s'occupe un peu de moi, parce qu'il en avait, c'était ses trésors, et il savait comment bien s'en occuper. N'empêche que les miennes, il s'en fichait. Il s'en est occupé quelques fois. Mais rarement. Quatre mois plus tard, je le quittais. Je devais partir quinze jours faire un périple en bmdoublepieds jusqu'à la mer, revenir deux semaines et déménager dans une chambre louée contre service. Popette à l'aventure, dodo dans les granges, sous les étoiles et tout. Et ces dreadlocks étaient un frein. Au stade où elles en étaient, y'avait pas d'autre moyen, je me suis rasée le crâne et je suis partie sans un sous, sans un cheveux sur le caillou, sans famille, sans ami, sans amour, avec juste l'interdiction de revenir comme c'était prévu, reprendre mes affaires et dire au revoir à la petite chienne que j'aimais tant et qui était ma seule joie ces neuf mois là. Ce moment de la cheville foulée, c'était une angoisse profonde, de ce moment qui arrivait.

Durant le périple, ma tante m'a appelée en larmes. Elle voulait que je lui dise que faire. Elle devait venir d'Allemagne voir mon père le 14 août, mais mon père, qui pourtant n'a jamais cru en rien, athée tout ce qu'il y a de plus coco, lui avait dit "J'ai hâte de te revoir, dépêche-toi, parce qu'ils étaient deux, ils sont venus me chercher, ils ont dit que c'était le moment, et j'ai pu leur dire non, pas tout de suite, j'ai pas terminé, et ils m'ont laissé, mais je ne sais pas combien de temps je tiendrai encore." Moi, qu'est-ce que je pouvais dire à ça ? Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, j'avais très envie de lui dire "Vas-y, le 8 il ne sera plus là." Mais je lui ai pas dit. Le 7, en fin d'après-midi, ma soeurette m'a appelée pour me dire qu'il était parti. Le 8, c'est sûr, il n'était plus là. Et ma tante ne l'a pas revu.

Quelques mois plus tôt, j'avais affiché une somme d'argent que je voulais gagner. J'avais lu des trucs sur l'attraction et j'ai voulu essayer. J'ai fait pas mal de choses que j'ai tenté de vendre à ce prix. Je sentais que ça marcherait, mais je sentais aussi que ça ne marcherait pas comme je voudrai. Mon papa était déjà malade. Et je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Pourtant, ils ont vendu la maison fin juillet, et en décembre, sur mon compte, y'avait la somme exacte. Que je n'avais pas gagnée. Et dont je ne voulais pas, comme ça.

Plus tard, j'ai rêvé d'un enfant tout blond, angoissé, pleurant, j'ai appelé Yesss'Papa et j'ai su qu'il était dans une situation qui lui procurait ce sentiment.

Plus tard, j'ai rêvé de mon frère, tout de rouge vêtu, qui me serrait dans ses bras. Je me retournais et je voyais mon grand père, le père de mon père. J'allais l'embrasser, me disant "qu'est-ce qu'il fait là lui, il est pas mort ?" quand ses lèvres sont devenues celles de mon père, et que je l'ai entendu chanter en yougo "je suis joyeux, mais mon coeur est triste". J'ai pensé à l'enfant de mon frère qui devait naître, mais d'après les informations que j'avais, c'eut été encore trop tôt tout de suite. J'avais compté six mois, c'est tout. J'ai fait un truc bizarre dès le lendemain. Pour faire un jeu avec les copines, j'avais besoin d'une neuvaine. Avant ce jeu, je ne savais même pas ce que c'était. J'ai atterri à l'église Saint Sulpice, où j'en ai pris trois. Dont une à l'effigie de Saint Joseph, tenant un bébé dans les bras. J'ai eu très envie alors je l'ai laissée là bas, allumée dans la chapelle à Joseph, en me marrant à l'idée que mon père se retourne dans ses cendres que je lui fasse un coup pareil, et en le rassurant, dans ma tête, lui disant que c'était pas que pour lui, mais pour tous les pères de sa lignée, pensant à mon rêve, et chantonnant "dis l'oiseau, ô dis emmène-moi, retournons au pays d'autre fois", les imaginant tous voler, les pères et les fils, passés et à venir. Quatre jours plus tard, ma soeurette m'a envoyé la nouvelle de la naissance du fils de mon frère. Je m'étais trompée dans mes calculs. C'était bien le moment.

J'ai rêvé de mon père, que j'aidais à sortir du sable en le tirant par la main, et qui sans me voir courrait voir ma mère qui ne le voyait pas. Quelques jours plus tard, j'ai rêvé de ma Mamie, mère de ma mère, jeunette et toute grandie, immense. Deux jours plus tard, je recevais une enveloppe de sa part. Ca fait des années qu'elle nous envoie des chèques et des cartes pour nos anniversaires. Là, c'était des cadeaux. Ca m'a touchée. Son écriture de directrice d'école d'après guerre toute tremblante disait qu'elle ne se sentait pas très "vaillante".

Petit à petit, cette sensation de sentir venir se précise en moi. J'en suis à subir six trouilles bleues d'en deviner d'autres. Je préférerais que le monde ait raison, et que je sois simplement dotée d'une imagination que j'ignore. Là, elle manque franchement d'humour. Et si c'est ça, je lui apprendrai bien, moi, à m'jouer des tours pareils. Mais si le monde a tort, qu'est-ce que j'en fais ? Pourquoi ça m'arrive ? J'en ai pas la moindre idée. Et ça m'fiche six trouilles bleues, rien qu'à l'idée que j'puisse me mettre à l'accepter et y croire.

C'est... profondément... profondément déstabilisant.

D'ailleurs, des indicibles, t'en veux, en v'là.

Je ne voulais pas que ce soit mon anniversaire lundi dernier. Ca doit faire un moment que je ne le voulais pas, parce que je les ai tous oubliés cette année, y compris celui de ma soeurette, y compris ceux qu'on m'a rappelé quelques jours à l'avance. J'aurais aimé pouvoir oublier le mien aussi, et qu'il passe, sans qu'il ne se passe rien, que j'y vois que du feu. J'aurais aimé que l'on m'oublie. Mais voilà. C'est arrivé. Et c'est aussi passé. Mais je crois que tout ça, là, toutes ces tartines, toute cette déprime, ça s'est révélé là. Peut être que je ne voulais pas renaître. C'est encore tombé un jour de Pâques cette année en plus. Peut être que je ne voulais pas sentir toute ma famille penser à moi sans rien pouvoir me dire, parce que la bombe qui l'a éclatée, la famille, c'est moi.

J'ai fait un tableau pour accrocher des photos. C'est une première, et la moi qui avait vingt ans avec ses docs et ses cheveux dans les yeux se serait bien fichue de la moi du jour. J'y ai collé des lettres en feutrines qui disent "Les amours". D'ailleurs, j'ai collé des coeurs et des fleurs dans tout le coin cuisine, et je dors sur un coussin rouge peluche en forme de coeur depuis que je suis là. Comme un peu tout ce que je fais en ce moment, le tableau n'a pas duré. Le papier sur lequel j'ai imprimé les photos est standard, et pas fait pour être juste piqué comme ça, par de petites aiguilles avec des boules colorées à l'autre bout. D'un, toutes les photos se sont enroulées sur elles-mêmes en peu de temps, de deux, les aiguilles tiennent pas. Régulièrement, des photos tombent. Souvent, celle de Papy Gaby. Et parfois d'autres. Chaque fois, j'y trouve un sens, comme pour jouer.

Je me suis réveillée à 8h, ce jour du 35ème anniversaire. A 8h15, heure de ma naissance dans le temps, j'ai vu la la photo qui était par terre ce jour-là. Ca m'a faite pleurer des heures. Dessus, il y avait toute la famille, on se marrait à faire des grimaces, et ce moment, chacun s'était accordé pour dire que ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas passé de si heureux tous ensemble. Ca a aussi été le dernier.

Deux mois plus tard, je leur demandais à tous un moment de retraite, pour moi, mais pour eux, je sais pas comment c'est possible, je sentais venir une catastrophe et le besoin de me retirer pour l'éviter. Trouver comment nous guérir et de quoi au juste. Je ne sais trop comment, ils ont pris ça pour un manque d'amour, et c'est tout ce que j'en ai reçu. Ils me prenait pour une dingue. C'est cette retraite qui a engendré la bombe qui nous a tous éclaté. Un mois plus tard, mon père est tombé sur son lit d'agonie. Neuf mois plus tard, il en est mort après des souffrances auxquelles je ne veux pas penser. Tous ce temps, je n'ai pas réussi ce que je voulais. Je n'ai pas évité la grosse explosion. Et je ne vois encore que ma soeurette, depuis quelques mois seulement que nous avons fait la paix.

Ca fait drôle à dire, mais je l'ai senti venir. Comme j'en sens clairement venir depuis, et chaque fois, c'est un indicible.

C'était la première fois que cette photo là tombait. Mais bien plus bizarrement que les autres, parce que chaque fois, la petite aiguille à boule colorée tombait avec la photo. Et là non. L'aiguille était au tableau. La photo n'était pas déchirée pour autant. Il y avait bien le trou de l'aiguille, et pas moyen qu'elle tombe comme ça, à moins qu'on ait retiré l'aiguille, tombé la photo et remis l'aiguille en place.

Je l'ai ptêt fait dans une crise de somnambulisme, j'en faisais quand j'étais ado, j'y pense là, mais sur le coup, c'était clairement un "Joyeux anniversaire, ma fille, ton papa t'aime fort, et te chante la petite chanson yougo de la part de toute la famille : ce jour est un jour merveilleux, c'est ton anniversaire, que tu vives, que tu vives, et que tu sois heureuse." J'ai tiré trois cartes des anges derrière et elles ont dit comme ça : "Yes, c'est bien ça" et "Papy Gaby aussi en est", et "Tes morts vont bien là où ils sont, ils sont heureux, ne t'en veulent pour rien et t'aiment."

Alors j'ai pleuré. J'ai beaucoup, beaucoup pleuré. Toute la sainte journée.

Depuis, y'a qu'avec mes fleurs que je me sens bien. Je ne pense plus à rien. Et je peux les aimer.

En plus, franchement,

A Toi, qui n'est déjà plus que moi, déjà sans plus trop de Lui, je peux dire bien plus librement tout ce qui m'passe par la tête, par le coeur, par la vie, que je n'ai pu, bien que je l'aurai voulu, dans sa boîtàmails à Lui. Même si, pas si secrètement que je voudrais, j'espère encore qu'Il tombera dessus et lira ici aussi, juste comme ça, parce qu'Il aime mes mots, ça Il l'a déjà dit, alors je sais, et je le garde, juste pour me convaincre que je suis cap' de faire ça positivement, comme ils disent, abandonner, sans priver, s'Il en veut, ben en voilà, s'Il en veut pas, il n'y a qu'à pas, même si tout ça, ben j'arrive à n'en espérer que mes réponses, que mes réactions, et je me sens libre de dire bien plus que jamais, parce que je n'écris déjà plus qu'à moi. Autant que je veux. Autant que j'en ai besoin. Et faut croire, j'en ai bien besoin...

Et je n'irai pas en repérage. Parce que c'est fini.

Je suis une saprée grande coquine. C'est vrai, c'est tout moi, d'aller prendre un immense bouquet de fleurs, un immense paquet de tagadas, et entraîner tout un wagon de gens à faire sourire celui que j'aime. J'avais un coup du genre en tête, ce matin. Et j'avais très envie. Mais ce n'était pas de Toi, hein ? C'est pas lâcher prise, tout ça. Et je sais que j'en ai besoin. Que c'est ça qui me fera du bien. Lâcher tout ça. Ne plus penser à Lui, qui ne s'approche en rien. Diriger mon attention et mon intention sur autre chose de plus créateur, de plus bâtisseur, de plus constructif, qui mènerait quelque part, où je me sentirais bien. Que c'est pour ça que j'ai dit "fin".

C'est dur de faire la différence, Tu sais. Entre ce que je veux et ce qui me fera du bien. Toute ragaillardie par les messieurs du tabac du coin, me sentant même toute gaie jolie, j'étais encore plus décidée d'y aller faire mon coup de coeurs, mais l'une des deux newsletters que j'ai chaque fois pris pour Ton clin d'oeil m'attendait à mon retour. Elle m'a à la fois dégonflée, et libérée. C'est pas celle de Neale Donald Walsh, qui sait à tous les coups ce que son dieu veut que je sache. C'est celle des canadiens qui m'encouragent à vivre mes rêves. Ils ont choisis cette fois pour dire comme ça :

"Abandonner est un mot que personne n’apprécie.

Pourtant il nous permet de relâcher, de prendre du recul, d’évaluer. Abandonner n’est pas un geste lâche, au contraire, il faut parfois beaucoup de courage pour abandonner quelque chose de manière positive !

Ce lâcher-prise est souvent commandé par un projet supérieur, une idée meilleure, un rêve plus grand.

Prendre du recul est alors nécessaire pour mieux évaluer et ensuite rediriger notre attention et nos efforts.

Prenez le recul qui vous permettra d'être plus près de ce qui compte vraiment.

C'est en vivant vos rêves que vous révèlerez la grandeur de la vie."

Et ça m'rigole, parce que c'est bien ce que je fais, là, dans les articles de ces trois derniers jours, non ? Ca fait si longtemps que j'essaye de prendre ce recul, autrement, sans abandonner mon rêve de Lui, et sans y arriver. Cette fois, c'est la bonne. J'abandonne.

Ca, c'est vraiment Toi. Hein, hein çaaaa...!

J'l'aime bien Pierre del Tabac

La première fois que je suis entrée dans ce tabac, c'était quelques minutes décisives avant de savoir si j'allais oui ou non décrocher mon appart' au bord de l'eau parmi les canards et les cygnes et les saules qui pleurent pas en fait, c'est une légende, et ce malgré une situation qui ne me le permettait pas dans cette société, à ce moment précis. Je l'ai tout de suite trouvé sympa, le monsieur du tabac. En repartant, il m'a dit "A bientôt !" et sans y trouver le moindre bon sens, j'ai su que c'était bon, in ze pocket, que je l'aurai cet appart'. Quelques minutes plus tard, je l'ai eu.

Et j'ai effectivement revu le monsieur bientôt. Chaque fois, l'échange est sympa, les yeux brillent, avec lui comme avec son fils. J'aime beaucoup ces petits moments de petit rien.

Une fois, il a regardé sur ma carte, et il a dit "A bientôt, Marina." Et moi j'ai dit "A bientôt, qui don' ?" Et il a dit "Pierre." Alors j'ai redit " A bientôt, Pierre."

Les fois d'après, j'avais de la monnaie, et il avait oublié, et pas moi. J'avais la sensation de le taquiner, un jour où il n'avait pas le sourire, pour le lui rendre, parce qu'il est beau, Pierre del Tabac, avec sa tête presque nue, ce qui lui reste de cheveux tout blancs, et ses yeux bleus qui rigolent.

Et puis l'une des dernières fois, il s'est mis à me tutoyer. Alors maintenant on se tutoie. J'adore. J'adore ces moments de petit rien.

Une fois l'article précédant tartiné, bien décidée à partir en repérage dans l'après-midi, j'ai mis ma nouvelle robe violette avec des perles en bordure de décolleté, et la jolie chemise fleurie légère comme des pétales de pavot que soeurette m'a offerte l'autre soir en dessous, pour faire les manches que la robe n'a pas, mais jolies, comme faites avec.

Et je suis sortie deux minutes, passer au tabac. C'est un jour de chance. Le père et le fils étaient là tous les deux. Un moment sympa. Un petit rien. Qui m'a rendu le sourire.

Rho mais Toi, alors...

Je me suis réveillée avec que des conneries à faire dans la tête et pas moyen de les sortir... Qu'est-ce que Tu m'fais ?!!!?!!? J'vais quand même pas...

Toi : Et pourquoi pas ?

Parce que c'est fini. Fini. Fini. Fini.

Toi : Et alors ? T'as dit tu m'écouterais, que tu ferais plus que des trucs bien à nous et tant pis pour ce que les autres attendent et pensent.

Petit diablotin, va... C'est ptêt même pas de Toi ces idées-là.

Toi : Et ben voilà... C'est mort... C'est pas encore aujourd'hui qu'on s'marre...

C'est vrai que j'ai souvent eu envie d'idées dans le genre...

Toi : Tu vois... C'est fini, c'est pas grave. Ce qu'il y a de sûr c'est que tu n'auras plus d'idée dans le genre quand t'auras oublié. Et là c'est sûr, ces envies-là, ça sera trop tard, ça sera la restriction, tu ne les auras pas suivies, et tu auras été une autre. Tout ce qu'il y a de convenable. Et tout à fait pas toi.

Tu crois que je vais oublier ?

Toi : Je crois que tu vas oublier.

Mais j'ai promis...

Toi : Bah. T'as promis, t'as trahie. C'est la vie.

Bon. On verra. Peut être lundi aux aurores. Mais le mieux, ce serait dans trois samedis. Comme ça en plus on a l'temps de préparer un joli coup.

Toi : Si tu l'dis... Moi j'dis, c'est mort... T'as encore fuit. C'est pas aujourd'hui qu'on se marre. Et c'est pas aujourd'hui que tu vas à la rencontre de ton Moi. Mais bon. J't'attendrai, va.

Mais non, mais c'est juste pour que ça ait un sens.

Toi : Ah, le sens... Le bon sens... Si tu voyais comme ça te coince des possibles... Et comme on se cache bien derrière... Allez, chiche, un peu de courage, pars au moins en repérage, reste pas plantée là à rêvasser des idées parmi tes pots de fleurs.

...

Toi : Tu vois. C'est mort. Mais tinkiet, va. Je t'en trouverai d'autres. Des défis de Vraie Grande Belle Vie. Des Grandes Occas' de rencontre.

...

Toi : Parce que tu vois, ces idées-là, c'est tout toi. Vraiment tout toi. Signé craché, pouille-pouille.

...

Toi : Ah tu te tais maintenant, hein...

... :o)p ...

Elle est bien bonne.

L'article à propos de dépression dans "L'Encyclopédie de la psychosomatique" se termine par "Découvre le silence en ton Moi."

Ca d'sûr, ce serait une découverte. V'là comment ça dégoise en mon Moi. 19 articles en deux jours. Autant qu'en ces quatre dernières années. Même pour me dire "tais-toi", faut que j'tartine des tartines. C'est pas tant un scoop que ça en a l'air, ça fait six mois que ça dure en fait. Juste que jusque là, c'est à Lui que je tartinais, alors ici, ça se voit pas. Et puis j'mesurais mon propos au moins.

Ah, si j'savais parler autant que j'peux écrire quand ça me prend de déballer... Ca fait du bien mine de rien...

Allez chhhut. Chhhut. Tout va bien, va.

Cher Toi,

So ? Et demain ? Qu'est-ce qu'on fait ? Tu vas me laisser longtemps comme ça, ne plus rien savoir ?

Oui. Te céder le contrôle, ça me rend nerveuse. C'est intenable.

vendredi, avril 29, 2011

Ze Lui.

J'résiste plus, hein, on est d'accord ? Je me suis mis Toledo en écoute. Avishai Cohen. Pour voir ce que ça me fait. Ben je vois. J'adore. Autant que Lui, j'l'adore.

Ecouter ça, ça me rappelle pourquoi. C'est vrai, il peut se taire un mois. C'est vrai, il peut ne plus rien gérer. C'est vrai, même quand il parle, c'est pas le genre à dire ce qui m'intéresse. N'empêche, rien que le calme posé dans sa voix, je pourrais l'écouter parler des heures d'un rubicube. Et puis sur tout le reste, il a le mot juste.

Mais tout ça, ça m'est venu d'un coup, en relisant le dialogue, alors ptêt de Toi, tout ça c'est rien. Je crois que ce qui a fini de me frustrer, c'est qu'il n'attend rien de moi. J'ai toujours su, sans qu'on me dise, exactement ce que chacun attendait de moi. Et Lui, rien. Il ne veut rien, et Il n'attend rien. C'est ça qui m'a rendue dingue de flippe.

C'est pourtant exactement ce que j'espérais, qu'on attende plus rien de moi, que je puisse juste être moi. Et voilà que ça chamboule vraiment de trop tout mon fonctionnement. Toutes les fondations. La Grande Tour est à terre, la dernière des pierres a dégringolé. Sans doute que sans ça en Lui, je n'aurais pas réalisé à quel point, moi, c'était que réponse aux attentes des autres.

Bon voilà. On va plus trop voyager jusqu'à Toledo. C'est trop plein de ce que j'aime en Lui.

Quand c'est que je lâche prise ? Je Lui ai dit que j'oublierai plus comme je l'aime en particulier. Et c'est vrai, je l'ai déjà fait, mais j'vois pas comment je pourrais maintenant. N'empêche que dame là, j'aimerais bien. Juste oublier.

C'est pas pour rien que j'ai mis la fin quand même.

'Naise ce que j'me sens paumée... 'Naise ce que j'aime pas ça...

Tous les faits. D'accord.

Y'a aussi eu de la joie et des hirondelles, c'est vrai. Comme on se défoule, mais y'a eu.






Et plein d'autres, on en case en rien qu'une heure de temps.

J'sais pas pourquoi, je les ai toutes grimpées de deux tons par rapport à d'habitude.

Ben v'là comment ça m'a poussé la gueulante...

La Grande Défoulade, j'te dis.

Et puis y'a eu plein de nouvelles pousses aussi. A peine trois jours que j'ai mis les graines.

Ca fera des fleurs à sécher. Et des reines. Quand ça sera grand.

J'en rêve encore

Sur mon oreiller, pour m'endormir, je rêve encore de Lui. Comme quoi, c'est bien en moi que le lâcher prise doit se faire. Comme quoi, rien, jamais, ne se résout complétement en dehors, tant que ça ne se résout pas en dedans. C'est plus grand chose. Il débarque, à l'improviste. Je lui fais une belle joie. Il me dit "Tais-toi un peu". Et je m'endors.

J'ai du mal à penser à autre chose dans ce moment en particulier. C'est comme quand j'avais douze ans, et toujours un rêve d'amour à me raconter pour m'emporter au pays du dodo. C'est bêta. Et c'est frustrant. Encore plus frustrant qu'avant que je mette moi-même pourtant le mot fin à la newsletter d'amour dont j'emplissais sa boitàmails.

Encore une fois, je dois être trop empressée. Vouloir zapper le processus de pousse et en arriver direct au résultat de la fleur.

Mais c'est que ça me donne une impression de tout ça pour ça, et qu'il lui suffirait de trois mots pour que ça rebelote. Et c'est pas dit que ce soit qu'une impression fausse.

Alors je te le demande, mon Ange, mon Moi d'Ailleurs, ma Créativité, fais bien en sorte que si ça se produit encore, cette fois, ça soit pour notre bien-être, et non pas une nouvelle leçon de bien-être. S'il m'en faut d'autres, des leçons, qu'elles se fassent avec d'autres. S'il n'y en a pas de possible là pour nous, qu'il se taise et que je me taise à jamais. Parce qu'avec Lui, je ne souhaite que notre bien-être.

Tu peux faire ça pour moi ?

Une surprise

Alors voilà le premier truc que Tu m'amènes, dès mon réveil, une surprise, je me dis qu'elle est de Toi, mon Ange, ma Fée, mon Inconscient Céleste, je me dis qu'elle est ton premier message, mais je te l'dis comme c'est, j'y comprends rien. Alors restons-en aux faits.

Quelqu'un a posé un commentaire sur un blog vieux de quatre ans qu'a jamais été bien loin et que j'avais oublié. Un philosophe.

J'ai pensé que je philosophais.

J'ai pensé que c'était bien l'heure du bilan.

J'ai pensé que y'avait quand même du progrès.

J'ai pensé que ce qu'il écrivait Lui ferait du bien à lire, à Lui. Il parle des algues qui ne font pas de choix et des bienfaits de la bifurcation. Il parle des "peut être" bien moins dictatoriaux que les "c'est ainsi". Il parle de la ludique, une suite à la métaphysique où l'on prétend que tout est rien, et qui, par le jeu de la vie, prétendrait qu'alors, rien, c'est tout.

Et puis j'ai pensé que je n'y comprenais rien à tes messages, et que peut être, il était inutile de s'empresser sur les conclusions comme je sais m'empresser. Il y a peut être une suite, et c'est peut être qu'une pièce du puzzle.

Alors j'attends. Encore.

Alors on est d'accord. Les faits, rien que les faits, je l'jure.

J'ai donc appelé mon amie pour annuler l'après-midi de rigolade, histoire de ne pas lui imposer mon malêtre. Et pour une fois, j'ai imposé quand même, plus d'une heure au téléphone, à pleurer, à faire ma paumée.

J'ai dit : "Je sais pas, je sais rien, ma joie, j'y arrive pas. J'ai reçu une lettre de ma maman, c'est pile poil ce que j'espérais et rien. Ca ne fait rien de ce que je pensais que ça ferait."

Elle a dit : "Ben oui, c'est bien le signe que si tu ne te pardonnes pas et si tu ne pardonnes pas, tout, depuis que t'es née, ton corps ne te laissera en effet pas imposer ta joie. T'as écrit la lettre du pardon ? Oui. Et tu l'as lue à voix haute jusqu'à ce que ça ne te fasse plus rien ? Non. Bon ben voilà. Ta prescription du jour. Fais-le, tu verras."

Mais je sais même pas ce que ça veut dire, ce pardon là. En l'écrivant, je ne pleurais pas. J'ai relu avant de dormir. J'ai pas pleuré. J'ai même rigolé à un moment. Je sais pas. C'est tout ce que je sais.

J'ai dit : "Je veux pas que ça se passe avec ma grand-mère comme avec mon papa. J'en ai rêvé, et j'ai peur de ce que je rêve depuis l'annonce de la naissance de mon neveu. Je veux assurer ma sécurité financière, moi, je veux pas que ça se passe encore comme ça."

Elle a dit : "C'est pas toi qui crée ça. Accepte les aides qui t'arrivent, comme elles arrivent, même si tu aurais préféré autrement. S'il est question que tu sois tranquille de ce point de vue-là et comme ça, c'est pour ton bien, et le bien de ce que t'en feras."

Mais j'ai pas encore su faire fructifier l'argent de mon papa. Juste grimper mon standard. Et me faire un chez moi où je suis bien. Et y'a plus que quatre mois pour que ça rentre. Et j'ai toujours les barrières d'écriture. Ca avance, mais c'est pas comme regarder les plantes pousser. On se pose pas de question. Quand la terre est sèche, on met de l'eau. Quand elle fait la gueule dans une terre qui a bu, on ajoute de l'engrais. Quand les pucerons débarquent, on met de l'antipuceron. On s'inquiète pas. La fleur arrivera, c'est une certitude que rien ne déboussole. Parce que même si elle ne vient pas sur cette pousse là, elle viendra sur une autre. Et voilà. La vie qui se vit. Je voudrais que ce soit pareil pour moi. Mais ça l'est pas.

Elle a dit : "Te désoles pas, t'as bien fait de m'en parler, et puis en effet, avec tout ça, je comprends mieux que tu sois aussi pas bien. Peut être que tu déprimes, peut être même que tu déprimes depuis longtemps, en tout cas, tu n'es pas dans la vie, si même quand t'es aussi joyeuse que je te connais ce n'est que pour les autres, et en toi, rien. Moi ça m'étonnerait pas, t'en as traversé, et ce serait normal, c'est plutôt l'inverse qu'il serait convenu d'appeler un miracle, un gros coup de grâce."

Ca m'a achevée. J'ai été dormir.

Mon Toi, mon Ange, ma Fée, mon Autre, Céleste, Inconscient Moi,

D'accord. Tu n'es pas Lui. Tu n'es pas les attentes de ma mère, de mon père, de mon frère, de ma soeur, de mes amis, de mes amours. D'accord, tu es moi, et je m'écris comme on se rencontre. D'accord, je suis pas schyzo pour autant. D'accord. Je t'écoute maintenant. D'accord. Rien ne m'arrive au hasard comme tombé du ciel. D'accord. J'arrive. D'accord, on est parti pour ne faire plus qu'un et je cesse de philosopher, je ne raconte plus que les faits. D'accord.

Et alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ? J'attends. Dis-moi. A ta manière sans dire. Crée pour moi les événements qui vont me donner les réponses. J'attends.

Si j'écoute mon corps là, je vais dormir digérer. C'est ça ? Pour l'heure ? Je lâche tout ? Je dors ? Et c'est tout ? J'annule tout ? La copine, la soeurette, le copain, le montage des interviews, la lettre à Mamie, la lettre à Maman ? Tout ? D'accord. Je dors. Je digère. Je patiente. C'est tout.

N'empêche que c'est intenable comme proposition. Ca fait l'effet d'avoir une grosse déprime sur le dos. Oui, l'accepter, c'est accepter aussi un grand changement en perspective. Oui. D'accord. Quand on se brise une cheville on marche pas tout de suite. D'accord. On répare la fracture. On rééduque. D'accord. Les derniers événements ont été particulièrement cotons. J'ai envie de dormir. Rien ne m'en empêche à part moi. Je dors. D'accord.

N'empêche j'suis pas sûre. Ni de moi, ni de toi, là... Je mérite ça ? Avec tout ce qui attend d'être fait ?

Okéokéoké. J'suis déjà couchée.

Allez, aide-moi, Toi,

Moi : J'ai besoin d'un coup de main. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Dis-moi qu'est-ce que tu veux.
Toi : ...
Moi : Tu sais pas toi non plus ?
Toi : ...
Moi : Je t'ai ignoré 35 ans alors maintenant c'est toi qui me boude ?
Toi : ...
Moi : Allez quoi, dis-moi... Qu'est-ce que j'aimerai faire, moi ? Je sais pas.
Toi : ...
Moi : Il y a tant de possibles...
Toi : ...
Moi : Il y a le conseil en orientation et réorientation complémentaires. Mais j'ai peur de ne pas savoir trouver de clients.
Toi : ...
Moi : Il y a un genre S.O.S. Angoisses, un numéro surtaxé, mais j'ai peur de devoir passer 10h 7j/7 pendue à un téléphone pour en vivre et j'ai peur que ça ne suffise pas pour les 1 français sur 5 qui consomment 65 millions de boîtes de sédatifs, antidépresseurs et autres anxiolytiques par an.
Toi : ...
Moi : Il y a du boulot un peu payé chez les auxiliaires de vie, et ça me rassurerait sur ma sécurité financière, et ça me ferait du bien, juste donner de l'amour, sans rien attendre en retour, mais j'ai peur de me laisser envahir.
Toi : ...
Moi : Il y a les créations collectives et l'édition, mais j'ai peur que ça ne me bouffe tout mon temps pour rien.
Toi : ...
Moi : Il y a l'écriture, mais j'ai peur de ne pas être assez disciplinée certains jours, et d'autres trop monomaniaque, et puis ça avance que si j'écris pour une amie, pour Lui, pour mon père, pour quelqu'un, j'ai peur de ne pas savoir ce que j'aimerais écrire pour Toi, pour moi, pour l'éclate.
Toi : ...
Moi : Mais parle ! Parle-moi... Aide-moi à trouver...
Toi : ...
Moi : ...
Toi : Tu ne me connais pas. Ne me bouscule pas. Et arrête de dégoiser. Arrête de penser. Arrête d'ajouter des idées chaque jour. Ecoute. Un peu. Je ne parle pas. Les mots ne me contiennent pas. Mais je vais emprunter les tiens. Je vais me glisser dans ton imaginaire et te laisser traduire en mots ce que tu peux faire, j'ai bien dit FAIRE, pour me connaître, pour te connaître. Alors Ecoute. Ecoute un peu. Parce que... J'existe, tu sais. Le silence n'est pas le néant.
Moi : ...
Toi : ...
Moi : D'accord, vas-y dis-moi. Qui es-tu, Toi ?
Toi : ...
Moi : Allez, j'écoute, on fait connaissance, faut bien commencer.
Toi : ...
Moi : ...
Toi : ...
Moi : Mais vas-y dis.
Toi : Tais-toi un peu, maintenant. Tu veux bien ?
Moi : ...
Toi : ...
Moi : ...
Toi : Je suis Toi. Ton Toi que tu ignores. Qui se perd dans les attentes, les besoins, les malêtres des autres. Inconscient, souvent. Peu bavard. Mais agissant. Je suis ton centre vital. Ta fée. Ton ange. Je ne sais pas parler. Je sais créer. Je crée les événements de ta vie. Je crée les rencontres. Tout ce qui peut t'enseigner ce que tu as besoin de savoir. Je suis ton sentiment premier. Ton instinct. Ton intuition. Tes douleurs et tes plaisirs. Je te parle dans tes actes, dans ton corps, dans tout ce que tu reçois. Je suis Ta Petite Voix Intérieure, et je te demande de cesser de douter de moi, de dresser des plans sur les comètes, de m'écouter, juste m'écouter chaque jour, et suivre l'élan de tes sentiments premiers. Je suis avec toi, tout près, lorsque tu es joie, spontanéité, bien-être et amour, dans un sentiment de sécurité. Je suis loin, très loin, quand tu te retranches dans le chagrin, quand tu as mal quelque part, quand tu as peur.
Moi : ...
Toi : Tu confonds. Tu me connais. C'est moi, en toi, qui aime comme tu aimes. C'est toi qui me rejettes, lorsque c'est toi que j'aime.
Moi : ...
Toi : Et tu confonds encore. Lui, c'est tout ce que je ne suis pas, Lui, c'est toi, Il agit avec toi comme tu agis avec moi. Tu es dure avec toi, tu es dure avec moi, comme Il est dur avec Lui. Tu m'ignores, comme Il fuit dans son silence. Tu ne sais rien, comme Il ne sait pas. Que faire, que dire, comment s'en tirer... Et tout comme lorsque tu parviens à exprimer l'immense joie en toi, Il t'approche, doucement mais irrésistiblement, tu t'approches de moi, pas à pas, dans la joie, comme tu t'éloignes, de Lui, de moi, dans le chagrin et la prise de tête. C'est moi, en toi, qui a voulu ça. Qui a crée cette rencontre. Et qui a fait que ça se passe comme ça se passe. Te plains pas. Tu l'as voulu. Ne doutes pas. Ne doutes pas de moi. Tout ce qui t'arrive est bon pour toi.
Moi : ...
Toi : Petit à petit, pas à pas, d'événement en événement, et de choix en choix, tu t'approches de moi. Parfois, tu fais trois pas en avant, et parfois un pas en arrière. Mais t'y viens, va. Rassure-toi.
Moi : ...
Toi : Tu m'entends ? Tu as bien fait. Ne t'en fais pas pour Lui comme ça. Lui aussi, fait ses pas, vit ses événements et fait ses choix. Ne doutes pas de Lui. Tout ce qui Lui arrive, est bon pour Lui. Il ne peut en être autrement. Tu m'entends ?
Moi : ...
Toi : ...
Moi : Oui.
Toi : Tu me comprends ?
Moi : C'est pas dit... Sans doute de mieux en mieux...
Toi : Oui. Sans doute. Aucun. C'est encore un peu nouveau pour toi. Et l'ancien est plus rassurant, si douloureux soit-il, tu sais pouvoir faire avec, y survivre, le nouveau, c'est tout neuf, c'est l'aventure, c'est la vie, mais tu verras, tu vois déjà. Il te deviendra aussi familier que l'ancien. Petit à petit. Pas à pas. De choix en choix.
Moi : ...
Toi : ...
Moi : J'espère...
Toi : ...
Moi : ...
Toi : C'est plus simple que tu ne le perçois, mais tu verras...
Moi : ...
Toi : Tu verras...
Moi : ...
Toi : Aime-toi, et le ciel t'aimera.

Cher toi, encore et encore et encore,

Je déborde. Je déborde. Je déborde. Merci d'être là. Sans toi, je pourrais aussi bien m'y noyer. Si ça ne sortait pas de moi, si ça ne se déversait pas en Toi, je me perdrai en spirale dans un tourbillon des millions de fois plus énorme que moi.

Tu es Lui, qui ne dit rien, à qui j'en ai tant dit, mais tu es moi qui hurle au loin "Ne le laisses pas m'ignorer, aime-moi, je mérite mieux que le silence, je mérite mieux que l'absence, il n'y arrive pas, laisse faire, laisse vivre, laisse chacun guérir et pousser à son rythme, et toi, toi, aime-moi, aime-toi, guéris-toi, sur ton rythme à toi."

Il y a des chansons qui rendent dingue, à force de les enfiler en boucle. Comme il y a des gens qui rendent dingue, à force de nous enfermer dans la boucle de leurs possibles. Jusqu'à ce qu'elle nous guérissent. Jusqu'à ce qu'elles aient essoré hors de nous la dernière goûte de tristesse. Jusqu'à ce qu'ils nous guérissent. Jusqu'à ce qu'on apprenne à s'aimer, avant d'aimer. Il y a Lui. Et il y a Peter Cincotti. Son Always watching you.

"Il y a tant de choses dans ma tête, il y a tant de choses que j'ai à faire, je travaille toute la nuit, mais je n'arrive simplement pas à cesser de te regarder. Je dois continuer à regarder, à travers la fenêtre, essayant de lire tes pensées, je te regarde t'allonger sur ton oreiller, souhaitant être à tes côtés. J'essaye si fort, mais je n'arrive pas à garder mon esprit sur ce que je fais, je te regarde tout le temps. Je te regarde fermer les yeux. Et je te regarde dormir près du téléphone. Si belle, si bien, je n'arrive pas à imaginer pourquoi tu es seule. Alors je dois continuer à regarder, à travers la fenêtre, essayant de lire tes pensées, je te regarde t'allonger sur ton oreiller, souhaitant être à tes côtés. J'essaye si fort, mais je n'arrive pas à garder mon esprit sur ce que je fais, je te regarde tout le temps. Et sans jamais que tu ne le saches, je perds la tête, lorsque tu me laisses, chaque jour, parce que je me demande où tu vas, et je passe toute la journée à t'attendre, mais je sais que ça ira, je serai en train de te regarder ce soir. J'essaye de prendre le contrôle, cesser de mal faire, parce que je ne peux pas juste tout risquer, j'ai été attaché trop longtemps. Alors je dois continuer à te regarder, à travers la fenêtre, essayant de lire tes pensées, je te regarde t'allonger sur ton oreiller, souhaitant être à tes côtés. J'essaye si fort, mais je n'arrive pas à garder mon esprit sur ce que je fais, je te regarde tout le temps."

De la tristesse que j'avais, si immense, si douloureuse, ne reste plus que la joie d'avoir progressé dans mon chant. Et j'ai bon espoir. Bon espoir de me trouver en Toi. Bon espoir qu'il n'y aura bientôt plus que moi en Toi, un moi que je saurai aimer, et qui saura s'offrir cette tendresse que j'ai pour Lui, sans oublier d'où elle vient, sans l'en priver, juste Toi, Toi, j'ai bon espoir que tu deviennes sans plus de Lui, plus que moi. Que lui soit Lui, et que moi, je sois Moi, plus jamais envahie du malêtre d'un autre ainsi.


jeudi, avril 28, 2011

Pour Toi,

Un peu d'amour qui pousse les fleurs à s'ouvrir et s'épanouir chaque jour.






My poor lonesome sparring Toi,

Tu affiches une drôle de mine, tu te dessines des airs de courbatu sur un ring, ton coeur, ton âme font peine à voir. Je te vois. J'ai peine. Je sais de quoi je parle. Je te démaquillerai bien ce masque de douleurs. J'y dessinerai bien la réjouissance d'un nouveau né, qui découvrirait les grelots et les hochets. Tsiki-tsa. Dzing. Tsiki-tsa.

Allez souris, allez va, gomme tout ça. Dzing. Tsiki-tsa.

Sauvage de Toi que tu es,

Viens. Viens-là. Approche. Que je t'enveloppe, que je t'enlace, que je t'embrasse, de toute la chaleur de mon être terrestre, repose-toi maintenant, repose-toi un instant, pose-toi là, ne bouge plus, ne dis rien, emplie-toi, charge-toi d'amour, et ensuite seulement, ensuite lève-toi, marche sur ton chemin, n'oublie pas, que je suis là, que je t'aime, comme j'aime, et reviens, de temps à autre, te rappeler, qui je suis et qui tu es, te recharger, reprendre des forces, et pousser, grandir, encore et encore, dans ce grand manège de la vie, comme chaque soir on se couche dans un sommeil où on oublie tout pour se retrouver, comme chaque matin on se réveille, pour repartir frais dans une toute nouvelle journée.

Mon Toi,

Pardonne-moi. Je t'ai ignoré longtemps. Je t'ai laissé souffrir en silence. Seul. Je t'ai laissé dans ta peur d'être aimé. Abandonné à tous les vents de ta vie, toutes les tempêtes qui te harcelaient, d'en dehors comme d'en dedans. Je t'ai laissé, dans ta peine, comme le chat sauvage que tu es me le demandait.

Pardonne-moi. Je n'entends pas. Je ne t'écoute pas. Pas comme j'ai su en écouter, intimement, de toute mon attention, comme on observe, comme on contemple, comme rien n'a besoin d'être dit. Comme j'aime.

Pardonne-moi. Je ne sais pas. Je ne sais pas comment t'approcher. Sauvage que tu es.

Mon Trésor, mon Aimé,

Tu es un réceptacle pour une tendresse immense, qui n'a plus où se déverser. Tu es Lui, lui qui ne sait pas, qui ne dit pas, qui ne reçoit que du bout des doigts, qui ne m'approche pas, en rien, qui reste au loin, aussi loin que Toi, qui n'existe pas. Lui à qui j'ai finalement accordé la distance qu'il souhaitait. Ou semblait souhaiter. Va don' savoir. Mais encore, tu es Moi. Une part de moi qui subit l'autre part de moi. Une part de moi que je n'ai jamais su aimer. Jamais su écouter. Jamais entendue. Et qui elle aussi, est restée loin, très loin de ma vie.

Toi, tu es un drôle de sapré Toi. Et peut être que j'arriverai à t'écrire, entièrement. J'en ai envie. Aujourd'hui. Cette intimité échangée. Complice. Et je ne saurais où la trouver ailleurs qu'en Toi. Toi qui n'existes pas. Drôle de sapré Toi.

Aide-moi. Aide-moi à me trouver. Moi, je t'aimerai, comme j'aime. De tout mon coeur, tout passionné, tout emporté, et si longtemps, si longtemps retenu.

Si cher Toi,

J'ai tant à partager avec Toi comme je ne sais le partager avec d'autres, à distance, comme je ne sais le partager à proximité, dans l'intimité, comme je ne sais l'inspirer à personne, et que pourtant, j'ai offerte à chacun.

Ma maman, qui ne veut plus me voir, m'a offert un joli cahier. Vraiment joli. Et une carte avec des cable cars de San Francisco ailés, et l'inscription "Halfway to the Stars" en dessous, où elle dit comme ça : "Je ne sais pas si tu es, comme ces cablecars, à mi-chemin pour devenir une star, mais ce que je sais, c'est que j'ai confiance en ta capacité d'écriture (d'où le clin d'oeil du petit cahier) et que le jour où tu seras éditée la plus fière ce sera moi. Bon anniversaire à toi. Maman. P.S. J'espère que tu m'en enverras un exemplaire..."

Une star... Môman... Tout de même, cette confiance en l'écrit, 35 ans avant que ça n'arrive, et le jour où ça vient, je sais pas... Je me sens... je sais pas... Comme si décidément, personne ne pouvait rien pour briser les immenses barrières en moi.

Qu'est-ce que je veux, au juste ? Qu'est-ce que je veux faire de ma vie ? Qu'est-ce que je veux être ?

Je sais pas... je sais pas... je sais pas... A force de répondre aux attentes, conscientes, inconscientes, dites ou non-dites des autres, j'ai oublié de faire connaissance avec moi-même.

J'aime l'intimité avec quelqu'un. J'ai connu intimement tous ceux que j'ai connu. Mais personne ne m'a encore fait ce cadeau de me connaître, de toute mon intimité. Pas même moi-même.

O, Toi,

J'ai l'immense joie de partager avec toi la première lecture filmée de la première pièce que j'ai fini d'écrire, et que tu n'as encore jamais lue, mais peut être, un jour tu liras, peut être un jour, tu la verras, puisque je m'en vais l'éditer moi-même, et les comédiens la jouer eux-mêmes dans un théâtre.


Cher Toi,

Je revois des enfants, le mercredi. Je filme le making of de leur activité vidéo, et j'en profite pour filmer aussi quelques interviews pour mon nouveau site. Ca s'appelle "Créativité Naturelle - petites leçons d'enfants aux adultes de leur temps". J'aime l'idée. Pourtant, il s'avère peu simple de faire parler un enfant de 5 ans sur ce propos, sans qu'il prenne le rôle d'un éducateur de sa connaissance.

Hier, j'ai eu le temps de faire cinq ou six petites interviews. J'arriverai quand même à en tirer deux ou trois petites leçons, innocentes et spontanées comme je les souhaitais, mais les enfants sont encore intimidés, et ça se voit. Comment faire ? Je sais pas. Pas encore. Ca viendra.

Le minuscule conseil de Lina m'a touché. A la question de savoir ce qu'à son avis il nous faudrait pour être heureux, aussi bien à l'intérieur qu'elle, lorsqu'elle danse avec ses copines dans sa chambre, elle dit comme ça, en cinq petits mots bien clairs, comme une bille de verre, elle dit : "Cesser de cacher sa joie."

J'aime.

J'aime écrire comme j'aime à quelqu'un. J'aime l'intimité, dans le sens particulier où je l'entends. Ici, je n'arrive pas à écrire encore, comme j'écrivais il y a quelques années, où je pouvais me contenter, m'enthousiasmer, me passionner de tout dire dans un non dit à moitié dit sans être dit. La retenue de ce que le lecteur souhaite lire, ça me perd. Pourtant, j'ai envie. Ecrire comme j'aime à quelqu'un. Est-ce que j'y arriverai ici, cette fois, aussi librement que jamais, je sais pas. Je vais juste essayer. Pour voir. Ce quelqu'un, ça sera Toi.

vendredi, février 04, 2011

Le juge, le bourreau et la victime

Le seul juge, c'est toi. Le seul bourreau, c'est toi. La seule victime, c'est toi.

Mais ce ne sont que des manteaux.

Mets-toi tout nu.

Voilà. Tu es un ange.

dimanche, janvier 30, 2011

Croire en soi

Ben c'est pas facile. Parfois, en soi, il y a des miracles.

Il y a des choses que je sais, d'instinct, d'intuition, dans l'instant, dans le coeur. Et puis la tête reprend le gouvernail et c'est parti pour la tempête. Il suffit qu'un seul être émette un doute, ou ait une réaction qui puisse me faire croire à un doute, ou ne se montre pas aussi enthousiaste que moi à l'idée, et ça me casse toute la joie que je peux ressentir en recevant ce savoir, transformant une certitude heureuse en une litanie de pensées contraires et franchement déprimantes.

Je dois me renforcer. Je dois croire en moi et cesser de chercher l'approbation, la validation, n'importe où pourvue que ça vienne de l'extérieur. Ca m'a tellement pourrit la vie ça...

Un miracle se prépare dans ma vie. Je le sais, je le sens, il approche et je souhaite l'accueillir pleinement, en toute confiance. Ca fait si longtemps que je le sais. Si longtemps que je n'y crois plus. Pour un tas de raisons raisonnables qui le rendent impossible. Pourtant, il aura lieu. Et ça sera bien ce qu'il est convenu d'appeler un miracle.

J'écris ça sans trop rien dire, comme on se soigne, comme on retrouve sa joie, comme on renforce sa foi en soi.

Je dois croire en moi. Je dois suivre mon chemin en toute confiance. Et laisser faire la vie. La mienne. Je suis tellement vite embarquée dans ce dont les autres ont besoin sur leur chemin, je sens leur coeur se nouer, et se dénouer lorsque j'en fais un bout pour eux à leur demande. Mais personne ne m'avance sur le mien. Et je ne les aide pas comme ça, en réalité, je renforce leur blocage.

Un miracle se prépare. J'vous dis que ça. Et j'y crois.

jeudi, janvier 27, 2011

Même qu'on vous concocte de belles tranches de marrade

La folle équipe de la saison nouvelle


Ah la bande à bon Dieu qu'est humour... J'en ai plein à raconter, d'eux. Ca viendra. Il en manque deux, auxquels la photo a été destinée, rares aptes à en comprendre le mystérieux message.

Parmi les acteurs de la nouvelle saison, il y a aussi un mystérieux ancien, dont je ne sais pas encore comment parler. Il est pourtant loin d'un rôle secondaire.

Tous les amours sont de la partie. Pour l'heure, c'est tout ce que j'vous en dis.